Les Étrangers dans la maison

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Maria Roy a menti en décrivant les cambrioleurs qu'elle a surpris chez elle, comme deux petitsNnoirs en blousons. Harold, son mari, n'a pas tout dit sur ce que contenait son coffre-fort. Quant au grand type élégant qui s'est courageusement interposé contre un commando venu saccager le restaurant chinois où il dînait, il est autant industriel du textile que Lester Young était chanteur d'opéra... Tant que ces gens-là se mentent les uns aux autres, tout le monde y trouve plus ou moins son compte. Mais lorsque chacun à leur tour, ils viennent mentir au détective-inspecteur Charlie Resnick, il cherche le lien entre les menteurs, un kilo de cocaïne en vadrouille et une vague de cambriolages non éclaircis. Quitte à mettre son nez dans les affaires d'un collègue indélicat et à fréquenter l'univers impitoyable de la télévision... Après Coeurs Solitaires, une nouvelle enquête de Charlie Resnick.
Publié le : mercredi 28 octobre 2015
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EAN13 : 9782743633837
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Présentation

Maria Roy a menti en décrivant les cambrioleurs qu’elle a surpris chez elle, comme deux petits noirs en blousons. Harold, son mari, n’a pas tout dit sur ce que contenait son coffre-fort. Quant au grand type élégant qui s’est courageusement interposé contre un commando venu saccager le restaurant chinois où il dînait, il est autant industriel du textile que Lester Young était chanteur d’opéra... Tant que ces gens-là se mentent les uns aux autres, tout le monde y trouve plus ou moins son compte. Mais lorsque chacun à leur tour, ils viennent mentir au détective-inspecteur Charlie Resnick, il cherche le lien entre les menteurs, un kilo de cocaïne en vadrouille et une vague de cambriolages non éclaircis. Quitte à mettre son nez dans les affaires d’un collègue indélicat et à fréquenter l’univers impitoyable de la télévision...

Après Cœurs Solitaires, une nouvelle enquête de Charlie Resnick.

pagetitre

1

– Bon, alors, qu’est-ce qu’on fait ? On y va ? fit Grice.

Il sentait le froid commencer à s’insinuer dans les muscles de son dos. Janvier lui collait la haine.

De son côté, Grabianski trouvait la nuit plus douce qu’à l’ordinaire. Une nuit comme il les aimait.

– Minute.

Il s’avança vers le garage. Il bougeait avec une grâce surprenante pour un homme de son poids.

À travers l’objectif grand-angle d’un agent immobilier, la maison aurait pu passer pour une demeure ou une propriété, mais de là où se tenait Grice, devant l’allée de gravillons, ce n’était qu’une villa surdimensionnée de plus, comme on en trouve au sud de la ville.

La lumière du jour aurait rendu plus évident encore l’état des peintures, qui n’avaient pas été refaites depuis l’été dernier, voire même l’été d’avant, ainsi que le revêtement des fausses boiseries, qui semblaient comme ravagées d’eczéma. De chaque côté du portail, deux sapins miniatures s’étiolaient dans des barriques. Grice n’avait que trois pas à faire pour tirer la sonnette. Il essaya de se rappeler la dernière fois où il était entré chez quelqu’un en sonnant à la porte.

– Alors ?

Les mains dans les poches, Grabianski répondit par un haussement d’épaules.

– Ça veut dire quoi ?

– Il y a un sacré bordel à l’arrière. Peut-être bien qu’ils ne s’en servent plus.

– Quel genre de bordel ?

– Des journaux, des magazines, des boîtes de Kleenex, des emballages de chocolats. Trois paires de chaussures à talons.

– Tu t’attendais à quoi ? C’est une voiture de femme.

– Tu dis ça à cause des chaussures ?

– Les chaussures, la taille aussi. Vise un peu, c’est une deuxième voiture, une voiture de femme. Tu vois un mec conduisant un truc comme ça ?

