Le Maître d'escrime

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Dans une Espagne secouée par de graves troubles politiques, un maître d'escrime assiste à la lente disparition de son art et des valeurs auxquelles il a été fidèle toute sa vie. En 1868, à Madrid, les mots "honneur" et "honnêteté" agonisent en même temps que le vieux monde, et le maître, réfugié en lui-même, s'applique à mettre au point une botte secrète, imparable, son Graal.


Lorsque dans sa salle d'armes apparaît la belle et énigmatique Adela de Otero, sa vie bascule. Son amour, qu'il n'ose exprimer, l'entraîne malgré lui dans une aventure où les trahisons succèdent aux manoeuvres politiques et aux crimes, et qui se déroule selon les règles d'un duel : assaut, fausse attaque, dégagement forcé, jusqu'au combat à pointe nue, mortel.


Arturo Pérez-Reverte, révélé en France par Le Tableau du maître flamand, nous livre ici un suspense haletant, où l'intrigue policière tracée au fleuret laisse apparaître la vision d'un monde qui a perdu ses repères et vacille.


Publié le : samedi 25 octobre 2014
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EAN13 : 9782021224405
Nombre de pages : 287
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LE MAÎTRE
D’ESCRIME
Arturo Pérez-Reverte est né à Cartagena, Espagne, en 1951.
Licencié en sciences politiques et en journalisme, il a travaillé
longtemps comme grand reporter et correspondant de guerre
pour la télévision espagnole, notamment pendant la crise du
Golfe et en Bosnie. Ses romans sont des succès mondiaux, et
plusieurs d’entre eux ont été portés à l’écran. Il partage
aujourd’hui sa vie entre l’écriture et sa passion pour la mer et la
navigation. Il a été élu à la Real Academia de Letras en 2003.
Le nom des Rothschild est connu de tous au point d’être
entré dans le vocabulaire courant. Rothschild est synonyme de
richesse, symbole de puissance.
Ce livre raconte comment les descendants d’un juif du
ghetto de Francfort sont devenus «les Rothschild». En 1810,
Jacob, le plus jeune fils de Meyer Rothschild s’installe à Paris et
prend le nom de James. Ses frères sont déjà aux quatre coins de
l’Europe. L’aventure extr-ordinaire de James et de ses
descendants d’Alph-onse à Guy et à David parcourt deux siècles et
traverse le monde de la finance, de la politique, de l’économie.
Pour retracer cette histoire d’une famille qui fait l’Histoire,
Herbert R. Lottman a eu accès à des archives es biographies de
Camus et de Pétain et de La Rive gauche. 10, Jacob, le plus
jeune fils de Meyer Rothschild s’installe à Paris et prend le nom
de James. Ses frères sont déjà aux quatre coins de l’Europe.
L’aventure extraordinaire de James et de ses descendants
d’Alphonse à Guy et à David parcourt deux siècles et traverse le
monde de la finance, de la politique, de l’économie.Histoire, Herbert R. Lottman a eu accès à des archives
es biographies de Camus et de Pétain et de La Rive
gauche. 10, Jacob, le plus jeune fils de Meyer Rothschild
s’installe à Paris et prend le nom de James. aphies de Cam.Arturo Pérez-Reverte
LE MAÎTRE
D’ESCRIME
roman
Traduit de l’espagnol
par Florianne Vidal
Éditions du SeuilTEXTE INTÉGRAL
TITRE ORIGINAL
El maestro de esgrima
ÉDITEUR ORIGINAL
Mondadori Espagne, S.A.
© Arturo Pérez-Reverte, 1988
ISBN 978-2-0212-2525-9
© Éditions du Seuil, 1994, pour la traduction française
et octobre 1995 pour la présentation
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation
collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que
ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une
contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.PRÉSENTATION
P AR CARL O VARA CCHI
Le Maître d’escrime, roman de l’écrivain espagnol
Arturo Pérez-Reverte, raconte les péripéties d’un homme
solitaire, passionné d’escrime et obsédé par l’honneur,
dans une Espagne aux prises avec la révolution de l’été
1868. Don Jaime Astarba, le visage émacié et le corps
osseux, survit à grand-peine dans un pays plongé dans le
chaos où il n’y a plus de place pour les héros d’antan ni
pour les gentilshommes respectueux des vieilles traditions.
