La réunion suivie de De façon accidentelle et Compartiment 12

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Les petits polars : une collection de nouvelles policières pleines de suspense et d'humour noir, à télécharger où et quand vous le souhaitez.
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3 nouvelles policières :



La réunion

Que cachent les employés de cette société de produits pharmaceutiques ?



De façon accidentelle

Il y a foule au cimetière, c'est un bel enterrement, C'est un beau jour pour mourir.



Compartiment 12

Dans un train, un accident est vite arrivé.





Publié le : jeudi 11 octobre 2012
Lecture(s) : 64
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782823803921
Nombre de pages : 14
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couverture
Sophie Loubière

La réunion
 suivie de
 De façon accidentelle
 et
 Compartiment 12

12-21

La réunion

Il est dix-sept heures lorsque débute la réunion de direction de la société de produits pharmaceutiques Varnier-Brossin. C’est au cinquième étage d’un immeuble moderne et bien isolé dans la verdure, situé en bordure de la ville. Les premiers propos sont échangés entre monsieur Block, directeur général, monsieur Loiseau, directeur adjoint, le professeur Quinson, madame Hulot, responsable de la communication, Gilles André, assistant de direction, et Christelle Richard, stagiaire. À dix-huit heures trente, les employés de la société Varnier-Brossin quittent l’immeuble à l’exception des responsables toujours en réunion. Seuls les deux agents de sécurité ainsi que la jeune femme chargée du nettoyage sont présents.

 

À dix-huit heures quarante, monsieur Block demande à Gilles André de bien vouloir lui rapporter un dossier oublié dans son bureau. L’assistant quitte la salle de réunion, prenant à droite au fond du couloir. À cet instant, madame Hulot propose de faire une pause-café et charge la stagiaire de se rendre au distributeur de boisson situé à l’étage inférieur. Le professeur Quinson quitte également la pièce et prend l’ascenseur en compagnie de la stagiaire. Il rejoint son bureau, au troisième étage, d’où il appellera sa femme. Monsieur Block s’absente à son tour et se dirige vers les toilettes, soit au fond du couloir. À dix-huit heures quarante-huit, Block est de retour en salle de réunion. Il se plaint que le sèche-mains électrique des toilettes hommes ne fonctionne pas et semble assez contrarié. À dix-huit heures cinquante reparaît le professeur. Deux minutes plus tard, la stagiaire entre avec un plateau et cinq tasses de café bien chaud. À dix-huit heures cinquante-neuf, le directeur s’étonne de l’absence prolongée de Gilles André et demande à mademoiselle Richard d’appeler à son bureau. La stagiaire compose immédiatement le numéro de poste mais n’obtient pas de réponse. Monsieur Block demande alors à monsieur Loiseau d’avoir l’obligeance d’aller chercher l’assistant. À dix-neuf heures, monsieur Loiseau réapparaît dans la salle de réunion. Avant de chanceler contre la porte, le visage blême, il annonce la mort de Gilles André.

 

Lorsque la police pénètre l’immeuble de la société Varnier-Brossin, seulement quinze minutes se sont écoulées depuis la découverte du corps de Gilles André, dans le bureau du directeur général. L’assistant gît sur la moquette, étranglé par sa cravate. Entre dix-neuf heures quinze et vingt-trois heures, l’inspecteur Roussot fera fouiller l’immeuble. Il procédera à l’audition des témoins et prendra en note avec précision les emplois du temps des participants à la réunion, sans oublier les deux agents de sécurité et la femme de ménage. Il apprendra qu’aucun individu n’est entré ni sorti de l’immeuble depuis dix-huit heures trente. La femme de ménage lui confirmera avoir vu quatre personnes quitter la salle de réunion au moment où elle s’apprêtait à nettoyer la salle voisine. Il n’en saura pas plus, cette personne ayant l’habitude de travailler en écoutant de la musique, un Walkman sur les oreilles. L’inspecteur établira ensuite une liste de suspects : la stagiaire descendue chercher des cafés, le professeur, sorti téléphoner dans son bureau, le directeur, disparu aux toilettes, et Loiseau, parti à la recherche de l’assistant. Chacun ayant passé plus de cinq minutes seul. Ce qui amènera l’inspecteur Roussot à soupçonner le directeur général monsieur Block, c’est un petit détail : quelques traces d’humidité sur la cravate de la victime. Ce qu’il rapprochera volontiers d’une réflexion rapportée à propos d’un sèche-mains électrique défectueux.

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