Ils restèrent un instant à regarder l’auvent du garage, et le capot de la voiture qui dépassait par le côté gauche.

– J’aime pas ça, fit Grice.

– La liste des choses que tu aimes, on pourrait l’écrire sur un paquet de cigarettes qu’il resterait encore la place pour l’encadré du ministère de la Santé.

– J’aime pas que la voiture soit là.

– Je croyais que tu étais pressé.

– D’une façon ou d’une autre, j’ai pas envie de moisir sur place par un froid pareil.

– Alors, on y va, dit Grabianski, ouvrant la marche en direction de la maison.

– La voiture… commença Grice.

– Quoi, la voiture ? La voiture est au garage, c’est une voiture de femme, alors la femme est dans la maison. C’est ça que tu veux dire ?

– Et si c’était ça ?

Grabianski secoua la tête. Au lieu de passer son temps devant la télé à se farcir des séries pour débiles, Grice aurait gagné à utiliser sa cervelle. Il y avait même des cours du soir prévus pour aider à la manœuvre.

– Dans l’obscurité ? objecta Grabianski.

– Hein ?

– Elle resterait là-dedans comme ça, dans le noir ?

– Peut-être qu’elle dort ?

– Il est trop tôt.

– Peut-être qu’elle a la migraine ?

– T’es son médecin, maintenant ?

De l’autre côté des grandes baies taillées, on distinguait des lumières, ainsi que sur l’avenue. Mieux valait qu’ils ne s’attardent pas.

– Toi, tu penses que c’est bon ? s’enquit Grice en traînant les pieds.

– Mais oui, répondit Grabianski. Allez, on y va.

Ils commencèrent à longer l’allée, marchant sur la pelouse à cause des gravillons. En contournant la maison pour entrer par-derrière, les deux hommes levèrent les yeux en direction de la boîte rouge rectangulaire installée sur la partie supérieure du mur, qui renfermait le système d’alarme.

***

Maria Roy s’était renversée en arrière de façon à ce que ses seins profitent pleinement de la mousse parfumée qui recouvrait la surface de l’eau. Ils avaient pris une légère couleur satin dans la lumière pâle de la veilleuse et elle pouvait voir leurs aréoles se durcir sous l’effet de son regard. Elle pensa à Harold, ce qui n’aida pas. Avec douceur, elle effleura les mamelons du bout de ses doigts et sourit lorsqu’elle les sentit durcir à nouveau. Quel sens avait encore un mariage quand, au bout de onze ans, le seul endroit où l’on avait fait l’amour était un lit ? Et encore, pas souvent.

– Ne vous en faites pas, mes tristes petits amis, leur murmura-t-elle. Il y a quelqu’un qui vous aime. Quelque part.

Puis, en se redressant dans la baignoire, elle les gratifia d’un dernier petit pincement affectueux.

– Ne vous en faites pas, mes tristounets.

– On dirait pas une lumière ? souffla Grice.

– Où ça ?

– Là, tu vois pas ? Au bord du rideau.

– C’est pas un rideau, c’est un store.

– Et la lumière, c’en est une ?

– Il n’y a rien.

– On croirait une bougie.

Grabianski se tourna vers lui :

– Peut-être qu’elle a organisé une séance.

Il déplaça le coin de plastique d’un millimètre sur la gauche et la porte du patio s’ouvrit.

***

– Pour quelle autre raison crois-tu que je t’appelle ? dit Maria Roy. Pour te dire à quel point je t’aime ?

Sous le peignoir qu’elle avait passé, elle pouvait sentir la légère odeur de talc. Givenchy Monsieur. Il fallait bien qu’Harold soit bon pour quelque chose, non ?

– Non, Harold, coupa-t-elle, j’ai l’intention d’y aller à tire-d’aile. À la seconde où je te parle, il est en train de m’en pousser dans le dos. Je les sens à travers le peignoir.

Elle souleva délicatement, entré le pouce et l’index, le demi-verre de vin posé sur le guéridon, près du téléphone. Il datait de la veille au soir, à moins que ce ne soit du soir précédent. Éventé.