Le roman brosse le portrait délicat d’un homme au
crépuscule de sa vie, qui continue de payer les fautes
commises dans sa jeunesse, se sait l’ultime dépositaire d’un art
à la frontière de la vie et de la mort mais que l’avenir
condamne à n’être qu’une discipline olympique.
Si un mot peut résumer la tragédie d’Astarloa c’est
bien le mot anachronique, et l’image de décadence qu’il
sous-entend parcourt tout le roman, même dans les
moments les plus intenses, quand le personnage parvient
au sommet d’une gloire lumineuse. Pourtant le roman de
Pérez-Reverte va bien au-delà et met en avant
l’antagonisme opposant une période historique troublée où tous
les coups sont permis et les principes oubliés de l’honneur
défendus à la pointe du fleuret par un gentilhomme qui
eût mérité des temps meilleurs.
Sous l’apparence du feuilleton, Le Maître d’escrime
présente une galerie de personnages qui séduisent le lecteur
par la complexité de leur psychologie et le romanesque
des actions auxquelles ils sont mêlés. Au roman de cape et
Id’épée s’ajoute l’implacable combat moral et esthétique
que le maître Astarloa livre en lui-même. Le roman est
aussi la fresque et la métaphore d’une période de troubles
edans l’histoire de l’Espagne du XIX siècle: celle du fossé se
creusant entre le trône et la société, de la chute de la
monarchie d’Isabel II. C’est une page capitale de l’histoire
qui est en train d’être tournée, où forces réactionnaires et
révolutionnaires s’affrontent pour prendre le pouvoir. Des
personnages historiques et aussi antagonistes que le
général Prim, O’ Donnell et le ministre Narváez fomentent
une révolution politique et intellectuelle, l’émeute gronde
dans les rues de Madrid et le pays est menacé par les
soulèvements populaires et les révoltes étudiantes et
militaires. Arrestations arbitraires, déportations, censure de la
presse, suspension des garanties individuelles, l’Espagne
tout entière conspire et le Madrid de don Jaime Astarloa
vit dans l’attente d’un coup d’État visant à renverser la
monarchie.
Deux histoires tissent ainsi la trame du Maître d’escrime.
D’un côté la douloureuse reconstruction d’une vie abîmée,
celle de don Jaime Astarloa, de l’autre la mémoire
collective de la société espagnole en cette année de changement
décisif. Avoir choisi de situer le roman en 1868 permet de
le peupler de conspirateurs et d’aventuriers parfaitement
vraisemblables. Mais Pérez-Reverte sait éviter le piège du
roman historique. Ses anarchistes sont une toile de fond
haute en couleur, un murmure constant de voix qui
s’affrontent et montent de la rue jusqu’à la salle d’armes, où
le maître enseigne son art, indifférent aux révoltes
populaires comme aux intrigues de palais. Astarloa appartient
au passé, à l’acier noble des lames, et ne saurait s’abaisser au
feu d’un pistolet. Il n’est pas anachronique parce qu’il
approche de la soixantaine, ni parce que ses vêtements sont
passés de mode, ni parce qu’il vit de maigres ressources, il
est anachronique en ce qu’il entend gouverner sa vie selon
IIl’ancien code de l’honneur dans un monde où règnent la
trahison et la délation et où les masses sont devenues le
sujet historique du changement.
La conspiration pénètre la salle d’armes monacale sous
l’apparence d’une femme, doña Adela de Otero, de trente
ans plus jeune que le maître et qui possède pour le
conquérir la plus puissante des vertus: c’est une grande
escrimeuse. Elle vient vers Astarloa, non pas en élève
balbutiante, mais en quête de l’essence même de son art, de
sa science et de l’estocade secrète qui donne à celui – ou
celle – qui la porte, le pouvoir absolu de vie et de mort.
