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Le Phare

De
221 pages

Julien Lesage est retrouvé mort au pied du phare de Cap Lopez, l’unique monument notable de la bourgade de Port Gentil, capitale pétrolière du Gabon.


La vie paisible et dorée des expatriés est tout à coup bousculée par cet événement tragique. Les marabouts savent quant à eux que c’est la source de malédictions à venir.


Simon N’Guele, l’inspecteur de police local, n’a pas accès à ce milieu. Il demande alors l’aide de son ami Markus Lanier, journaliste, pour enquêter sur le passé et les ambitions de cette mystérieuse communauté.


Et une femme va très vite se démarquer : Véra Lesueur, l’épouse du directeur de Nation Oil...

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©2017–ISEdtion
51rueduRouet.1308Marseile
www.is-edtion.com

ISBN(Livre): 978-2-36845-253-0
ISBN(Eboks): 978-2-36845-254-7

ResponsableduComitédelecture: PascaleAverty
Directriced'ouvrage: MarinaDiPauli
Ilustrationdecouverture: LesSolot

Colection«Sueursglaciales»
Directeur: HaraldBénoliel

LeCodedelapropriétéintelectueleinterditlescopiesoureproductionsdestinéesàuneutlisation
colective.Toutereprésentationoureproductionintégraleoupartiele,faiteparquelqueprocédéquece
soit,sansleconsentementdel'auteur,desesayants-droits,oudel'éditeur,estiliciteetconstitueune
contrefaçon,auxtermesdel'articleL.35-2etsuivantsduCodedelapropriétéintelectuele.

JEAN-BERNARDLEMAL

LEPHARE

RÉSUMÉ

Julien Lesage est retrouvé mort au pied du phare de Cap Lopez,
l’unique monument notable de la bourgade de Port Gentil,
capitalepétrolièreduGabon.
Laviepasibleetdoréedesexpatriésestuo t à tec ra péeulscou bupco
événement tragique. Les marabouts savent quant à eux que c’est la
sourcedemalédictionsàvenir.
Simon N’Guele, l’inspecteur de police local, n’a pas acèsàcemlieu.Il
demande alors l’aide de son ami Markus Lanier, journaliste, pour
enquêtersurlepaséetlesambtionsdecetumanc motu.éirétesueesym
Et une femme va très vite se démarquer : Véra Lesueur, l’épouse
dudirecteurdeNationOil…

4

CHAPITREI

Véra Lesueur méritait un destin particulier, tisjournéesé de
exceptionelinaiaord à lres,vire ,xertse ,apt s-rèdimi’h dcxe’itped noec e
radieuxetfroid.
Unapartementparsied siredua xorguen, u snac n erd, es munoiirdar
doré,unedormeuseencuiràcôtédelafenêtre.e Ctechambre,Véra
l’avaitpensée,décoréeetméticuleusementnetmae n tioy lée .êmem
Maiscen’étaitpaseledanscelit; aue e,trru b neunt eriman utesuj
peut-être,blondesûrement,transparente.
Commentenvouloiràcetefilqui une ait s’ételgiej port séedansses
draps? i’Lrong clafionceanu oeitnd senaecé ates idéal coupabl nu nE .se
instant à peine, cet époux s’était métamorphosé en parfait étranger, un
hommeencontre-jour,uneombresurdesvoletsales.
Véra eut mal au ventre, une douleur transversale causée par la lame
d’unmensongeplantéedanslachair,uneblesro preu noguofdn,eu fre
ouvertsurunvaguesouvenirdejoursheureux.
Dixans,celafaitcombiendeminutes?Cinqmil sedinone txuc
cinquante-sixmilmais la cinq mi ecaxeemet ,tnlino sedxuc ne t
cinquante-sixmil.rD ovimia ttif réve se ns àix aiva’a lmeièune lerlanuit,
trahiepardescauchemars,descares emrèsr equsi, sdes beasi sae

5

trompentdebouche.Maisl’habitudepourits ut, dictoamvuiaesna tel s
raisonsdefinirsesjoursensemble.
Afind’ocultercenaufrageafectif,ilfalupat ourcirlaTereentièreà
la recherche de plus miséreux. L’Afrique n’en manquait pas, alors autant
s’y rendre et être certains de s’y perdre enfin, dans ce continent aux
horizonsflousdistil ed etejobar,stu desmae is hirtoatnd seeds ru s ,rost
desculpteursdevie.
L’ilusiondelafuiteratraoma .ru seLéclopés du grandept uoojru sel s
longsfleuvesd’Afriquesontd’unetristesnd l quaablensuremmocni e a
solitudes’instalns notreumes, daet tê,et rente l ee,el trb selose lileune
pendulenedonantplusl’heure.
Véra,Louis. snu ouplCe cns te sa nianolp aegcevaél dtaecontian d
microcosmedegensderien,unpeit ser omdn epeuplé de ménagè
subitementdevenuesreinesetprincese ,erd useg. Hbourencoier les
faisaientleurvaiseltrois-eettorchaientleursmômes dansun
pièces/cusine/salgeyavon uà,ilvo e ne u deexigain de bia s.eM ilueb na
avionetquelquesvalisesparticipèrentaumiracle.
Froidlemétro,chaudslestaxis-brouse; deoifrrus les eaPsed ir,s
incandescenteslesruelesd’unbidonvile tne ieds nusamins, pd ùog se e
gueniles,s’agriper v todnermpree coer dtent ruop sarb ertovà t en
présence dansleurpaysage,étrange étrangeren chauseteset
chausuresperduaumlieu des fumées ercâed sahc nobre disboui qe s
consume, la main sur les narines pour ne pas sentir l’odeur de la misère
et regardant droit devant pour ne pas voir, ne pas savoir, et surtout
ignorer.

