Le chant des sirènes

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"Je ne demandais qu’à lui donner de l’amour, à le satisfaire, à le combler. Mais il a refusé tout ce que je lui offrais. C’est à ce moment-là que les meurtres ont commencé à Bradfield..."
Féru de supplices anciens, un homme punit atrocement ceux qui l’ont repoussé. La police, dépassée, fait pour la première fois appel au psychiatre profileur Tony Hill. Mais entrer dans la tête d’un serial killer, c’est aussi affronter ses propres démons. Aidé de l’inspecteur principal Carol Jordan, ils partent sur les traces d’un tueur aussi pervers qu’insaisissable.
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EAN13 : 9782290089194
Nombre de pages : 509
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Née en Écosse dans les années 1950, Val McDermid est, à 17 ans, la première élève issue d’une école publique à fréquenter la célèbre université d’Oxford. Elle travaille comme journaliste pendant quinze ans, notamment à Glasgow et à Manchester, avant de vivre de sa plume. Elle est désormais critique de littérature policière pour la presse et participe à des programmes sur BBC Radio 4 et BBC Radio Scotland. Auteur de trois séries policières d’une grande noirceur, notamment celle mettant en scène l’inspectrice Carol Jordan et le profileur Tony Hill dansLe chant des sirènes ou encoreLa fureur dans le sang, elle développe dans ses romans ses thèmes de prédilection de femme engagée et féministe. Elle a reçu de nombreux prix littéraires anglosaxons, dont le Gold Dagger Award en 1995 pourLe chant des sirènes, le Anthony Award pourAu lieu d’exécutionen 2001, premier polar anglais à remporter cette récompense américaine, et le Barry Award pourQuatre garçons dans la nuiten 2004. Elle a reçu le prestigieux Diamond Dagger Award 2010 pour l’ensemble de son œuvre.
Le chant des sirènes
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
LES ENQUÊTES DE CAROL JORDAN ET TONY HILL
LA DERNIÈRE TENTATION N° 7409 LA SOUFFRANCE DES AUTRES N° 8672 LA FUREUR DANS LE SANG N° 8391 SOUS LES MAINS SANGLANTES N° 9545
LE TUEUR DES OMBRES N° 6778
AU LIEU D’EXÉCUTION N° 6779
QUATRE GARÇONS DANS LA NUIT N° 8025
NOIRS TATOUAGES N° 8964
SANS LAISSER DE TRACES N° 9655
FIÈVRE N° 10311
VAL MCDERMID
Le chant des sirènes
Traduit de l’anglais par Annie Hamel, et revu par Agnès Colomb
Titre original : THE MERMAIDS SINGING
Toutes les épitaphes en tête de chapitre sont extraites de Du meurtre considéré comme un des beauxarts de Thomas de Quincey (1827).
© Val McDermid, 1995
Pour la traduction française : © Éditions du MasqueHachette livre, 1997 EAN 9782290089200
Remerciements
Il arrive que la vie semble imiter lart, ce qui est toujours inquiétant. Jai eu lidée de ce livre au printemps 1992, bien avant la série de meurtres qui a secoué la communauté gay à Londres. Jespère sincèrement quil ny a rien, dans ces pages, qui puisse offenser ou chagriner quiconque. Comme dhabitude, jai pillé les esprits et totalement exploité mes amis durant mon travail de recherche sur ce livre et pendant sa rédaction. Jaimerais remercier tout particulièrement le psychiatre et profileur Mike Berry, de lhôpital psychiatrique de haute sécurité dAshworth, à Liverpool, pour avoir été si prodigue de son temps et de ses compétences. Grâce à lui, jai obtenu des informations dune valeur inestimable. Je remercie également Peter Byram, de lunité dinfor matique avancée de luniversité de Blackburn. Alison Scott et Frankie Hegarty mont été dune aide précieuse dans le domaine médical. Le divisionnaire Mike Benison, de la police du Sussex, a généreusement pris le temps de minformer sur la façon dont on mène les plus grandes enquêtes criminelles. Grâce à Jai Penna, Diana Cooper et Paula Tyler, jai eu la preuve, une fois de plus, que certains avocats sont généreux de leur temps et de leurs connais sances. Pour leur soutien, leur patience et leurs conseils tout au long de ce travail, jaimerais exprimer ma reconnais
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sance à Brigid Baillie et Lisanne Radice. Il nest pas tou jours simple de supporter quelquun qui passe ses jour nées dans la tête dun tueur en série Bradfield, ville du Nord, est le fruit de mon imagina tion, de même que les attitudes et le comportement de divers professionnels, dont certains officiers de police, créés davantage pour satisfaire les besoins de la fiction que par souci de vraisemblance. Nous avons la chance, en Angleterre, davoir peu de tueurs en série, parce que nous arrêtons la plupart dentre eux après leur premier meurtre. Espérons que les profileurs et policiers pourront continuer à perpétuer cette tradition.
Jai entendu les sirènes chanter, les unes pour les autres, Je ne pense pas quelles chanteront pour moi. T.S. Eliot,La chanson damour de J. Alfred Prufroc.
Lessence de la torture est masculine. Légende, musée de la Criminologie et de la Torture, San Gimignano, Italie
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