L’habileté rare chez une femme, et la beauté presque
offensive d’Adela de Otero troublent Astarloa qui se
croyait à l’abri des passions. Le maître sacrifie ses nuits et
ses rares heures de liberté à la rédaction d’un traité qui
puisse aller au-delà des théories légendaires de Gomard,
Grisier et Lafaugère. Tel un alchimiste entêté, Astarloa
est depuis son jeune âge en quête de son Graal: la botte
parfaite et imparable, aboutissement absolu de l’art de
l’escrime. La vie, cependant, l’a trop souvent détourné
de ce but, et il lui arrive de désespérer face à ce qu’il
considère comme un échec, un rêve irréalisable, un but hors de
portée. L’art du fleuret l’a mené plus loin que les limites
de la raison, à une mystique de chevaliers d’un ordre en
voie d’extinction. Pendant l’été 1868, il découvre que les
femmes peuvent partager cette mystique, qu’elles peuvent
atteindre, par la discipline du corps et de l’esprit, l’objectif
Si longtemps recherché devant le miroir: l’efficacité
mortelle.
L’efficacité est aussi ce qui préside à la structure du
roman, bâti comme un assaut entre écrivain et lecteur.
Dans le dédale d’un Madrid en proie aux soubresauts
révolutionnaires, l’action centrale tend à la concentration
et à un rythme où chaque mouvement et chaque seconde
comptent. Dans les moments de repos, le lecteur est invité
IIIà pénétrer dans les cabinets ministériels, à comprendre les
événements par la vox populi des tavernes, à deviner que
les personnages secondaires cachent leur pauvreté, à
écouter des discours révolutionnaires, à rencontrer des voyous
et des assassins. Le dédale urbain de Madrid sert de décor
à l’aventure. Cette ville avait été le centre du monde, la
métropole de l’empire où le soleil ne se couchait jamais,
la capitale d’un royaume qui avait perdu, cinquante ans
auparavant, le continent sud-américain. La bataille
d’Ayacucho avait mis fin à des siècles de pouvoir colonial et
signifié à la conscience espagnole que le monde avait
changé. De l’étranger sont venues des idées libérales
et révolutionnaires menaçant la monarchie. Un décor
d’opéra, un tydune endiablé de feuilleton, un argument
digne de Dumas, sont au service d’un personnage
hiératique, romantique, qui a consacré sa vie à l’escrime, avec la
passion de l’école italienne, le rationalisme esthétique
des maîtres français et le tempérament de la tradition
espagnole. Astarloa vit dans ce monde révolté en témoin,
sa vie quotidienne est régie par la routirie et la solennité
rituelle inhérente à l’art auquel il se consacre. C’est un
homme qui ne s’intéresse pas à la politique mais qui va
être mêlé involontairement à elle.
Si le cadre historique du Maître d’escrime est
passionnant, la progression romanesque, qui suit le conflit du
couple principal, l’est tout autant. La variante de l’opposant
féminin dans un monde d’hommes constitue une très belle
astuce de l’auteur, et si elle déconcerte de prime abord, elle
devient rapidement un duel mené non seulement à la
pointe du fleuret mais aussi avec les armes les plus subtiles
de la psychologie. Crédule et vertueux, don Jaime s’affronte
au passé mystérieux d’Adela de Otero, personnage
énigmatique d’autant plus riche qu’il défend avec témérité
d’inavouables secrets. C’est une femme taillée à la mesure
des circonstances, un personnage inspiré par des modèles
IVd’héroines prêtes à tout et capables de tout, et qui semble
s’accommoder à merveille des clairs-obscurs d’un Madrid
éclatant de lumière le jour, ponctué de chandelles la nuit.