Oubliantlescrisvenantduvilaout ge tcorp ,ehisasesurlaterasede
lavilérg ua ,eéhcat eulscpuré cdur eu , duvent du goûtait la tiéda ,éVar
parfum d’un bougainvilier.Uneerparguqih rueopyt Véro »,e pour «
comme«Véronique»,avaitdonénaisp nuonéraréV ,» nce à « m a
prédestiné pour le futur. Ses parents, maintenant disparus, avaien trouvé
celaplutôtdrôleetsansconséquence.
Eleauraittantvoulupasl,uiteau rerest le sese desrd j uoecf na s
persuadéed’avoirrencontrél’éternité! nsieev dLechs lrrea uiane tuh

6

paradis pour faire fuir les repentis, les tricheurs et les menteurs qui
asasinentlesrêves.Ilsaboyaientausaue a pl snur aad isagedela
voiture qui devait la conduire à une énième soirée de la bonesociété
locale.
Lesdistractionsétaientraressurcetomdn.e rp euqse’île du bout du
D’aileurs,toutyétaitqualfiéde«presque»! Rienn’étaitachevé: niles
routes, ni les maisons en travaux depuis des lustres, ni les gens et leurs
bonnab elaerp euqsstxiceen Us. enem naèiersed uverele ltre e encalé
jour et le soleil couchant à la recherche d’une nuit idéale.
Ilétaitempsdes’aprtêre. Véra croisa le telfer ec edtefemmedansle
miroir: unerobeneuve,deschausuresasorestits, le selgiaf el ,no s
rimmelsurlesyeuxetsipeud’el le ier,dernois nsdae m eL .alec tuot
trompe-enuiofnadil caut sen fap rre tnouselc lagé sna: bufetmoyen,
viandetropcuite,etpasdemusique.
Cesoir,c’étaitautourdureprésentantsuis tect uoivrec noe dei ol j
monde au tue-emmerdement de la semaine. Au moins, Véra était sûre de
sebâfrerdechocolat.EletrouvaitlesSuis àrcse ,q euioer leschmos e
lois de certains cantons interdisaient aux beaux Helvètes de quiterleur
pays.
Madame la consule, la « moche » Geneviève Viard, s’habilaitau
marchéduvilage,choisantdesétofes cst e ie fnroleomr osoepér us
donerbon. es cEnocutonhtd sèa se ecnrpua conscieeos nno ,arsimoap
mari avait su se fondre dans la faune locale en se raprochantdela
cusinière.Eleaces tog s stûtrapmmoaiodèr-s spasr îdeniersiculr de pou
sexués,réveiles sel t nu’d snant or pruogp idprocne scaduonti uar éne
lise,tel.ménaempête te une tevérp snas eébmo Lac ller sur ni
Maisilnefalaitpassefierauxapoujours tiré à ancred se nu’diuqt ma
quatre épingles, timide et détaché. Les notables de Port-Gentil le
fréquentaientasLesuuis s Lompri yoctn ,ûdemiia’D .rueleurs,l’absence
decedernieravaitétéremarquée.Véraconaisn so carr œuap ti
catalogued’excusesetdebonesraisonsauxqueles elen’acordaitplus
d’importance.

