Le dernier roman

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Terry Shaw, le célèbre romancier est mort, emportant le secret de son dernier roman tout juste achevé. Un roman bien trouble, aux relents de scandale politique. Et une mort bien mystérieuse … Pour le commissaire Chantereau, Julie Mareuil, la jeune et jolie veuve de feu l’écrivain fait une suspecte idéale. Son alibi semble pourtant parfait. Peut-être trop même … Mais, pour les beaux yeux de la belle Julie, Arthur MacKenzie, détective privé, préférera fouiller du côté politique : le député Raghieri n’aurait pas la conscience tranquille, il aurait tout à craindre du contenu du dernier roman explosif de Terry Shaw… Pour le détective, c’est là que l’aventure commence … Les ennuis aussi, d’ailleurs …
Publié le : samedi 5 mars 2005
Lecture(s) : 242
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EAN13 : 9782748147827
Nombre de pages : 220
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Le Dernier Roman
Jean-Philippe Buord
Le Dernier Roman
POLAR
Le Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2005 20, rue des Petits Champs 75002 Paris Téléphone : 01 48 07 50 00 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com contact@manuscrit.com ISBN : 2-7481-4783-9 (fichier numérique) ISBN : 2-7481-4782-0 (livre imprimé)
Arthurmackenzie@aol.com
A Gwenolé
LEDE R N I E RRO M A N
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JE A N- PH I L I P P EBU O R D
PROLOGUE L’eau fit un vague clapotis. Le silence des ténèbres, lourd et rassurant, n’était troublé que par de lointains effluves musicaux. Une ombre s’immergea complètement et se mit à nager lentement. Seules les quelques rides à la surface de l’eau trahissaient sa présence incongrue. Elle se laissa porter par le courant rapide, négociant au mieux la traversée, les yeux fixés sur le ponton blanc qui, plus loin là-bas, se profilait dans l’obscurité. La nuit était fraîche. Le vent, très calme, bruissait doucement dans les bouleaux immobiles et caressait les saules pleureurs qui déversaient en silence leurs sanglots de feuilles à la surface de l’eau. Le ponton se rapprochait. Le courant semblait s’accélérer. Il lui fallait maintenant éviter le piège des roseaux … Ses mains caressèrent sans bruit le bois fraîchement peint du ponton. Après une poussée du bassin, ses genoux se posèrent en émettant un son mat et mouillé qui ne l’inquiéta pas. L’ombre se releva et se dirigea sans hésiter vers la villa endormie, à une centaine de mètres, au fond du parc.
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LEDE R N I E RRO M A N
La lumière dans le salon l’étonna, mais ses gestes, conditionnés par les maintes répétitions, continuaient de dérouler le scénario irréversible vers la solution fatale. La fermeture céda au troisième assaut du tournevis et la baie vitrée s’ouvrit dans un glissement feutré. Le silence habillait tout l’espace. Un Havane finissait de mourir doucement dans l’air climatisé. Le tiroir du bahut s’ouvrit dans un léger craquement. - Allez, c’est maintenant. Dans sa main, un pistolet se découpait, menaçant, dans la timide clarté de la lune.
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