– Bien sûr que j’ai essayé de la démarrer manuellement, répondit-elle, mais ça n’a servi à rien.

Elle tourna la tête pour souffler sa fumée de cigarette vers le centre de la pièce, éloignant le combiné de son visage. Dans l’appareil, la voix continuait de plus belle.

– Harold…

Encore.

– Harold…

Et encore.

– Harold, tes appareils ont toujours un problème. C’est soit l’horloge digitale qui s’efface, soit le son qui se désynchronise, ou… Je ne sais pas pourquoi ils te refilent chaque fois le matériel le plus pourri de tout le studio, mais si j’étais à ta place, je commencerais à me poser des questions. Peut-être qu’ils essaient de te faire comprendre quelque chose. Moi, en tout cas, j’essaie de te faire comprendre quelque chose. Je viens de prendre un bain et dès que j’aurai fini mon verre – mais non, seulement du vin, et mauvais, en plus –, dès que je l’aurai terminé, je me change et, puisqu’il n’y a pas moyen de sortir la voiture du garage et que je ne peux pas non plus compter sur toi pour venir me chercher, j’appelle Jerry et Stella pour leur demander de faire un crochet et passer me prendre.

Tout en exhalant la fumée, elle fit en sorte de soupirer suffisamment fort pour qu’il comprenne qu’à présent, quelque arrangement qui sortirait de la conversation ne serait accepté qu’à son corps défendant. Elle avait maintenant pris l’habitude de signifier clairement que leurs rapports en étaient à ce stade pour toute espèce de transaction.

– Oui, Harold, j’ai déjà entendu le mot « taxi ». Je connais également le mot « au revoir ».

Elle contempla un moment le téléphone raccroché, songeant avec un sourire à la simplicité, à l’extrême rapidité avec laquelle on pouvait couper une communication. Puis elle gagna la cuisine dans un léger bruissement de soie et vida le contenu du verre dans l’évier avant d’en sortir un propre qu’elle emporta au salon. Le bar roulant était niché entre le meuble TV et les étagères où voisinaient cassettes vidéo, magazines et livres de poche. Elle remarqua en passant deux scripts cornés d’Harold qui traînaient là et nota mentalement de lui dire de les remballer dans la pièce qu’il utilisait comme bureau. Puis elle décapuchonna une bouteille de J & B Rare et s’en versa une rasade plus que généreuse. En dépit de la fichue voiture dans le ficht garage et du coup de fil à Harold, elle goûtait pleinement la détente que lui avait procuré son bain.

Elle but une longue gorgée de scotch, envoyant Harold au diable. C’est seulement lorsqu’elle voulut reposer le verre qu’elle aperçut l’homme dans l’encadrement de la porte.

– Oh, mon Dieu !

Elle porta la main gauche à sa bouche et se mordit violemment la base du pouce. Un geste qu’elle n’avait plus fait depuis son enfance. Elle sentit un élancement dans son estomac et le sang lui monter à la tête tandis qu’elle reculait contre les rayonnages, au bord de l’évanouissement.

Adossé contre le chambranle, l’homme n’avait pas bougé d’un pouce. Un grand type costaud, dans les 1 m 80, vêtu d’un complet croisé bleu nuit qui la regardait en silence, avec une lueur admirative dans le regard.

– Mon Dieu, répéta Maria à voix basse.

– Je sais à quoi vous pensez.

Elle sursauta au son de cette voix qui venait de déchirer le silence de la pièce. Elle savait à présent qu’elle ne s’évanouirait pas, mais c’était tout. Elle se sentait incapable de faire le moindre geste, de prononcer la moindre parole.

« Je sais à quoi vous pensez… »

Maria Roy n’aurait su dire s’il avait parlé de nouveau, ou si c’était seulement un écho, dans sa tête.

– Nous ne vous ferons – l’homme marqua un temps – nous ne vous ferons aucun mal.