On ne peut s’empêcher de songer avec nostalgie aux
feuilletons d’autrefois, car l’on voit bien comment les
scènes du Maître d’escrime conviennent à la rhétorique du
montage, et comment les flash-back ont pour fonction
d’apporter des informations nouvelles et de prolonger le
suspense jusqu’à la dernière ligne. S’il fallait signaler l’un
des aspects les plus réussis du roman, on pourrait citer
l’acceptation progressive par Astarloa de la jeunesse
scandaleuse de l’intruse. Elle tente à tout prix de lui arracher
ses secrets et de connaître ses faiblesses, comme si les
sentiments pouvaient se montrer à la pointe de l’épée et les
liaisons dangereuses troquer la plume pour le plus aiguisé
des stylets.
Le lecteur connaît sans doute les autres romans à
succès d’Arturo Pérez-Reverte, Le Tableau du Maître flamand
et Le Club Dumas, mais c’est sans doute dans Le Maître
d’escrime que les recours stylistiques et inventifs de
l’auteur sont les meilleurs. La connaissance minutieuse de
l’histoire espagnole y est pour beaucoup, de même que le
choix d’une intrigue où la subtilité des caractères
principaux l’emporte sur le hasard et l’équilibre entre histoire
et histoire individuelle, passion et mystère, crime et
honneur, à la croisée de deux destins tragiques et à
l’intersection de deux époques de l’Espagne. Mais la préface qui
dit plus qu’elle ne le devrait n’est pas digne de son nom,
et l’on se contentera de conseiller au lecteur d’aiguiser
tous ses sens pour découvrir la synchronisation finale où,
comme sous l’effet d’une botte imparable et secrète, le
voile se lève d’un coup sur tous les mystères.
L’hidalgo sans fortune qui défendait un art sans élèves,
avait pour seul patrimoine le blason des Astarloa: une
enclume d’argent sur champ de sinople pottant la devise
VA moi. Elle pourrait figurer en préambule du roman et
accompagner le cri des patriotes à Cadix le 19 septembre
1868: ¡ Viva España con honor!A Carlota.
Et au chevalier au pourpoint jaune.«Je suis l’homme le plus courtois du monde. Je me
fais gloire de n’avoir jamais été grossier, sur cette
terre où vivent tant d’insupportables fripons qui
viennent s’asseoir à côté des gens pour leur raconter
leurs malheurs et qui vont même jusqu’à leur
déclamer des vers de leur composition.»
Heinrich Heine, Tableaux de voyageDans le cristal des verres à cognac pansus se
reflétaient les bougies qui brûlaient dans les candélabres
d’argent. Entre deux bouffées, occupé à allumer un
robuste cigare de Vuelta Abajo, le ministre étudia à la
dérobée son interlocuteur. Pour lui, il ne faisait pas de
doute que l’homme était une canaille; pourtant il l’avait
vu arriver à la porte de Lhardy dans une superbe berline
tirée par deux magnifiques juments anglaises, et à l’un
de ses doigts fins et soignés qui faisaient glisser la
bague du havane luisait un précieux solitaire à monture
d’or. Tout cela, ajouté à son élégante désinvolture et aux
renseignements précis qu’il avait ordonné de prendre
sur lui, le situait automatiquement dans la catégorie des
canailles distinguées. Et pour le ministre, qui était bien
loin de se considérer comme un radical en matière
d’éthique, le degré d’intégration sociale d’une canaille
se trouvait en relation directe avec sa distinction et sa
fortune. Surtout si, au prix de quelque petite violence
morale, on obtenait certains avantages matériels.
– J’ai besoin de preuves, dit le ministre, qui parlait
pour parler.
En réalité, sa conviction était, à l’évidence, déjà faite:
c’était lui qui payait le souper. Son interlocuteur souriait
discrètement, comme celui qui n’entend rigoureusement
que ce qu’il veut bien entendre. Il continua à sourire
tandis qu’il tirait sur les manchettes immaculées de sa
chemise, en faisant resplendir le diamant criard des bou-12 Le Maître d’escrime
tons, et introduisit une main dans la poche intérieure de
sa redingote.
– Des preuves, naturellement, murmura-t-il avec une
douce ironie.
L’enveloppe cachetée à la cire et ne comportant aucun
sceau était là, sur la nappe de fil, au bord de la table, près
des mains du ministre. Celui-ci ne la prit pas, comme
s’il craignait une contagion, et se borna à regarder son
interlocuteur.
