Les âmes captives

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Bienvenue à bord de la Petite Utopie : une croisière aux allures paradisiaques qui va se transformer en terrifiant huis clos…
Fous amoureux, Johnny et Clem quittent leur Angleterre pluvieuse et morose pour s’installer en Turquie, bien décidés à vivre d’amour et d’eau fraîche. Malheureusement, ils se retrouvent vite mêlés à toutes sortes de trafics et mauvaises fréquentations. Pourchassés par des mafieux, ils se réfugient un soir de tempête sur un magnifique voilier, la Petite Utopie, leur unique chance de survie. Là vit un couple plus âgé, Frank et Alice, soixante-huitards séduisants mais quelque peu étranges. Aussitôt, le bateau lève l’ancre, et le comportement du couple, au début si fantasque et accueillant, devient de plus en plus menaçant. Johnny et Clem se sentent pris au piège. Mais comment s’enfuir d’un bateau dérivant en pleine mer?
Clara Salaman joue avec nos nerfs, distillant angoisse et perversité avec une maestria déconcertante dans ce huis clos magistral. À mi-chemin entre La Plage et Le Talentueux M. Ripley, Les Âmes captives est un roman qu’on lit d’une traite, et qu’on n’oublie pas.
Publié le : mardi 18 mars 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782207115435
Nombre de pages : 388
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Bienvenue à bord de laPetite Utopie: une croisière aux allures paradisiaques qui va se transformer en terriant huis clos…
Les Âmes capt ives
ClaraSalaman Les Âmes capt ives
es Âmes captîves
Cara Saaman
es Âmes captîves
r o m a n
Traduit de l’anglais par Nicolas RicHard
Tître orîgîna : he Boat
Édîteur orîgîna : Head oF Zeus, 2014 © Cara Saaman, 2013
Et pour la traduction française : © Édîtîons Denoë, 2014
Couverture : Mîchae Shepherd / Trevîîon ïmages Graphîsme : Stanîsas Zygart
À Paul.Et à David Sanders RIP.
Noyade
Johnny se chargea d’organîser son suîcîde avec une remar-quabe carté d’esprît. orsqu’î se Fut assuré qu’î avaît a mer pour uî tout seu, qu’î se trouvaît sî oîn de a terre que même es oîseaux tombaîent sur e pont et y mouraîent d’épuîsement, î âcha a barre et aîssa a proue du bateau entrer dans e vent. ï contempa es vagues à a crête rouge, embrasées par une aube quî ne aîssaît présager rîen de bon. es voîes Faseyaîent Furîeusement au-dessus de sa tête maîs î ne es entendaît pas. Au bout d’un ong moment, î se retourna et avîsa es toîes quî battaîent au vent avec des yeux déjà morts ; des yeux d’un vert terne dans son vîsage mat tanné par e soeî, quî e Faîsaîent paratre bîen pus vîeux que ses vîngt et un ans. ï se eva, embraqua a grande écoute et monta sur e pont. ï commença d’afaer a grand-voîe, a Fera et en attacha es rabans ’un après ’autre avec un soîn méthodîque. Son corps se baançaît avec aîsance sur e pont chahuté par e rouîs, tandîs que ’eau sombre cîgnaît de son œî aux reLets roses chatoyants. orsque a voîe Fut soîgneusement rangée pour a dernîère Foîs, î regagna e cockpît et dîsparut sous e capot. e carré étaît en pagaîe : de a nourrîture renversée au so, des vêtements qu’î reconnaîssaît à peîne, éparpîés çà et à, des
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tasses, des verres, des cartons vîdes et des embaages en pas-tîque, des détrîtus, vestîges de dîverses vîes étaés dans tout e bateau. ï s’étonna de ne pas avoîr remarqué pus tôt e caphar-naüm. ï y avaît une grosse bosseure dans e boîs de mauvaîse quaîté de a coîson entre a cuîsîne et e carré, baaFre dont î se souvenaît vaguement. ï arpenta e bateau, ramassa de peînes brassées d’ordures qu’î mît dans des sacs poubees et Fourra ensuîte dans ’équîpet sous es banquettes du carré. ï vîda es étagères et gîssa es îvres et d’autres objets obsoètes dans son vîeux sac de couchage qu’î enFonça à ’întérîeur d’un pacard. a seue chose d’une certaîne beauté étaît e sextant en cuîvre. ï e prît entre ses doîgts ; ce n’étaît désormaîs pus qu’une reîque, un peu comme uî. ï sortît en empruntant ’échee et se tînt à a poupe, Face au soeî evant à présent en suspensîon înstabe au-dessus de a mer, une boue rose Foncé quî poursuîvaît sa course coûte que coûte. ï ança e sextant e pus oîn possîbe et a umîère rouge se reLéta sur e cuîvre tandîs que ’objet tournaît dans e vîde. ï ne e regarda pas tomber dans ’eau, î se retourna et redescendît dans e carré pour termîner ce quî devaît être Faît. Quand tout Fut rangé, a batterîe de cuîsîne dans es équî-pets, es coussîns coîncés dans es renFoncements, î aperçut son reLet dans a gace de a sae des toîettes et Fut étonné par ce qu’î vît : î portaît un costume noîr et un nœud papîon, on auraît dît qu’î sortaît d’une soîrée chîc. a veste et e pan-taon étaîent bîen trop grands pour sa carrure décharnée, maîs ces habîts n’étaîent pas pîres que d’autres pour mourîr. ï ôta ses tennîs d’un coup de pîed, traversa e coîn cuîsîne, înspîra proFondément en contempant a umîère de ’aube au-deà du cockpît, son corps comme toujours attentîF aux mouvements îrréguîers du bateau, de a pante des pîeds à ’extrémîté des doîgts, î étaît prêt et s’équîîbraît au rythme des vagues, es
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