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Le piège

De
126 pages
Dans ce deuxième tome de l’aventure des 12 Magnifiques, Mack MacAvoy est mis à l’épreuve par son mentor fantomatique, Grimluk — qui n’apparaît que sur les tuyaux en chrome brillant dans les toilettes. Mack doit trouver les anciens, les grands pouvoirs oubliés. Certains seront utiles; d’autres, pas tellement. Il n’y a plus beaucoup de temps! Le bannissement de la Reine Blême, d’une duréede 3 000 ans, prendra fin dans 35 jours, et elle sera libre de conquérir le monde. C’est à Mack de l’en empêcher. Mais que signifient les énigmes de Grimluk? Mack pourra-t-il remplir sa mission avant d’être tué par la maléfique Risky — et échapper au piège? LE PIÈGE est un autre épisode palpitant de la série LES 12 MAGNIFIQUES, la nouvelle aventure fantastique hilarante de l’auteur à succès Michael Grant.
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Copyright © 2011 Michael Grant Titre original anglais : The Magnificent 12 : The Trap Copyright © 2012 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec HarperCollins Publishers, New York, NY Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Kurt Martin Révision linguistique : Daniel Picard Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Katherine Lacombe Montage de la couverture : Matthieu Fortin Illustration de la couverture : © 2011 David McClellan Conception du logo : Jason Cook Conception de la couverture : Amy Ryan Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89667-614-9 ISBN PDF numérique 978-2-89683-468-6 ISBN ePub 978-2-89683-469-3 Première impression : 2012 Dépôt légal : 2012 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Grant, Michael, 1954-Les 12 magnifiques
Traduction de : The magnificent 12. Sommaire : 1. L’appel -- 2. Le piège. Pour les jeunes de 10 ans et plus. ISBN 978-2-89667-613-2 (v. 1) ISBN 978-2-89667-614-9 (v. 2) I. Martin, Kurt, 1970- . II. Titre. III. Titre : Douze magnifiques. IV. Titre : L’appel. V. Titre : Le piège. PZ23.G72Do 2012 j813’.6 C2012-940814-X
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À Katherine, Jake et Julia
Prologue
L orsqu’il apparut sous la forme d’une image floue, p rojetée sur un objet en chrome brillant dans une toilette de Sydney, en Aus tralie, Grimluk — d’apparence toujours aussi sinistre — transmit le message suivant : — Je ne peux te guider beaucoup plus loin, Mack des Magnificas. Tu dois apprendre les secrets de ce monde. Découvrir les an ciens… les grands pouvoirs oubliés. Certains te seront utiles. D’autres… pas tellement. Mais avant tout : tu dois maîtriser le Vargran ! Rassemble les 12 !! Il n’y a plus beaucoup de teeeemps !!! D’habitude, Grimluk n’utilisait pas autant de points d’exclamation. Pas plus qu’il ne soulignait un mot de la sorte, en ajoutant des v oyelles inutiles. Il était plus ténébreux que vraiment expressif. Alors, Mack porta une attention particulière à ses propos. Cela impliquait de se pencher davantage sur l’objet en chrome brillant concerné. Et si vous avez déjà fréquenté des toilettes publiques, vous savez que ce n’est pas un comportement considéré comme très approprié. — Combien de temps ? demanda Mack. — Peu. Très peeeeeu. — Tu veux dire des jours ? Des semaines ? — Dans 36 jours à compter d’aujourd’hui prendra fin le bannissement de 3 000 ans de la Reine Blême. Le sortilège qui l’emprisonn e — et qui a déjà faibli — prendra fin. Et elle sera libre. — Quoi ? Tu me dis que j’ai 36 jours pour trouver c hacun des 12 Magnifiques ? Nous ne sommes que deux pour l’instant ! Nous ne so mmes que les 2 Magnifiques ! — Trente-six jours pour rassembler les Douze et détruire la Reine Blême ! — Tu n’avais jamais pensé à le mentionner avant ? — Je n’avais pas mon calendrier sous la main. Grimluk fronça alors sa face aux traits tirés, sa face ridée, flétrie, fanée et pas vraiment aussi belle que celle de Justin Bieber. Se s yeux délavés roulèrent vers le haut, comme s’il essayait de se rappeler quelque chose. — Attends, dit-il. C’est 35, pas 36. Je me trompe toujours lorsque je calcule 7 - 4. — J’ai déjà perdu une journée ? s’écria Mack d’une voix perçante. — Cherche les neuf dragons de Daidu, murmura Grimlu k. — Les quoi ? répliqua Mack. — Ne m’oblige pas à tout répéter inutilement, dit Grimluk d’un ton sec. Il n’est pas facile d’apparaître ainsi. Chaque fois que je le fais, mon pouvoir faiblit… Je… Et il s’estompa soudainement. Laissant Mack contemp ler le tuyau de chrome avec la même expression de déception qu’il affiche lorsque le câble tombe en panne. Un homme qui se trouvait deux urinoirs muraux plus loin lui lança un regard inquiet. — Ça va, mon garçon ?
