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Marius Pégomas - Un drame au palais de cristal

De
57 pages

La grande chanteuse Marina Serra, après avoir brillé dans le monde entier, revient dans sa ville natale de Marseille pour un récital très attendu par ses nombreux admirateurs.


L’assistance retient son souffle, la vedette entre sur scène... Mais la jeune femme s’écroule aussitôt et mourra quelques minutes plus tard, en coulisses.


M. Mangonot – le nouveau chef de la Sûreté marseillaise – et Marius PÉGOMAS, tous deux, présents dans la salle, enquêtent chacun de leur côté. Le policier conclut à la mort de cause naturelle, mais le détective le contredit et lui confie un bouquet de violettes de parme qu’il a trouvé dans la loge de la star en lui déconseillant de le renifler de près.


L’enquêteur privé se lance alors sur la piste du tueur en espérant que le public continue à ignorer les circonstances criminelles du décès.


Mais, quand M. Mangonot s’apprête à révéler à la presse et à la famille de la morte qu’il s’agit, en fait, d’un meurtre, Marius PÉGOMAS n’hésite pas à le séquestrer afin de mener à bien sa mission, le temps que le meurtrier pense avoir commis le crime parfait.


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AU LECTEUR
***
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, se présente :
Simple citoyen de Marseille devenu, par la force de s choses, le détective français le plus réputé, il va raconter ses merveil leuses aventures dans des livres numériques.
Chacun d'eux contiendra un romancomplet et absolumentinédit, de 3.000 lignes que, grâce aux progrès des moyens tech niques,OXYMORON Éditionspeut offrir au prix de moins deUNeuro.
En lisant, à chaque parution, ces romans stupéfiants plus saisissants encore parce qu'ils sont vrais, le lecteur ne pourra manqu er d'éprouver une émotion intense, et quand il en aura parcouru un, il voudra les connaître tous, car ils sont dus à la plume dePierre YRONDY, l'auteur deThérèse Arnaud, Espionne française.
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, est un type véritablement extraordinaire, qui, au milieu des situations les p lus tragiques, conserve sa bonne humeur, son ironie mordante et cette blague i nimitable chère aux enfants de la Canebière.
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, n'a pas son pareil pour ré soudre les énigmes les plus obscures. Et bien souvent, la police doit faire appel à sa collaboration.
Les romans de cette série pourront être mis entre t outes les mains. Ils sont le type parfait du roman familial.
Petits et grands se passionneront, et attendront av ec impatience la prochaine parution qui leur apportera trois heures de lecture saine et captivante.
***
EN VENTE PARTOUT SUR INTERNET.
Marius PÉGOMAS
DÉTECTIVE MARSEILLAIS *
**
***
UN DRAME AU PALAIS DE CRISTAL
De
Pierre YRONDY
***
**
*
CHAPITR EPREMIER
NE REPRÉSENTATION SENSATIONNELLE
Dès six heures et demie du soir, une vive animation avait commencé de régner aux environs du Palais de Cristal.
De minute en minute, la longue file de personnes qu i faisaient queue aux portes du célèbre music-hall marseillais, augmentai t de quelques futurs spectateurs.
Les nouvelles circulaient de bouche en bouche.
Depuis plusieurs jours, toutes les places étaient l ouées. On citait le cas de revendeurs qui avaient cédé les fauteuils acquis pa r eux, à des tarifs inconnus !
Seules restaient disponibles des places de galeries , qui ne pouvaient pas être louées.
Aux environs du music-hall, les cafés et les restau rants voyaient affluer les clients désireux d'être à proximité du music-hall p our y gagner leurs places dès l'ouverture des portes.
La représentation que donnerait ce soir le Palais d e Cristal compterait parmi les plus brillantes dans les annales marseillaises.
De grandes affiches étalaient partout les noms les plus connus, les plus aimés du public ! Un programme uniquement composé d e vedettes dont une seule suffirait à assurer le succès d'un spectacle !
Et, comme étoile :MARINA SERRA.
Marina Serra !
Pour chaque Marseillais, ce nom seul faisait bouill onner d'enthousiastes souvenirs.
Tout Marseille avait fredonné les chansons de Marin a Serra. Les premières chansons qu'elle avait chantées et qui avaient fait d'elle, inconnue la veille, l'une des plus grandes chanteuses de la ville !
Le succès de Marina Serra avait été foudroyant ! In compréhensible !
Dès qu'elle paraissait sur le plateau, les salves d 'applaudissements fusaient ! Et, après chacune de ses chansons, elle était acclamée par un public insatiable qui réclamait :
— Encore une ! Une autre !!!
Pourtant, malgré ses triomphes, vieux de sept ans d éjà, Marina Serra avait quitté la Cité Phocéenne.
Des engagements magnifiques avaient tenté la vedett e marseillaise qui avait entrepris des tournées dans le monde entier !
Sous tous les climats, elle avait connu les mêmes t riomphes, charmant les foules, les dominant par sa diction simple, sa voix prenante. D'ailleurs, son art échappait à toute critique. Et même ceux qui, voula nt l'analyser, le trouvaient primitif ne pouvaient échapper à l'emprise de la ch anteuse.
Et ce soir, de retour de ses tournées, Marina Serra faisait sa rentrée au Palais de Cristal, berceau de ses débuts.
Le Tout-Marseille élégant s'annonçait magnifique.
serait
présent
à
cette
re présentation
qui
Déjà, lors du retour de la chanteuse, une foule imm ense s'était portée à sa rencontre à la gare Saint-Charles !...
À huit heures un quart, une foule parcourut la file de futurs spectateurs.
