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es EnFants sauvages
ouîs Nowra
es EnFants sauvages
roman
Traduit de l’anglais (Australie) par Perrine Cambon et Arnaud Baignot
Tître orîgîna : Into hat Forest Édîteur orîgîna : Aen & Unwîn, Sydney, Austraîe © ouîs Nowra, 2012
Et pour la traduction française : © Édîtîons Denoë, 2014
Pour Vincent Ward
Hannah O’Brîen, c’est comme ça que je m’appee et j’aî soîxante-seîze ans. Pour commencer, je voudraîs m’excu-ser : je pare ma parce que j’aî perdu ma angue et j’aî dû a rapprendre. EnIn bon, voîcî mon hîstoîre que j’aîmeraîs bîen raconter avant de casser ma pîpe. Je suîs née en Tasmanîe, pas dans un hôpîta, maîs îcî dans e bush. Dans cette maîson. Ça tombe en ruîne de partout maîs e toît tîent bon et je peux Faîre du Feu quand î neîge sî j’aî coupé assez de boîs. Même s’î y a que moî quî vîs îcî, je me sens pas toute seue. J’aî une photo du marîage de mes parents à ’époque où es hommes por-taîent des barbes et s’asseyaîent pour être photographîés ; ma mère, ee, porte une robe de marîée et se tîent debout à côté de uî. Et puîs î y a e harpon de mon père accro-ché au mur du saon avec son manche en boîs craqueé et sa poînte rouîée. a seue chose moderne que je possède, c’est e meube avec une radîo à ’întérîeur que Mr ehay, de ’épîcerîe générae, m’a donné. J’aîme pas ce machîn. ï y a toujours de a musîque bîzarre à-dedans, ça crîe tout e
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temps. Je préFéreraîs presque me parer à moî-même putôt que d’écouter es voîx quî sortent de cette bote. Je pense que j’aî besoîn de nouveaux rîdeaux, ceux-à sont un peu saes et usés maîs îs me protègent du soeî en été parce que, quand î tape trop Fort, î me Faît ma aux yeux.
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Je croîs que c’est mon once qu’a construît cette maîson. ï ’a donnée à mon père. C’étaît un cadeau. À ’époque c’étaît a seue habîtatîon à des kîomètres à a ronde. Mon père vouaît vîvre près de ’eau ; soît au bord de a mer, soît près d’une rîvîère. Ma mère aîmaît es rîvîères et a maîson a donc été une bonne chose pour tous es deux. De a véranda on pouvaît presque toucher a Munro quî va vers ’océan. Je n’aî nî Frère nî sœur. Je saîs pas pourquoî. Je pense qu’î y a eu un probème. J’aî entendu ma mère peurer comme une madeeîne dans es bras de mon père et uî, uî répondre comme à une enFant :Allons, allons, il y a Hanna. Mes premîers souvenîrs — c’est bîzarre d’aîeurs sî on y réLéchît — mes premîers souvenîrs donc, sont ceux de mon père. Peut-être pas exactement ses souvenîrs, putôt ses hîstoîres. J’étaîs tout excîtée quand î entraît dans ma chambre pour me mettre au ît et me raconter ses aven-tures. ï étaît chasseur de baeînes et, orsqu’î revenaît de ses voyages en mer, î me racontaît es choses et es endroîts qu’î avaît vus. Dans ma tête, j’îmagînaîs que c’étaît moî, Hannah, aux Phîîppînes et je voyaîs deux hommes noîrs sur un bateau, e genre taîé dans un tronc d’arbre, quî
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