— Oui, Monsieur. Parfois, je parle aux toilettes. Elles… eh bien, elles semblent aimer ça. — C’est vrai ? L’homme sembla réfléchir à la question un moment. Puis, il dit : — Allô, toilettes. Mack renonçait à revoir Grimluk et tournait les talons lorsque l’apparition du très vieil homme resurgit. Mais sa voix n’était plus qu’ un chuchotement. Un chuchotement pressant, mais incomplet. — …les dragons peuvent aider… les Roches Herses… — Daidu, neuf dragons, rochesses ? répéta Mack. Les Rochesses ? C’est un groupe de rock féminin ? — Roches Herses ! murmura Grimluk. La forêt de Teut berg. Là… les yeux montrent ! — Daidu, neuf dragons, un groupe nommé Rochesses, teufberg… et les œufs montrent ? — Yeux ! — Œufs ? Grimluk secoua lentement la tête, en faisant rouler ses yeux vers le haut. — C’est assez près, hoqueta-t-il. Dans un faible murmure, si faible que Mack dut se r approcher encore — ce qui paraissait très anormal — Grimluk dit : — Prends garde au… Mack écouta attentivement et fixa le chrome pendant encore un moment. Il tenta de tirer la chasse d’eau quelques fois, frappant su r la poignée, en suivant le principe voulant qu’il soit bon de frapper sur les choses lorsqu’elles ne fonctionnent pas. Mais Grimluk était parti. Encore. Ce qui était très embêtant, parce que Mack avait l’impression que le dernier mot prononcé par Grimluk était « piège ». Et c’est le g enre de mot que vous souhaitez entendre clairement. — Il faudra que Grimluk se trouve un téléphone. C’était décevant. Frustrant. Parce que Mack avait quelques questions à lui poser. Il devrait trouver les réponses par lui-même. Il tapota sur son iPhone. Ouvrit le fureteur. Ouvri t le champ de recherche de Google. Et tapaDaidu.
Dn
P our davi MacAvoy — ue tous ses amis appellent Mac k —, le vol vers la Chine se passait beaucoup mieux ue celui vers l’Australie. Le vol vers l’Australie avait pris une mauvaise tou rnure lorsu’une princesse maléfiue et métamorphe nommée Ereskigal — ue tous ses amis (elle n’en a aucun) appellent Risky — s’était transformée en monstre et avait éjecté Mack u jet à une hauteur e 9000 mètres pour u’il s’écrase ans l’océan. Sur ce vol, celui e Syney à Shanghai, il y a eu  uelues turbulences, les toilettes e première classe ont manué ’essuie-ma ins, et le plat principal était u poisson. Mais rien e tout cela n’était aussi affreux u’une chute ’une hauteur e 8 kilomètres, ans un air glacial et raréfié, se term inant ans les eaux u Pacifiue, infestées e reuins. À Shanghai, ils prirent un nouveau vol pour Beijing. Mack était accompagné e Jarrah Major, le euxième membre es 12 Magnifiues. Et e son ancien intimiateur et gare u corps actuel, Stefan Marr. Stefan pouvait passer pour un aulte, parce ue, mê me s’il était ans la même classe ue Mack ui avait 12 ans, il en avait 15 et posséait la musculature ’un e ces types ui venent es exerciseurs à la télévision. Si uelu’un leur posait la uestion, ils isaient ue Stefan était le « gran frère » e Mack et Jarrah. Mais comment un type blon, part iculièrement séuisant et musclé, pouvait-il être le frère ’un garçon plutôt uelconue et à la constitution plutôt orinaire comme Mack, sans parler e Jarrah, ui avait le teint e sa mère, une Australienne inigène ? Mais les gens posaient rarement es uestions