Le Pont des assassins

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A peine débarqués à Naples après de durs combats contre les Turcs à bord de la Mûlâtre, le Capitaine Alatriste et le jeune Iñigo Balboa se voient confier une mission périlleuse, pour ne pas dire impossible. L'Espagne, qui possède en Italie le Royaume de Naples, la Sardaigne, la Sicile et l'Etat de Milan, se sent gravement menacée par les Etats pontificaux et la République de Venise. Francisco de Quevedo, envoyé du roi Philippe IV, charge le capitaine de prendre part à une conjuration pour assassiner le doge pendant la messe de Noël et imposer par la force un gouvernement favorable à la cour du roi catholique. Parmi les conjurés, les amis du capitaine, Sebastian Coppons et le Maure Gurriato, mais aussi le plus terrible de ses ennemis, Gualterio Malatesta, avec qui Alatriste sera bien obligé de s'entendre. Le temps de la mission, du moins. En cet hiver 1627, c'est une Venise enneigée qui surgit, avec ses soldats, ses boutiquiers, son petit peuple, ses dangers et ses complots, accompagnant les personnages du roman et le lecteur qui se promène dans le livre et dans l'époque, fasciné par la ville que la plume d'Arturo Pérez Reverte rend somptueusement vivante. La recréation de la langue de l'époque et du vocabulaire espagnol mâtiné d'italien n'est pas la moindre des prouesses de ce septième épisode des Aventures du Capitaine Alatriste, sans doute l'un des meilleurs.


Publié le : jeudi 11 octobre 2012
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EAN13 : 9782021094527
Nombre de pages : 362
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LE PONT DES ASSASSINS
Extrait de la publication
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L E S A V E N T U R E S D U
AR T U R O
C A P I T A I N E A L A T R I S T E
PÉ R E ZRE V E R T E
LE PONT DES ASSASSINS
r o m a n
T r a d u i t d e l ' e s p a g n o l p a r F r a n ç o i s M a s p e r o
ÉD UD I T I O N S SE U I L
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Pour les dessins intérieurs : © Olivier Balez
Titre original :El puente de los asesinos © 2011, Arturo PérezReverte ISBNoriginal : 9788420407098 Éditeur original : Alfaguara, Santillana Ediciones Generales, S. L., Madrid
ISBN9782021078732
© Éditions du Seuil, octobre 2012, pour la traduction française
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À JACINTOANTÓN, maître d'armes en la cité de Barcelone.
Les soldats valeureux, pour faire longue la vie de leur patrie, font courte la leur. Entre dangers et fatigues, ils ne se gardent en vie que pour frapper ; leur mort ne fait pas plus de bruit que le coup qui leur a donné la mort. Ils n'ont visé, dans leur vie, que la bonne renommée. Ils ont su l'avoir, mais non en profiter. Qui sait en profiter, doit la culti ver. Les hommes de plume éloquente sont tenus à l'immortalité de l'épée invaincue.
JU A N D EZA B A L E T A
Extrait de la publication
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Outre le jargon propre aux gens d'épée, se mêlaient dans lalingua e e francaen usage chez les militaires espagnols desXVIetXVIIsiècles des mots flamands, italiens, turcs, grecs ou barbaresques. Habitués au monde des frontières, les hommes de la monarchie espagnole recou raient à ces termes avec naturel, en les incorporant dans leur langage et en les hispanisant sans complexes. De là vient cette façon pittoresque d'inclure des mots et des expressions étrangères, dont des soldats comme Alonso de Contreras, Diego Duque de Estrada, Jerónimo de Pasamonte ou Miguel de Cervantès luimême se sont servis à profusion dans leurs mémoires et leurs écrits. Telle est la raison pour laquelle, dans divers passages duPont des Assassins, l'auteur a décidé de maintenir la manière de transcrire la langue italienne telle que l'utilisaient les auteurs de l'époque.
N.B. La transcription de l'italien en castillan par les auteurs espa gnols de l'époque n'étant évidemment pas la même que celle des auteurs français, le traducteur s'est permis dans certains cas de se référer plutôt à ces derniers, comme par exemple Montaigne dans sonJournal de voyage en Italie, pour adapter les mots italiens à leur manière de les écrire.
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