7

El ,sicérp er ep esnt e lremeroitnaev,ss iusec noivitinéraivant un
longeantlesfesgerasd e sd eest tous ces rna tvétisn ,seu autrdes pas les
surien,cesairsatisfaitsetinsuportables.
Àl’autreboutdelapièce,unhommenoirfaisaitatentionànepasse
froterauxobstaclesposéslà: desderreièens des coud se steartnocbm
pointus,desyeuxquisedétournentsursonpas dete agsferb se
« bonjour » suivis par l’urgence de disparaître aussitôt.
Alors, ils se retrouvèrent face à face, coincés entre la table des deserts
etceledespeits. Isaléurs s-foel tnes e slneru’ameti dntparteniràla
mêmeéquipe,untandemimprobablelouvoyantaumlieud’unchamp
deminesfausementréjouies.
Ilsn’avaientrienàsedire,aus-tuff lilica’d e lir eue optr’nmieu rvéqo
quoi.Lui,lemauvaisétatdesroutes,eteleluieuq eedp ,elm na.ou
était-celecontraire? vclsaelvueoounaPtrssn uiiomitnI .elp ti sut l n’étai
pas marié, Véra si peu. Surpris et gêné par leurs confidences, il but son
vered’untrait.Eleparlaitduvilag de,sec ihne sted ece sentiment
d’êtreretenueprisonièredansuneforteres la odér e’un e. De degest
main, Simon pointa la foule des convives en disant :
«Lesbareauxauxfenêtresdevotrecel suov eJ .seilutint on sleu
présentevosgeôliers! »
Alors aucune chance d’être libérée, juste des évasions éphémères dans
desveresdechampagne.
Commentcroireàleurdestincommun? même le ientpiraser slIà a ri
cet instant précis. Ils auraient pu être victimes d’une catastrophe
naturele,emportésensembledansuntorne tuo eedb oyésou ns dan
unevagueformidable.Aulieudecela,ilsflotiaent dans le smmaer a
ordinaired’unefêtesanspailet’d sitreva sruettaecsp, esacle un spect
inaudible.
Simon et Véra, couple de curieux échoué sur la banquise d’une soirée à
l’ambianceglaciale,avaientfaitconaiscun rendez-vous f en tunaec .uA
pris, mais dans Port-Gentil, la « presque » île, les rencontres étaient
inévitables.

8

Simonavaitgrandiauvil,ti fnna.eE gat sugnai bail se segavir sec r
désertsjouxtantlajunglenais que ’unimentmonua’l à etl ed irban
notabledelarégion.Dresal ralp ,egp elhare métasué liqueduCap
Lopez crevait de solitude. Juchée en face, de l’autre côté de l’océan, il
enviaitlacaré, dansea Libertut eedl ealS ateuri dsereièlo gétoiuse le
adulée,reconue.
Pourtant, tous deux étaient nés dans les mêmes ateliers de Gustave
Eife Il. alsievap tnatrau égf en ,elumenc moroegs asautsdesmêmes
marteauxetlescaresesdesmêmesouvrierspolis a sarl edrs. Le beu
statuepointaitversleciel etrro’dcer evuotoa hercreét;e de lib, symbol
lesoleild’Afriquefaisaitbrilôd el reud em ts mo éua posivree cume d
phare.
Maisquefaired’unmorceaudeferailngé par la roui eorle,parla
lasitude,lesembrunsetl’ingraitde marinCombien ses hde ds ? ommeu
avait-ilsauvésdunaufrage,enindiquantlepasl’Ogers ge vaouéet
Port-Gentil? d coetruS hcewtizer en partance mitva aIlel értnocner emê
pour Lambaréné. Pas même un remerciement, une décoration, le
respect dû aux vieux soldats. Juste des lambeaux de peau métaliquequi
sedétachent,flotnui na t .le sablemer sur s edîba’va r tnas anail’tans dnt
Lerespluspeu nos res u ncoel àntieuaotgnri gnoisoré’trevé’s a ctel
chaque jour. Le phare du Cap Lopez était le triste reflet de la vie qui se
déroulaitàsespieds.

Àdéfautd’acueilirdespaysanssicli quête dens enuod se a’evin r
mineursirlandaislasésparlebrouiled tiavr rocéd ral e dte noipainl ser, i
àl’ultimepique-niquedominicalavantl’arl edas anosicès ehedet s ivée
vacancesenmétropole.
Lesfamilesnoiress’instalaeint vers le sud ad drob unam al e le,ovgr es
famillbnae sv rehcse nors le l’ad, àt en deti br vdu .se seDm sehcuo
gaminsprotégésparlacécitédelajeunese ses nas tneiaegnalém
distinction de couleur. Ils plongeaient en hurlant dans les vagues avant
derejoindreleurcardee ntlas les el rp al te age visi parougseepér ,eltcfi
piedstachéeparlegoudrondéversélelongdulitoral,souilureen
provenance directe des forages au large. On produisait «l’huile»,l’or

