Le Boucher de Guelma

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En arrêtant à sa descente d’avion Maurice Fabre, recherché pour crimes contre l’humanité en raison de sa participation active aux « massacres de Sétif », les autorités algériennes n’ont-elles pas fait preuve d’un zèle quelque peu excessif ? Car plus de soixante ans après les faits, personne, des deux côtés de la Méditerranée, n’a vraiment intérêt à revenir sur ces journées sanglantes de mai 1945, dans cette Algérie française qui était alors à la fois pétainiste, gaulliste et sous influence américaine. Ni Alger, ni Paris, ni même Washington…Personne, sauf l’accusé. Celui que la presse désigne comme le « Boucher de Guelma » est en effet déterminé à ne plus rien cacher de la vérité sur des tueries dont les victimes algériennes ne sont toujours pas dénombrées. Comment faire taire ce vieillard, dont la mémoire est implacable, et qui, au fil de l’instruction de son procès, se montre décidément trop bavard ?Le premier roman noir consacré à l’une des pages les plus sombres du colonialisme français.Francis Zamponi, journaliste et romancier, est notamment l’auteur de Mon colonel, In nomine patris, Le Don du sang, tous consacrés aux séquelles de la guerre d’Algérie et parus chez « Babel Noir », Actes Sud.site de l'auteur
Publié le : jeudi 25 décembre 2014
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EAN13 : 9782021232554
Nombre de pages : 273
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LE BOUCHER DE GUELMA
Du même auteur
R O M A N S N O I R S
Mon colonel Actes Sud, « Babel noir », 1999 ; rééd. Actes Sud, 2006
In nomine patris Actes Sud, « Babel noir », 2000
Le Don du sang Actes Sud, « Babel noir », 2001
Vendetta corsa Noesis, « Moisson rouge », 2002
E N Q U Ê T E S
La Meilleure Police du monde Duculot, 1978
Sur la terre comme au ciel avec François Reynaert Calmann-Lévy, 1990
La Police, combien de divisions ? Dagorno, 1995
Les RG à l’écoute de la France. Police et politique de 1981 à 1997 La Découverte, 1998
Jean Moulin. Mémoires d’un homme sans voix avec Nelly Bouveret Le Chêne, 1999
Histoire secrète de la VeRépublique en collaboration La Découverte, 2006
FRANCIS ZAMPONI
LE BOUCHER DE GUELMA
r o m a n
ÉDITIONS DU SEUIL e 25, bd Romain-Rolland, Paris XIV
ISBN978-2-02-123384-1
©ÉDITIONS DU SEUIL,AVRIL2007
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Avertissement
Le pays dans lequel s’est déroulée l’histoire du préfet Maurice Fabre a existé durant un peu plus d’un siècle. Son statut reposait sur des données juridiques et ins-titutionnelles en totale contradiction avec les réalités de la vie quotidienne de ses habitants. Ceux qui ont eu le bonheur ou le malheur d’affronter cet écartèlement permanent entre les valeurs de la Répu-blique française et la réalité algérienne sont de moins en moins nombreux et le temps s’emploie à les faire disparaître. Il va donc de soi que les lecteurs qui voudraient reconnaître dans ce roman des personnages ou des situations ayant existé risquent de se tromper.
Le général de Gaulle :
« Veuillez transmettre aux familles des victimes de l’agression de Sétif la sympathie du général de Gaulle et du gouvernement tout entier. Veuillez affirmer publiquement la volonté de la France victorieuse de ne laisser porter aucune atteinte à la souveraineté française sur l’Algérie. Veuillez prendre toutes mesures nécessaires pour réprimer tous agissements anti-français d’une minorité d’agitateurs. Veuillez affirmer que la France garde sa confiance à la masse des Français musulmans d’Algérie. »
Le gouverneur général de l’Algérie :
« Alors que l’Algérie participait avec enthousiasme aux céré-monies de l’armistice, des éléments troubles, d’inspiration et de méthodes hitlériennes, se sont livrés à des agressions à main armée sur les populations qui fêtaient la victoire dans la ville de Sétif et dans les environs. Ils ont ainsi marqué leur volonté de souiller la joie générale. La police maintient l’ordre et arrête les responsables. L’armée lui prête son concours. Les autorités sont bien décidées à prendre toutes les dispositions utiles pour assurer la sécurité et réprimer toute tentative de désordre. »
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L E B O U C H E R D E G U E L MA
Le parti communiste algérien :
« À Sétif, profitant des manifestations populaires du 8 mai, une poignée de provocateurs, de tueurs armés, recrutés parmi les élé-ments tarés du Parti du peuple algérien (les chefs sont restés à l’abri évidemment) ont froidement assassiné avec des méthodes hitlériennes. Ils se sont répandus ensuite dans les campagnes avec des autos, circulant librement, pouvant ainsi à loisir brûler, piller et tuer. »
Le commandant de la subdivision de Sétif :
« Tous les coupables d’attentats, de crimes ou de provocations à la révolte devront nous être remis pour être présentés à la justice militaire. Dans le cas où ils auraient disparu de leurs douars, ils seront signalés avec indication du lieu d’asile probable. Toutes les armes de guerre ou de chasse ainsi que toutes les munitions devront être immédiatement livrées. Si des armes étaient découvertes au cours des perquisitions à venir, les receleurs seraient châtiés sur-le-champ. Tout asile offert à des indigènes étrangers à la famille est stric-tement interdit. Le manquement à une seule de ces instructions attirerait sur son auteur un châtiment exemplaire et immédiat. »
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