Le Roi, le Sage et le Bouffon. Le grand tournoi des religions

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Suite à d'étranges rêves, le Roi d'un pays lointain, conseillé par son Sage et son Bouffon, décide de convoquer le premier Grand Tournoi de la Vérité. Les concurrents sont des athlètes de haut niveau ; leurs disciplines sont l'athéisme et les grandes religions du monde. A la recherche de la Beauté éternelle et de la Sagesse véritable, ils mettront tout en œuvre pour se dépasser et communiquer le meilleur d'eux-mêmes.


Mais que se passe-t-il quand un juif, un chrétien, un musulman, un hindou, un bouddhiste et un athée se rencontrent ?


Qui sortira vainqueur de cette compétition ?



Une fable brillante et pleine d'humour, où les religions sont au cœur d'un récit passionant.


Publié le : vendredi 31 janvier 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782021158052
Nombre de pages : 272
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COUVERTURE: JOËLLEJOLIVET
ISBN9782021158045
©ÉDITIONS DU SEUIL,FÉVRIER1998
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Le Roi dit alors : – Nobles délégués […] Toute la sagesse multicolore de la terre est récapitulée en vos personnes. Et pour la première fois dans l’humanité, la quintessence de ces expériences et de ces connaissances est rassemblée et offerte avec simplicité à d’autres…
Le Roi de mon pays m’a demandé d’écrire ce livre pour vous. En fait, pour vous et pour lui. Pourquoi ? Parce que des événements inattendus ont troublé la vie de son Royaume et qu’il a souhaité connaître votre opinion de lec teur ou de lectrice. A la fin du Tournoi relaté dans ce livre, le Roi dut prendre une décision importante. Mais il a désiré recueillir l’avis de son peuple et de toutes les populations alentour qui souhaiteraient exprimer le leur. Les journaux ont leur « courrier des lecteurs » ; le Roi a suggéré qu’éven tuellement soit rédigé un « livre des lecteurs » à partir de vos commentaires. Merci de les envoyer à l’adresse indi quée à la fin du récit. Sans tarder, je veux vous raconter ce qui s’est passé dans notre Royaume. Tout a commencé, il y a plus d’une année déjà, comme dans un conte…
Dans un pays lointain
Dans un pays lointain, vivait un peuple paisible. Les vagues sales et houleuses des problèmes du monde ne séchouaientquerarementsursesbellesplageschaudeset maternelles. Isolés de tout, et fiers de l’être, ses habitants consacraient l’essentiel de leur temps au travail et à la famille, aux loisirs et aux amis. Or, depuis un certain temps, quelque chose d’indéfinis sable avait changé. Les fleurs n’avaient plus le même par fum et le miel avait perdu de sa douceur. Les enfants conti nuaient bien à jouer dans les ruelles ensoleillées, mais leurs rires n’avaient plus la même spontanéité. L’atmosphère était devenue lourde, comme habitée par le grondement sourd qui annonce un gros orage. Dans ce pays vivait un Roi. Apprécié de tous, il était fier de ses réalisations. Chaque matin, se tenant sur le grand balcon du palais, il contemplait son Royaume. Une pro fonde satisfaction le remplissait alors. Contrairement à beaucoup de dirigeants de ce monde, hélas plus préoc cupés par la sauvegarde de leurs privilèges que par le ser
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LE ROI, LE SAGE ET LE BOUFFON
vice de leur peuple, le Roi était doté d’une sensibilité extrême. Les fluctuations les plus minimes parmi ses sujets le faisaient vibrer. En luimême il sentait de manière confuse l’insatisfaction qui gangrenait leurs rela tions, jusqu’aux racines, mais il n’en percevait pas les causes. Parmi toutes les qualités du Roi, la plus importante était sa capacité à reconnaître ses propres limites. En toute cir constance épineuse, il n’hésitait pas à consulter celui que tous appelaient le Sage, un personnage pondéré, dont les conseils étaient d’or. Comme le Roi était assez avisé pour reconnaître les limites même de la sagesse, il aimait aussi interroger celui qu’il nommait avec affection le Bouffon. Admiré par le peuple pour son imprévisibilité et craint pour son cynisme, ce personnage haut en couleur était toujours habillé de noir. L’histoire donc qui vous est contée relate avec précision les étonnantes aventures du Roi, du Sage et du Bouffon. Quant aux événements qui nous concernent dans ce récit, ils ont commencé un mois de mai, lors d’une banale nuit de pleine lune…
Le Bouffon
Le Bouffon était rentré fatigué chez lui. Et le ventre creux. Son humeur était encore plus noire que ses vête ments. Sa philosophie de vie était simple. Sans lassitude aucune, il la répétait à tous ceux qui voulaient bien l’écou ter. Elle se résumait en trois mots : manger, dormir et se promener.
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