9

noir, pour le bien de l’humanité et les comptes en banque du Président et
desonentourage.
Entre gens du même cercle – ceux venus du nord –, on échangeait les
nouvelesdupays,deFranceoud’aile tiaçnal nO .sru es déeol vlaà
commentaires croisés et convenus sur les progrès de la civlisation,la
télévision par câble et les machines à laver, tout en regretantqueces
bienfaits n’aient pas encore déferlé sur ces rivages malgré des décenies
devacinationocidentale.
Après avoir épuisé les généralités, on abordait les ragots et les histoires
devosinage.Laroutinedesocets véera lautrseq r séeisrtionupans ls da
proximité généraient des comportements biaisés. On se plaignait des
cusiet dres nièsiavet eal euam rdgansiee nus de à’lnertp soét sée des
vilas.Décidément,onleurdona port tigentd’arr un pouavlit ars i
simpleauquelilsn’étaientpasasidus.
Toutsedéroulaitcommeàl’acpoul le taitégusnOd eé .tumuo ,itôr te
lalangoustepêchéelematinetlefromagearvé par a itêf ua enoivaL .
soleil d’Afrique jouait toujours l’air du bonheur, cetesempiternele
rengainesurlacerituded’apatrnerià O .s’s nesboiavrne tuas c dtelu’é
lesunslesautres,unéventailàlamain,deslunetesdesoleilsurlenez,
distile, pieusue mresqpmalnoetc ruitnoa cne unt ragetiadn O rsesaale.in
vivre,copiantlesaititrèsed ued slali buo’l tnahcrehc s,encians lu pes
d’êtresoidansdesvera ’sde dsèrep-c goan crtpop elins pour une fin
midi.
Alors,desirrevnoc s,snoitas es d ieseptstnmecéalfi snt ataiel deu fi
plaisanteries à deux sous et des moqueries. On poussait le bon goût à
singerl’acentetlesposturesdesgensduvil, gea reic ueols es snas
moinsdumondedeleurprésence.L’intelv-ze suo edtaitce érend au gine
labêtise,maisl’enuidevaitêtreoculté,efapcoéi,m sible.
Laplageétaitvasteetchacunpouvait,s’ilséried tanst,ai’i sleràl’écart
des autres. Mais le poids des mœurs locales, et les inévitables
retrouvail,ed ciateitnu en dispostsednul ud n timai as blaà ionquasi
hiérarchique.
RobertDaguere,ledirecteurdesopérationsoferés rse, esorsh tiav
toujourslaplaced’honeur,àproximitédesbouteiles.Ilconaisait

10

tous les travers de l’expatrié, tous les secrets de familedeces
compagnonsexilésenpartancepournular iova’d sé d,aturaspr eepteint
leurapogée.Ilconaisaitparcœurcesilui lêm-m ailitvasnoi’uq esu
expérimentéesavantqueson épousenefoutelecampavecun
Sénégalais, noir, musulman et riche. Il traînait comme un boulet une
dose de rancœur omniprésente pendant la semaine, impatient de la
noyer le dimanche dans un mélange de liquides brutaux sans distinction
d’étiquetes.
DeboutderièreDaguere xeL ,aM,cp lcretaiéprro rdue irnaruatse t
«LeParsien»,élégant,af ihcna tnuose nsteleibas milucétinuos nu s
crânerasé,unpoloblanctropseréetunsouire acrochéàseslèvresen
toute circonstance. Il était brun, agaçant et sûr de lui. De Paris, il ne
conaisaitquelaTourEif lvaia tor tùoi ié pour été conv selstbin uetl e
noces d’un cousin éloigné. Originaire de Bordeaux, il avait plus ou moins
travailbme’uqras reu runicaenciva a dnt é eémocmmne barge en
partanceversleGabon.Arpp ail, ilntGet-roP à évil’ati esèv artérictrait
desjeunesfil sev udilvaientdansage.Leséluesdu moisser
l’établischou déepae àin nu mmocaçre tnement qu’il ahcte aopruu enb
libanais malade, désireux de rentrer au pays pour y mouir.Ilvenaitau
pique-niqueavecdesquiches,despizsau ooitrt euxde s se sed
compagnesdumoment,peitaédi sniam ser vier surpos leal’semblée.
Geneviève Roland se tenait en face de lui, incapable de disimulerson
dégoûtpourcethommes’afichantavecdespétas oi ns.reenuete sj se
C’était à ses yeux un exemple pitoyable pour ses deux files,sesdeux
garçons, et surtout pour son mari, Jérôme, le géologue de la société. Lui
s’arangeaitoujourspours’aseoir lnoé opsuio neds creeete nt elesdes
autres,prenantbiensoind’avoirunangledevsigagéd nolar sué
rondeurdesfesesdespeitesamiesdeMax.
Chacunavaitausi s dearégicogén ,eciruaM uriensmor ou pdsen ant
bois précieux au caractère taciturne et au discours lent. Son seul atrait:
unhors-bordqu’ilnepilotaitjamaisetunefilns uf aed -xen eid
conscientedelafaiblesdee hos esmmav, tout genre et di eeds optr sne
deskinautique: n ieaim’ulvo bezih redem à,ev uo s«J rémôsersurle
bateau? Lesvaguesontropfortesetjen’yart uoets ueel!sap evi ».

1

Vérajouaitlejeu,parlâcheté,pareniuap ,éd ruifa si.Eleavaitle
sentiment de parler une autre langue, de vivre ces instants par
procuration. Mais voilà, Véra faisait partie du décor. Épouse du patron
d’une base pétrolière, cet étranger de mari avait trouvé le moyen de la
retenir,delaculpabliser.Pourtant,eleavaitaceptéd’éleversesdeux
enfants,ismerp reid su nu’n urçgarimae,ag eifnoe tnule,Andréet
Anabelb rueanst etsernvles edl ue rèper ,ide, admiratifs le-mère.
Eleavaitunsouireisnom riruaM ru, deon mou pufsaopru e telt uoec .
Elurpoou sutocr euni nlreteluau’d sur l’épla main p soia teno res ilng
intérêt,unclind’œilpouracquiescer.Personots na’iie lurediuo quq i e
cesoit.Véra,épouseduchef,étaitchoyée,fausadt enemt ,eérim sruojuo
jalousée,haïeparfois,etinvitéepartous.
Touteceterl eerlaeée tnsieste epas, la i sel tunfa ce,e ritations
personelemp :aêmttrili ao jeavuballiec inn ipcu ndto muidèecvea, es
leshabitantsduvilb aient les observasreinred seC .egaletsdesflateurs,
lescontrtitati’agiermaon pfauoseb tel eé s sedmmef snoed etnen sec
étrangers.Ilsn’osaientpasapdir aux répliqueluartfot em ,s siaiair tne
sansdétour,conaisntanif al ruœc rap re.stoil’hi de

