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La Pierre d'Eternité

De
285 pages
Printemps 1938. Clara se rend à Berlin pour rejoindre son oncle Willi, employé au ministère de la Culture du Reich, et que l’on soupçonne de comploter contre les nazis. Lors de son arrivée, elle est arrêtée par la SS pour justifier des activités secrètes de Willi, retrouvé mort. Un marché est proposé à la jeune femme, contre sa liberté : retrouver les documents qui pourraient compromettre le prochaine voyage d’ Hitler à Rome. Début d’une fresque sur le nazisme et la Seconde Guerre Mondiale, La Pierre d’Eternité nous entraîne dans une intrigue passionnante sur fond d’histoire d’amour : à Berlin puis à Rome, Clara et Samuel Hazermann, le violoniste juif allemand qui l’accompagne, sont confrontés aux plus noirs moments de notre histoire.
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Titre
La Pierre d’Eternité
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Titre Alex Lamet
La Pierre d’Eternité
Polar
Éditions Le Manuscrit
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© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-7893-9 (livre) ISBN 13 : 9782748178937 (livre) ISBN : 2-7481-7892-0 (livre) ISBN 13 : 9782748178920 (livre)
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À mon grand-père Robert Rivière
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WILLI
Ce vendredi de fin avril, Clara retrouva Berlin sans grande conviction, mais heureuse de revenir dans cette ville qu’elle avait tant aimée. Sa mère en était originaire, et elle était le meilleur souvenir qui lui restait. Berlin. Belle cité arborée, au soleil pas encore trop chaud, au ciel d’un bleu turquoise, prémices de l’été, revigorant et preuve que le nord de l’Allemagne n’était pas seulement froid et congères. Il y faisait pourtant froid, le froid angoissant de la crainte, à mille lieues de celui de l’hiver, vivifiant. Clara retrouvait Berlin capitale de l’Allemagne nouvelle, un peu involontairement, mais sur la demande pressante de son oncle maternel Willi. Cependant, la jeune femme était heureuse de retrouver la capitale allemande, de revoir ses vitrines, de croiser ses habitants chics, ces femmes maquillées et apprêtées.
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Quelques années avant la naissance de Clara, son père diplomate avait rencontré une jeune Berlinoise fantasque qui s’était imposée dans sa vie. La Grande Guerre n’était alors pas envisageable, en dépit des éternels conflits dans les Balkans et en Afrique du Nord. On sentait bien que l’on allait se battre, avec qui exactement ? Qui aurait alors pensé que les deux voisins se seraient étripés massivement pendant quatre longues années ? Il existait bien cette verrue à l’ouest de la carte de l’Empire de Guillaume II, héritage de Bismarck, cette Alsace-Lorraine que ne cessaient de revendiquer les uns les autres depuis des décennies. Pourquoi songer toujours au pire ? Son père avait l’habitude de dire que cette question des rives du Rhin était de la faute de la Convention de Robespierre, dont l’acolyte Saint-Just avait accompli une mission parlementaire de tout premier ordre à Strasbourg. Pas de Saint-Just en Alsace, pas de problèmes avec les Prussiens devenus les maîtres de l’Allemagne unifiée. Son père professait évidemment cette théorie à contre-courant de celles du Quai d’Orsay -dont il dépendait- dans le huis clos de leur foyer franco-allemand. Pourtant, Henri de Xertigny aurait dû se plaindre de l’Allemagne wilhelmienne qui lui
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