Le stakhanoviste de l'âme

De
Publié par

Dans le quartier des Réformés à Marseille, René ne supporte plus son existence médiocre. Voulant donner à son ego un peu plus de hauteur, il va symboliser son renouveau dans une machination meurtrière. La belle et ténébreuse Brigitte deviendra la proie de cet homme qui, minutieusement, la piste pour la connaître. Mieux connaître sa vie avant de la lui prendre! Les choses ne sont pas aussi simples et il se trouve confronté à des forces occultes émanées par elle. Un secret terrifiant entoure Brigitte et malgré cela, René, au fil des jours, s'attache à cette jeune femme. René maîtrisera-t-il sa faim de reconquête de lui-même? Se laissera-t-il séduire par cette femme?
Publié le : lundi 20 juin 2011
Lecture(s) : 248
EAN13 : 9782304021660
Nombre de pages : 183
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Le stakhanoviste de l'âme
Denis Faure Geors
Le stakhanoviste de l'âme
Roman noir
Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-02166-0 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304021660 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-02167-7 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304021677 (livre numérique)
Le stakhanoviste de l'âme
Ce dernier dimanche de juillet 2003 éclatait de couleurs. Le coeur de Marseille, pulsait le sang rouge, du lever du soleil, à travers les per-siennes, refermées par la nuit. Aux premiers balbutiements de la journée, en haut de la Canebière, les commerçants ou-vraient leurs rideaux métalliques sur des vitrines alléchantes. Les gens, commençaient à déserter leurs mai-sons, comme des rats appâtés par un morceau de fromage. Un échantillon humain aux cou-leurs et aux accents, qui n’avaient pas forcement de similitude, avec les personnages de « Pa-gnol ». C’était comme ça ! Le décor de Marseille, de tous temps, avait toujours été le même, et cette mosaïque ethnique qui apportait parfois la controverse, faisait le charme de cette ville de contrastes. Le jour du « Seigneur », était le rendez vous, près de l’église des Réformés, des marchands de fleurs. Ils dressaient leurs étalages, jonchés de tiges, et de boutons multicolores qui exhalaient leur poison paradisiaque.
11
Le stakhanoviste de l'âme
Un kiosque de musique terminait le trottoir qui longeait la grande avenue marseillaise. L’église des Réformés, et en face, les Allées « Léon Gambetta », contreforts de la célébris-sime dame de bitume. Celle qui, sans effort, partait du Vieux port, sans exagération particu-lière ! La ville se réveillait. Il était très tôt ! Dans ses premiers bâillements, elle crachotait, des pa-quets de gens, affamés, aux yeux encore englués par la nuit, dans cette rue qui paraissait sortir d’un bain, mouillée par la rosée du matin. Le lieu commun d’une partie de cette foule se trouvait être, la boulangerie, qui hypnotisait leur regard, enfariné par la nuit. Toutes les tran-ches sociales côtoyaient les tranches de pain, dans une chaleureuse promiscuité. Du cadre coincé, à l’employé, de l’enfant au vieillard, en passant par les sans abris, tout ce petit monde matinal se ruait, se congratulait, se faisait des politesses, se bousculait. Cet instant particulier n’était pas forcément le reflet de leur journée, et de leur lot de frustra-tions de toutes sortes. Ici on vivait, on écoutait, on se laissait faci-lement emporter dans une discussion sur le temps qu’il ferait aujourd’hui ou demain. Ces banalités tissaient pourtant un lien social, entre les gens. Cette boulangerie, en haut de la
12
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.