Soudain,ungoseesoufléacoune nouveruetu’d ,turrop leétrange:
–Maman,maman! lInom a y Jur eusiui qenliobgun esu! elp
–Qu’est-cequeturacontes?
–C’estvrai,ilestlà-bas,surlaplage! st uoojru et il aoIulg en pea sb
seshabitsdetravail!
Le corps de Julien Lesage, ingénieur diplômé de l’Insitutdupétrole,
gisait sur le sable. Il portait encore sa combinaison bleue ornée des
écusonsdesacompagnie,«NationOil»,etsesbotesdesécurité.
– Je croyais qu’il était en mer ce dimanche, sur la plateforme
américaine? ditl’un.
– C’est vrai, je l’ai vu encore la semaine dernière au restaurant, avant
qu’ilneprenel’hélico,réponditMaxLeclerc.
–Maisalors,iladûpaserpar-desusbord?

12

–Curieuxquepersonen’aitdonr ei’nsaT utr.e’aleé l tu,, oienn ndte
Robert?
–Pourquoimeposerlaquestion? neaJsns ire ’ei.nE tsa femme ?
–EleestenFrancedepuisdessemaines.Elep rae tspourtie une
histoiredesucesion,jecrois.
–Encoreunequin’apasuportécefoutupays.
Tous, femmes, maris, amis, enfants, restaient cois devant la fin
tragique de Julien Lesage. Seule Maria Conrad, un esprit à part dans
ceteasemblée,veuved’unpilote,toujoursat âgeé un querinalargetm
personen’osaitdemander,donel aeé: sa pens fond de
– Le salopard a dû être tué. Normal quand on joue avec le feu des
autres…
Unsilencegênéetdesminesméduséesacueiltneri san sntmegejue c
protestation.Ensomme,cesales salbmagénoitntieo crespondreàune
certainevérité,celequel’onprotège,celq e no’l eucache par peur d eal
contagion.
Véras’aprochaeleauseun les sntmeetnel ariutde rir o,cs ptesde
soleil.
–Jevaisavertirmonmari.Ildevaitpasar pe l-ertea rpsèuberuac
midi,n’est-cepas,Robert?
Robert n’était visiblement pas aucourant d’uneurgence
quelconqueréclamantlaprésencedominicaledesonpatronausiège
delasociété.Direlecontraireauraitétémaladroitetgrosier.Pour
évitertoutmalentendu,ilproposaàVéradeprévenirlui-mêmece
marisibesogneux.
Le microcosme était en émoi et le pique-nique défintivementgâché.
Onrangeaàlahâtelesnatar polass,eres l selinap ,sent nes céah,st uo t
rapidementlesgosesavantdelespousver ete tris Ce er.sioutsev srl
spectacleétaitunetrahison,un voiledehonterecouvrantune
tranquilitésidurementpréservée.
Lesgensduvil el esr téntvc onripr seuur je ntdeuagdr nerca g ees ru
dos, la face tuméfiée, les lèvres bleues et les yeux ouverts sur le néant.
Beaucoupsemblaientlecon sruelr sua ulcoe nmel raucen suam iatre,aî

13

visages,lacompasvocaeur ire.bulap ralpsuedl it eonie nisfat antôtneiB ,
leroulementduresird sem st ,elc ses droi reprit aceoutessefit
entendreànouveauetlesderniersgroupesatedni at,enirsur s ,elbas el
quelecoucherdesoleilrougisnil eicle .aLT eenf eren’avaitpascesé
de tourner et le phare du Cap Lopez tenait son heure de gloire.

14

CHAPITREI

Unhommeduvilage,ac à erc ivblanien hnicétt oc ed irnneu éap uut
lasortied’unbar,consit tna à se réglt mineurvénémeneautiu n
l’amiable. La société pétrolière payait le prix de la douleur à la familedu
défuntavantdepunirlecoupableparuneafairead ,l sn ecteioataun ig N
delta maudit de Port Harcourt ou, mieux encore, dans les sables du
Soudan.
La police gabonaise ne tenait pas à être mêlée aux afairesimpliquant
desétrangers.Eltaite é’ais à lsnl eadnortsec esôlou rertiins pmetitse sf
desfinsdemoispermetantderacketteurs s conducmine tele regtn
ayantomisdenetoyerlaboueacculaatri’immue dlpqal aeéà orhc noit
de leur véhicule. Il faut dire qu’en dehors des vingt kilomètres de route
plusoumoinsgoudronr sé eudtéiaae uée,rest le inscot tuédepistes
délavéesparlapluie.Aus les ves, iuttotéiane tiouter ssanctionées,à
l’exception des véhicules orange de « Halruto tbiarai rép quin »,
gracieusementlesmotosdelagendarmerie.
SimonNguele,l’uniqueinspecteurdepoliceduvilage,étaithabituéà
réglerdescasdevoldepoules,dedispartid’épon ou ousenaod’dba ned
mari,suivantlespointsdevue.Mais,unac ertrident omtrleo unum ue
se déroulant dans la communauté blanche relevait de la sécurité
intérieure des compagnies pétrolières et déclenchait l’intervention des