La pression de ses doigts se raffermit autour du verre. Elle n’avait plus de salive et sentait sa langue comme emprisonnée dans sa bouche. Elle savait que les mots qu’elle était censée retenir en premier étaient aucun mal, mais c’en était un autre qui résonnait en elle.

Nous.

Elle ne put s’empêcher de regarder autour d’elle, tendant l’oreille sans pourtant percevoir le moindre bruit. Peut-être n’était-ce qu’une façon de parler, quelque chose qu’il avait dit dans le seul but de lui faire peur. Peut-être était-il seul.

Elle avala une goulée d’air.

Cela changeait-il quelque chose qu’il soit seul ?

Un sourire proche du rictus se dessina sur le visage de l’homme, comme s’il lisait dans ses pensées. Elle sut alors qu’il n’en était pas à son coup d’essai. Il était parfaitement à l’aise, fort de la confiance en soi qu’on acquiert au bout d’une longue pratique. Pour quelle autre raison aurait-il souri ? Puis, elle entendit un bruit de pas dans l’escalier et comprit que le nous n’avait rien d’une figure de style.

Le deuxième homme était légèrement moins grand que son compagnon. Il portait un costume marron un peu lustré par endroits, des chaussures assorties plus toutes jeunes, mais impeccablement cirées. Tous deux avaient dépassé la quarantaine, comme son mari, à la différence près qu’eux semblaient porter leur âge sans complexes et ne se croyaient pas obligés de partir le matin au studio fagotés comme des danseurs de hip-hop, avec aux pieds des baskets à soixante livres la paire.

Les deux hommes échangèrent un regard, puis le nouveau venu entra dans la pièce d’un pas tranquille, parcourant le décor des yeux un instant avant de prendre ses aises dans le canapé de cuir.

– Charmant chez vous, dit-il d’un ton badin. Bel intérieur…

Maria les considéra l’un après l’autre, incapable de faire cadrer leur entrée par effraction et leur attitude de messieurs bien mis, flânant du regard comme s’ils étaient venus acheter.

Malgré elle, malgré la situation, Maria Roy renversa la tête en arrière et partit d’un grand éclat de rire.

Tous trois étaient maintenant assis, Grabianski dans l’épais fauteuil, Grice à l’autre bout du canapé et Maria sur une chaise, entre eux deux, formant l’apex du triangle. Grice paraissait s’ennuyer un brin. Grabianski avait cette même lueur taquine dans le regard et Maria savait qu’il regardait ses jambes, essayait de deviner au tombé des plis du peignoir de soie si elle portait quelque chose dessous ou pas.

Elle se surprit à penser à la culotte qu’elle avait prise dans la commode et enfilée distraitement. À se demander si elle était propre. En cas d’accident. Elle avala une gorgée de J & B avant de se remettre à rire. En fait, c’est ce qui était plus ou moins en train de lui arriver. Un accident.

– Voulez-vous un autre verre ? demanda aimablement Grabianski.

– Non, elle ne veut rien d’autre, intervint Grice, décroisant les jambes.

– Qu’est-ce que tu en sais ?

– J’en sais que c’est pas le moment.

– Eh bien moi, j’en prendrais un volontiers, fit Grabianski en se levant.

Il avait déboutonné sa veste et Maria put constater qu’il gardait la forme pour un homme de son âge. Aucun ventre, même naissant, ne forçait ni ne débordait la ceinture. Harold, malgré ses trois séances par semaine et les ridicules bracelets plombés qu’il s’attachait autour des chevilles gardait une bedaine de pingouin.

– Je cherche la vodka, dit Grabianski d’un ton embêté tandis qu’il faisait l’inventaire du bar roulant.

– Désolée, s’excusa Maria.

– Non, mais attends, à quoi tu joues ? protesta Grice.

– Détends-toi, on boit un verre, répondit gentiment Grabianski.