– Je vous écoute, dit-il.
L’autre courba les épaules en faisant un geste vague
en direction de l’enveloppe; on aurait dit que son
contenu avait cessé de l’intéresser dès l’instant où
l’enveloppe n’était plus dans ses mains.
– Je ne sais pas, dit-il, comme si tout cela était dénué
d’importance. Des noms, des adresses… Une belle liste,
j’imagine. Belle pour vous. Quelque chose qui pourra
occuper vos gens pendant un petit bout de temps.
–Toutes les personnes impliquées s’y trouvent-elles?
– Disons qu’il y a celles qui, pour l’heure, doivent y
être. En tout état de cause, je crois pertinent
d’administrer avec prudence mon capital.
Sur ces dernières paroles apparut de nouveau le
sourire. Cette fois, il était teinté d’insolence et le ministre
en ressentit de l’irritation.
– Monsieur, j’ai l’impression que vous abordez cette
affaire avec une certaine légèreté. Votre situation…
Il laissa la phrase en suspens, comme une menace.
L’autre parut surpris. Ses lèvres dessinèrent une moue.
– Je n’ai pas l’intention, fit-il après un instant de
réflexion, de gagner mes trente pièces d’argent comme
Judas, dans l’angoisse de la clandestinité. De toute
manière, vous ne me laissez pas le choix.
Le ministre posa sa main sur l’enveloppe.
–Vous pourriez refuser de collaborer, glissa-t-il, le
havane entre les dents. Ce serait même faire preuve
d’héroïsme.
– Je pourrais, en effet – l’homme vida son verre deLe Maître d’escrime 13
cognac et se leva, saisissant sa canne et son
haut-deforme qui étaient posés sur une chaise voisine. Mais
les héros ont la mauvaise habitude de mourir ou de finir
ruinés. Il se trouve que j’ai trop à perdre et vous le savez
mieux que personne. A mon âge et dans ma profession,
prudence vaut mieux que vertu; la prudence, elle, est
un instinct. J’ai donc résolu de ne m’en remettre qu’à
moi-même.
Il n’y eut ni poignée de main ni formule d’adieu.
Seulement des pas dans l’escalier et le bruit, en bas, d’un
attelage se mettant en route sous la pluie. Quand le
ministre fut seul, il brisa la cire de l’enveloppe et chaussa
ses lorgnons en s’approchant de la lumière d’un
candélabre. Pendant un moment, il s’attarda à savourer son
cognac tout en méditant sur le contenu du document et, sa
lecture achevée, il demeura un instant assis, au milieu des
volutes de fumée de son cigare. Puis il regarda le brasero
qui chauffait le petit cabinet et se leva paresseusement
pour s’approcher de la fenêtre.
Il avait devant lui de nombreuses heures de travail, et
cette perspective lui fit murmurer un discret juron.
Venant des cimes enneigées de la Sierra du
Guadarrama, une ondée glaciale se répandait sur Madrid en
cette nuit de décembre de l’année 1866 placée sous le
règne de Sa Majesté Catholique Isabelle II d’Espagne.LES AVENTURES DU CAPITAINE ALATRISTE
1. Le Capitaine Alatriste
Seuil, 1998
et « Points », n° P725
2. Les Bûchers de Bocanegra
Seuil, 1998
et « Points », n° P740
3. Le Soleil de Breda
Seuil, 1999
et « Points », n° P753
4. L’Or du roi
Seuil, 2002
et « Points », n° P1108
5. Le Gentilhomme au pourpoint jaune
Seuil, 2004
et « Points », n° P1388
6. Corsaires du Levant
Seuil, 2008
et « Points », n° P2180
7. Le Pont des assassins
Seuil, 2012
Les Aventures du capitaine Alatriste
1 & 2
Point Deux, 2012RÉALISATION: PAO ÉDITION SU SEUIL
IMPRESSION: BUSSIÈRE
DÉPÔT LÉGAL: OCTOBRE 1995. N°25575-8 (00000)
IMPRIMÉ EN FRANCE

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