15

représentationsdiplomatiques.Ausiil, e ntirpcua enutniiative
malheureuse et préféra contacter sa hiérarchie et le médecin légiste de
l’hôpitalcentraldeLibrevile.Ilseraitd e’smisrt mespoouujposer.
Pourtant,Simonnesuportaitplusceta av .lIitnotiaulms,s fiu deit v se
des policiers en imperméable portant chapeau mou respectés, presque
admirés par la population. Il avait le sentiment que ceteafaire,très
dificileàrésoudre,ofraitl’oprêé e vértoitun sese denorterm f iaopru
talents.

On emporta le corps de Julien Lesage à la morgue. Une autopsie fut
aus demitôtiu s roL eapnaédn e qsasuLer,euid etcerilaud éta eur de l
basede«NationOil».Lesbesoinsdesasreat’lmoen céraut eesncsaire
à la poursuite des opérations en mer dictaient une solution rapide,
discrèteetcontrôlée.
Lerapastif iao trs portés de coupte selpitlum snosituon cdet ta é
der ealn quirèp iuhcco,uae nu nu trame uné,cl auec vesantayantausi
écrasé la tempe. Le corps avait ensuite été jeté à l’eau. L’incident se serait
produit au cours des dernières quarante-huit heures. Dans la foulée, on
apelaunreprésentantofin qs afnçai fra ’ulielciitnemenrevuog ud
vienesurplaceconstaterlesfaits.
Charles Monin avait suivi des études en criminologie sans vraiment
brile c eoptsédrccoahcle, il e son on ,amreârecsig rel auxns datio
d’atachéculturelprèsdel’ambass les tet uoavtilIa ec .Fran de ade
qualitésrequisespourréusirsacarière: iade petite tle,lementonposé
au-desusd’unnœudpapile.acpla a Ler tuotrs à retsil son, t suavai
bienséance et les non-dits exigeaient que les remous, les resentimentset
lescrtiseuqvne srep eléresvrséà l e’cnays hôte soient -yrtnuoc ud etnie
club.

LouisLesueuretlemédecinlégistedeLibrevila’l etendaientsurle
tarmac de l’aéroport de Port-Gentil. À sa descente du vieux Focker
faisantlanavetale, ils échangèertnq euqleu sablinas tér su ceva etipac al
l’étatduhald’arivéeetlachaleurhumide.Aserutiov al snad iss il,
abordèrentimidementlasituation.

16

–MonsieurMonin,nousavonsunproblème.
– Lesueur, nous avons tous un problème. Les autorités gabonaises
fontmined’êtrefroiséesparnosconclim ,selubadesiré pural ees naci
faitpaserunmesnoc ega drse n ehodetsre eernod neit intleurant firm
l’enquête.Néanmoins,poursauverlesap errduaf lidnamed aercnse ,a
l’aistancedelapolicelocale.
– À vrai dire, nous n’avons pas le choix. Il n’y en a qu’un: Simon
Nguele,inspecteur.
–Nguele! Vousleconaisezbien?
– Oui, enfin, nous avons été en contact avec lui pour un vol de barils
d’esenceetquelquesbroutiles. sesAvecedohtém ro uep sesoxodth ail,
réus i àédamqseur les voleurs. C’n eiatéap tib s denificile,puisqueles
coupablestravail tupsi ,erôp.tE otre entt dans nneia nsvo’a lusno
récompenséparunvoyage…Vousn’êtespasasovna s del ric seutuo sem
cepays…
–Ehbien,nousferonsaveclui!
–Vousêtesmédecinlégiste.s ?rslo A soc ,ovisnocnul
–Ilaététué,sanslemoindredoute.
LouisLesueurcrutbond’inister:
– Justement, Monsieur Monin, notre compagnie désire que l’on
conduiseceteaf .nosuoN en luovs ons paaari edans la discrétitiserles
tensions chez les employés et la communauté. Nous avons asezde
dificultésencemoment: despuitsenpanmargp ém raun ae, proudit
la maison-mère américaine et les demandes extravagantes de la Première
dame!
–Pasaucourant…
– Vous êtes certain ? Vous savez, Monin, si les fonctionairesde
l’ambasadeneprenà , teenibor eeiusnE .t va , oner lfermsal tnp alsi eer
vousdegérerlesconséquences!
–Bon,jevaisvoircequel’onpeutfaire. s?-àab,el t pyi let quC’es
–L’inspecteurNguele!