– Je te rappelle quand même qu’on est en plein milieu d’un casse, fit Grice avec mauvaise humeur, massant nerveusement son genou avec la paume de sa main.

– Nous avons eu du monde, l’autre soir, expliqua Maria. Nous nous sommes bêtement retrouvés à court de vodka et comme nous n’avons pas fait les courses depuis…

Qu’était-elle au juste en train de faire là ? Elle s’interrompit.

– Aucune importance, la rassura Grabianski, le scotch ira très bien. Scotch pour tout le monde ? demanda-t-il en montrant la bouteille à la cantonade.

Grice répondit par un grognement et Grabianski servit trois whiskies, le sien très léger, avant de s’éclipser une seconde dans la cuisine pour rajouter de l’eau. Lorsqu’il revint, les deux autres n’avaient pas bougé un cil.

– Bon, on va pouvoir y aller, maintenant ? serina Grice.

Grabianski lui tendit son verre, donna le sien à Maria et se rassit :

– Du calme, y a pas le feu.

Il aurait bien aimé que Grice aille faire un tour, histoire d’inspecter la maison et de baluchonner quelque chose et se disait que la femme aussi ne demandait pas mieux. Comment avait-elle dit s’appeler, déjà ? Maria ? Ces jambes qui n’en finissaient pas. Grabianski était prêt à parier que si elle portait une culotte sous son peignoir, c’était une de ces choses parcimonieuses qu’on peut faire disparaître dans la paume de sa main. Bonté divine ! Il en transpirait. Il ne la quittait pas des yeux et elle lui rendait son regard. Lisait ses pensées. Savait.

Maria songeait que le téléphone pouvait sonner à tout moment, avec au bout du fil Jerry ou Stella se demandant où elle était passée. Ou bien Harold, peut-être, sa majesté Harold en personne qui appellerait pour s’excuser et dire qu’il allait passer la prendre, histoire d’arriver ensemble au dîner.

À ceci près, se souvint-elle, que l’autre, le moins grand, qui massait son genou comme un arthritique, avait débranché les appareils.

– Finis ton verre, dit Grice à son acolyte. Qu’on puisse se mettre au boulot.

Grabianski acquiesça et but une petite gorgée avant de se lever :

– On y va ? proposa-t-il avec un sourire.

Maria comprit qu’il s’adressait à elle.

– Comment ça, « on y va » ? intervint Grice.

– Madame va nous aider, dit Grabianski. Ça nous évitera de perdre du temps et de mettre du désordre partout.

– Tu crois vraiment qu’elle est d’aussi bonne volonté ?

– Bien sûr, puisque nous allons nous servir de toute manière.

Une fois encore, Maria se demanda si tout cela arrivait pour de vrai. Peut-être n’était-ce qu’une énorme farce mise au point par un ami d’Harold : un tandem d’acteurs sans emploi, embauchés pour un canular style télégramme chanté, juste un rien plus baroque. Comment appelait-on ça dans les années soixante ? Un happening, voilà. Tout cela ressemblait à un happening. Lorsqu’elle se leva, un pan de son peignoir se nicha dans l’intérieur de sa cuisse. Grabianski ouvrait la bouche, les yeux hors de la tête. Il y avait des lustres qu’elle n’avait pas produit ce genre d’effet sur Harold.

– Moi, je ne crois pas, fit Grice.

Maria Roy lampa le fond de scotch et posa le verre vide sur sa chaise :

– Peut-être devrais-je passer devant pour vous montrer le chemin ? suggéra-t-elle.

Elle savait que Grabianski se tiendrait immédiatement derrière elle pendant qu’elle monterait l’escalier dans son peignoir moulant.

***

– Il reste encore une chose, dit Grice.

Les bijoux, l’argent liquide et les cartes de crédit avaient été emballés dans une des petites valises de cuir qu’ils avaient achetées l’été passé, pendant leurs vacances aux îles Vierges et ses deux manteaux de fourrure étaient pliés sur le bras gauche de Grabianski.

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