Les portes s'ouvraient.
Ce fut la ruée, le débordement, malgré le service d 'ordre renforcé. Il était évident que les galeries ne pourraient pas contenir la foule qui, depuis de longues heures, s'était amassée.
Peu à peu, les spectateurs arrivaient, passaient da ns la salle.
Un brouhaha montait. On se reconnaissait, on s'exam inait, on critiquait les toilettes, on échangeait des propos divers, en atte ndant le début du spectacle.
Mais, dominant le tumulte des rires et des conversa tions, ces deux mots flottaient toujours, invisibles et tenaces, comme u n leitmotiv :
« MARINA SERRA » !
À neuf heures, devant une salle comble, le rideau s e leva sur le premier numéro.
Les artistes recueillaient tous leur part d'applaud issements. Mais, on sentait que toute la salle n'était venue là que pour Marina Serra qui passait seulement, après l'entracte, en seconde partie, au numéro deux .
Malgré tout, peu de spectateurs ayant loué leurs pl aces ne se trouvaient pas présents dès le début.
Mais l'impatience montait. La salle surchauffée éta it électrisée.
L'entracte parut interminable...
Le premier numéro de la l'inattention générale.
deuxième partie se déroula
au milieu de
On se recueillait.
On attendait l'étoile, la vedette ! Les mains étaie nt prêtes à applaudir, les bouches à hurler, dès l'apparition de la célèbre ch anteuse.
Dans les premiers rangs d'orchestre, Marius Pégomas et sa femme assistaient au spectacle avec un vif intérêt ! inté rêt qui, pour Flora, se doublait d'une curiosité professionnelle. L'épouse du célèbr e détective, avant de devenir me M Pégomas, n'avait-elle pas connu, elle aussi, des s uccès au music-hall ?
Enfin, le rideau tomba sur le premier numéro de la seconde partie.
Le leitmotiv éclata, triomphant :
— Marina Serra !
On l'attendait. Un long frémissement parcourut la s alle.
La première mesure de l'orchestre fit naître un sil ence soudain ! Un silence quasi religieux.
Le rideau hésita avant de s'élever vers les frises.
Soudain, les acclamations fusèrent ! Énormes ! Enth ousiastes ! Vibrantes !
La salle croulait littéralement.
Aux premiers rangs des galeries, les spectateurs s'étaient levés ! Des habits et des toilettes de soirée s'écrasaient sur le rebo rd des loges.
Visiblement émue par cet accueil la chanteuse s'arrêta.
On la détaillait.
Elle était réellement jolie, sous la lumière crue d es projecteurs. Toujours aussi svelte, aussi jeune que lors de son départ. S a face douloureuse, qui se tordait pour exprimer les souffrances des humbles, des simples, avait on ne sait quelle grandeur tragique, quelle sérénité irréelle. Les lourds cheveux noirs encadraient ce visage merveilleux qu'éclairaient le s feux de deux yeux bruns...
Lentement, toute simple dans la robe de velours ble u, Marina Serra s'approcha de la rampe.
Il sembla que, soudain, elle oscillait, elle trébuc hait.
L'émotion, sans doute !
On la vit porter les mains à son front...
Puis, soudain, s'écrouler.
Un long cri, poussé par des milliers de bouches, mo nta de la salle.
Déjà le plateau était envahi. Machinistes, régisseu r, artistes, hommes en habit, se précipitaient vers l'artiste, qui demeura it inerte sur le sol.
Des avant-scènes, des spectateurs s'étaient élancés .
Tous les spectateurs étaient debout. L'orchestre s' était arrêté. Le brouhaha le plus indescriptible sévissait, fait d'exclamatio ns, de réflexions, de cris, de conseils, d'appels, de protestations.
Le rideau tomba lentement, mettant sa barrière entr e la salle et la scène, au moment où, portée par deux hommes, la célèbre chant euse était emmenée vers les coulisses.
Indisposition passagère, sans doute.
La nervosité de la salle redoubla.
Ainsi, au moment où l'idole paraissait, impatiemmen t attendue, il fallait qu'un incident retardât encore l'instant...
Des curieux, qui avaient quitté leur place pour ten ter de se renseigner, se heurtèrent à une consigne sévère. Nul ne pouvait pé nétrer dans les coulisses.
Les demandes de renseignements se heurtaient à des réponses imprécises. On ne savait pas ! Ou, on ne voulait rien dire.
Mais, le malaise de Marina Serra se prolongeait.
Le rideau ne se relevait pas.
Le spectacle était interrompu. On n'avait même pas, comme il eût été aisé de le faire, modifié l'ordre du spectacle pour perm ettre à la chanteuse de se rétablir pendant que le numéro suivant occuperait l a scène.
D'ailleurs, cette mesure eut été mal accueillie, et, étant donnée l'agitation qui régnait dans la salle, il ne fallait pas songer à c e moyen pour ramener le calme.
Le public voulait Marina Serra !
Tout à coup, le rideau se releva.
En hâte, les spectateurs qui s'étaient dérangés refluèrent.
Mais, l'orchestre n'avait pas attaqué...
À mi-chemin, entre le plateau et les cintres, le ri deau arrêta sa marche ascendante et s'immobilisa.
Un régisseur parut.
Il annonça que l'indisposition de Marina Serra pers istant, la représentation était interrompue.
Cette nouvelle jeta la consternation.
Il fallait, en effet, que la vedette fût gravement souffrante pour que la
direction prît semblable mesure qui l'obligeait au remboursement des places.
Les spectateurs ne se hâtaient pas d'évacuer la sal le. Ils espéraient qu'une nouvelle annonce leur permettrait d'applaudir leur idole.
Soudain, venue on ne sait d'où, une nouvelle fusa !
Une nouvelle qui se heurta à l'incrédulité générale , tant elle était inattendue, impossible, invraisemblable, incroyable...
Marina Serra était morte !!!
Pourtant, des précisions arrivèrent, qui confirmère nt...