17

Simon Nguele se tenait debout devant le corps de Julien Lesage. Les
présentationsfurentbrèves; earleCh ninoM srp tiatésé.Sesvacancesen
métropole ne pouvaient être contrariées par un événement, certes grave,
maisdontl’isueétaitdéjàconue.
CharlesMonin fitvaloirune certaine expertise enexagérant
l’importance de ses études avortées. Il observa avec atentionlevisagede
lavictime,puisesmainsetsapeau.
– Pensez-vous, docteur, qu’il ait pu tout simplement tomber de la
plateforme? Jenevoispasdebles.puoc nu rap susées caièreiculaptrer su
–Commejevousl’aidit,ilyadestracesuspecma, isn aleuqu set rus
efectivement,el.etuhrsloe ir csae dp ueitnorudesp auraes
–Celavousconvient,MonsieurNguele?
–Ilmesemblequecethommeaétéfrapépar-derèi dtés an erejet
l’océan.C’estd’ail éton zeva suov a rreot vnsdas ce queeurport,
docteur.
–Oui,enefet,maisMonsieurleConseiln:rer a osia c’estunsimple
acident.
–Bon,jevoisquenoussommesd’ac e. Jeordiger rédenn iau nec to e
sens que je vous ferai parvenir, monsieur Nguele, pour signature et
transmisionàvotrehiérarchieàLibrevile.
– Monsieur Monin, je comprends votre impatience, mais j’ai un
travail à faire. Je suis certain que nous parviendrons aux mêmes
conclusions. Mais c’est mon devoir de chercher la vérité, surtout quand il
yamortd’unhommeéchouésurl’unedenosplages.
–ÉcoutezNguele,j’admirevotreconscienceprofesionele,mais
nous avons reçu des instructions de votre présidence. Alors, vous
prendrezvotreplusbeaustylopourmetsurceboutderevotreno m
papier et tout le monde sera content. Croyez-moi, vous serez plus
tranquile.
Se tournant vers Lesueur, Charles Monin lui chuchota à l’oreile:
–Quiestcetemmerdeur? s aie que Joycrnzieaimv n?e suova’l Ilfaut
qu’ilsigne.
–Jem’enocupepersonelement,répondit-il.

18

Deretourchezlui,Lesueurétaitd’unehumeurmasacrante.Véra
avait vécu d’autres orages et pris le parti d’ignorer ces colères de
circonstancedelapartd’unhommepersuadéqu’elit rien ocpmeranen e
àsesproblèmes.Ausl-,àojruue ti lis. jama ce Mais ne’n li tialrap le, i
besoindeserasurer.
–Cetype,Monin,descendudeLibrevilne tarmitsv ,ee aroganten
plusd’êtreunimbécile.Ilcroitoutsavoir!
–Tumeparlesdel’afaireJulienLesage?
–Oui,exactement,etpourcouronaul’, utngsie trugN ed e ele eotrel
avoulufairelemalinaulieudes’ocur pe sde aesfaires!
–SimonNguele? p’au ar, nt miloPatruuq etea yspmtaihfable.
–MapauvreVéra,tun’asjamaissufaireladifs gen lesntreece réne
quiontdel’importanceetlesautres.D’ailc moemtnl a’-suto ceurs,nu?
–Jel’aicroiséauconsulatdeSuise,cetc enoesésm uot é ùartiseiée
rejoindre.
–Oui,jetravaile,etj’aidebon eensnd iaosser mon dre per pas
temps dans ces mondanités. Quand je pense qu’on a eu la faiblesedelui
payerunvoyageenFrance,àcetaprenlociitp !ei r

19

CHAPITREI

Spécialistederien,j’étaisdouépourmemetioat nsss adnet udsrie
dificiles.El eiugi anslotas see mmiués eociaena gi quarantavait lales.
«Unefemmebrilantesedevaitd’êtrechaus filt au d»,aiis téoc e emm
magrand-mère.Leslieétaitunecitadineaguer pete ie,ntuaiqerlfu nte
rouxdanssescheveux,unepâleétincelcoanél mne ud,ar eilr ge seld nae
atirantecommesonparfumlaise il cdee nébtsu tabmoe avnu ertîana t
degirofle,esencesrarespouramazoneurbaine.
–Markus,vousêtesuntypebizarp riécretov er,em ais je crois avo
mystère.
– Alors, ma chère Leslie, dites-moi à quoi je pense en ce moment.
– À cet instant précis, vous avez envie de coucher avec moi, et d’un
cafécrème.
–Etlemystèredanstoutcela?
– Vous n’avez pas les moyens de payer le café… C’est de ma faute. Les
tasd’ore sd ec elr’c«l Iénetse crnoitentnla» n sue portentquedesmokas
cueilpar is vierdes us reg sahtuel se drseuteuaÉql’c te ,ru a’n aleap sed
prix! Maisleresteestgratuit! artc nacteu ni sère oVa suleelmas z ve bde
sauvage, les ingrédients parfaits pour faire l’amour avant le déjeuner.