à Stefan. En tout cas, pas plus ’une fois. Quoi u’il en soit, le voyage vers la Chine se éro ulait e façon plutôt normale, même si Mack avait passé tout son temps à agripper les accouoirs et à gémir. Il n’avait pas peur e prenre l’avion, mais il avait une peur morbie e l’océan et es reuins, et il y avait une vaste étenue ’océan entre l’Australie et la Chine. À un certain moment, Stefan onna une claue sur la tête e Mack pour u’il gémisse moins fort. Mack ne lui en tint pas vraiment rigueur, parce ue s’il ne l’avait pas fait, les passagers ui étaient assis autour l’ auraient fait. Il semble y avoir uelue chose ’agaçant chez un garçon en nage ui tremble, serre les ents, s’accroche au siège, pleurniche et marmonne « Je ne veux pas mourir ! ». Mais, pour l’heure, Mack, Jarrah et Stefan étaient escenus e l’avion à l’aéroport e Beijing et attenaient ue leurs baga ges se présentent sur le carroussel à bagages. Ils étaient entourés e passa gers ui avaient pris le même vol u’eux en provenance e l’Australie. Chacun éta it fatiguéet avait les yeux bouffis et s’appuyait sur le iable à bagages etregarait sa montre et essayait ’avoir un meilleur signal sur le cellulaire. Et se tenait très loin e Mack. Mack feuilletait la monnaie chinoise u’il venait  e prenre au guichet automatiue après l’atterrissage.
— Je ne comprens pas cette monnaie, grommela-t-il. Je vais finir par payer 100 $pour un soa. C’est à ce moment ue Stefan lui tapa u oigt sur l’épaule. — Hé, vieux, it Stefan. Là-bas. Dn très vieil homme, habillé presue tout en vert, avançait vers eux. Il se trouvait encore à une centaine e mètres et n’avait pas un très bon pas. Alors, Mack eut tout le temps souhaité pour ire : — Pay « Fer Neuf » Trout ? Ici ? — Pay dingo, grona Stefan.
Il sourit alors et entrelaça les oigts afin e faire crauer ses jointures et étirer les muscles e ses bras. Stefan savait u’avant un exer cice énergiue tel ue battre uelu’un, il vaut mieux s’étirer. Cela évite les c rampes ans les biceps. — Vous connaissez cette vieille anouille ? emana Jarrah. — C’est un tueur à gages e la Nafia, réponit Mack . — Quoi ? La mafia, comme Tony Soprano ? — Pas la mafia. La Nafia, it Mack. — Ah, it Jarrah, comme si cela venait e lui renre la situation plus claire. (Ce ui n’était pas le cas.) Mack chercha son sac u regar. Il y avait beaucoup e bagages sur le carrousel, mais pas le sien. dommage, parce ue si le sac avait été là, il aurait eu le temps e le ramasser, e le mettre sur le iable à bagages avec le sac à os e Jarrah et le sac e Stefan. Puis, ils auraient pu partir sans se presser. Pay « Fer Neuf » Trout ? Pas un gars rapie. Mais Mack savait u’il y avait une épée ans la can ne e Fer Neuf. Alors, même si Fer Neuf avait presue 100 ans et était onc len t, lent, leeeent, personne n’avait vraiment envie e rester sur place à l’attenre. Pa rce ue si vous restiez immobile assez longtemps, il pourrait assurément vous transpercer. — Tu veux ue je lui onne une raclée ? emana Ste fan, avec le genre ’expression pleine ’espoir ue l’on voit ans la face ’un chien trépiant ui pense ue vous avez es Pup-peronis. — Non, sauf s’il essaie e faire uelue chose, it Mack. Comment vourais-tu expliuer ça aux policiers ? Tu ne peux pas battre sans raison un gars ui a 100 ans.