20

Imposibledesavoirsiel’e loue x-ait e étousel’ép nohd u’irhcmm e
futurefemmed’unmilionaire.Quelnelies Le lix auei pmroatcn e ?éF
gestesfluides,unerobeglison snipracse seds vs,irnasur ent ntemt leion
sufsnasulp bmes ,elas uo repdrsinaetp ison, enre la ratendre.
Nousavionssimplementenvied’ac seh red ruseun vher e suisagcor
perdues, incapables de poser un adjectif sur nos émois et nos figures
amoureuses.Puis,aprèsl’urgenceduplasimes rchâs ma nou,rsnad al
rue,lentement,afichantunsouirr nos lèplice sute epocu rm ovres jus
rendrejalouxdespasantsincrédules.

Pour me récompenser, Leslie me fit don d’une invitation à un vague
coloquesurl’Afrique,uneréuniondeparoisel rioigdon i snesnasnant
l’ilusiondubien-fondédelacompasn Oy urpod ord.Sue lN ud noi
déroulaitdestapisdebonr ou pnecuauntions ses inteqéeucn ena socsn
lesparticipants.
Simon Nguele, inspecteur de police, seul et unique représentant de
l’ordredelapeitevilitneG-trbaG ua lamdé, on uitlabu neve de Porede
jusd’orangeàlamain,perduaumli aL .ontitaenésprren sne seg eecued
détresepalpabledececonvivem’avaitdonas e e dirfa eéienv
conaisance.
Simonétaitenvsiteauzo dntiescut flae etiafrapnoc tnem, litédeces
rasemblements.Iln’enviaitperson. e mIlrae ntcol aiét dler paa nos
vilon t À miel.on ciaem srvs nauo,rs te egapor quur sntoiav iu ,iol ej
racontai ma vie, enfin, les épisodes reliant les trous noirs et les
omisions.J’avaistrouvéunconfes ,eà ru al usem dremee dos esut
certainqu’ilmedoneraitl’absolution.
J’eus un véritable coup de foudre pour cet homme, une amtiésubite,
une confiance aveugle en notre futur commun. Nous étions apelésà
nous revoir. Mais je ne savais encore ni comment ni pourquoi.

J’aitoujoursétéundocteuresser e ulbamtou pecave uditols ionune
survieconfortable,ofertepardesgensat dtsineieésmn’atma’d ié
profonde ou simplement en manque d’amour. Un homme de compagnie
agréable,volubile,parestê ruoP .uaeb euo hreet presqeux nête,j’avais

21

unphysiquediférépm eèmerM a cevent soutaitt.enértephrase:
«Diférent,doncunique! Doncbeau! ».Interel sèmert uoet sogezs du
monde:eloridq tnv se suoiqogs ue lue lesostnel snrleamet
incontestables.
J’étaisdugenreàrépandremesafe daires partoute ttêerc pabael
perdreunepairedechausetd’e odmme unau fes d’unond io rt ri aocedl
chambremalrangéequej’ociaerd erppoirtét.ene Lieacemusiapurg s
l’apartementétaitl’amid’uncousindemamère; unerelationsans
relation,unacidentdansnotrehistoiredefamilecomposéede
déracinés,defruitspouruo t,et eocmm génrbregiquéaloébmot sia’l ed s
moi.
Jetravailaisenfre-lancel aa egcn,e p ,lanruoj nu ruone ue,inazag mun
police, les services secrets, enfin presque tout le monde, mais je n’étais
pasparticulièrementsolicité.Jetondaisausi la pelouesd eamt naet
Gabrielmeà e ulsea le,ihposolihp am sied et rp êrela, eu sq ela iuc tirpmo
l’argent sans poser de question. J’avais toujours été séduit par son esprit
libre,parsonchoixasiv ed émlues ervu’aime. Jauais silamusique
graveetmélodieusedesonprénom,Gabrielee, mais lepréféraitGaby!
Je n’avais pas fait grand-chose depuis plus de deux mois, à part un
papiersurladispartiondesfoursàpizan das,riPas quel j’a pour leavsi
gagnédequoivivrependantcinqjours,etauskiloois i tr l iogaeuenv .sU
interdisaitlareconstructiond’unfouràpiz b às oi csiuielc- itéia ta
démonté pour quelque raison que ce soit. Je ne savais pas que les
pizaïolosavaientdesende étester -tiad no tnevuop. ismmCoem
manièreraisonableunItalien?ÀpartMusq – iniloas ai pe n’ue j
cona msseil’tj iuaol–a e i, stuIIls ns. ent avaid nod eliaf es edoar prener
par avance tous les péchés du monde. Une nation qui enfante Jules
César, un paysage de Toscane et Venise a tous les droits, et même le
devoir,deregarderlesautresdehaut!
Lasonm edt noe eirne ueristitaen tenohpélérb tniv eisevd ,seet
alblou liéloe dnguaec ed olep esun ealS ieen .iSomé suong morr un
voulaitquejelerapelJ .ecnegru etuote den hois e’avareurcegenre
d’obligation. Suivant mes règles, j’étais censé ne pas répondre. Mais ne

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