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Meurtre à la ligne

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Meurtre à la ligne - Une enquête du Capitaine Frank MeyerLe corps d'un homme est découvert dans le fleuve La Têt, accroché au bout d'une ligne, le fil de pêche autour du cou. Face à cette mise en scène, le capitaine Frank Meyer et son équipe de la Police Judiciaire de Perpignan se retrouvent confrontés à une affaire très délicate. La victime n'a aucun papier sur elle et le seul témoin n'est autre que le promeneur qui a repêché le corps en pensant avoir ferré un gros poisson au bout d'une ligne abandonnée.
Alain Ruiz est un auteur à succès franco-canadien de plusieurs romans vendus à près de 110 000 exemplaires. (Ian Flix, Les chroniques de Braven Oc, Bekhor...). Retrouvez-le dans une enquête de Frank Meyer


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Édition originale 2015
Alain Ruiz
Meurtre à la ligne
Une enquête de Frank Meyer
Copyright © Agnès Ruiz pour la couverture et Alain Ruiz pour le texte
ISBN :979-10-91305-76-1
Du même auteur
Série Les chroniques de Braven Oc (romans) 1.L’Épée de Galamus 2.Le Cri des Eaux salées 3.L'académie des homoplantes
Série Ian Flix,, l'écumeur des mers (Ian Flibus au Québec) 1.L'Île aux treize os 2.Les Joyaux de Pékin 3.La Ligue des pirates 4.La Terre des Géants 5.L'Escarboucle des sages 6.Les Oubliés de la Cité d'Or 7.Les Larmes du maharadjah
Série Bekhor 1.Le Jardin interdit 2.La Terre de glace
1
Marchant le long du fleuve La Têt, à Perpignan, Gilles Blainville jeta un coup d'œil à sa montre, 7h42. Il s'apprêta à faire demi-tour pour rentrer chez lui lorsqu'en contrebas du sentier il remarqua une canne à pêche plantée en bordure de la rive. Il balaya du regard les environs, mais ne vit personne. Intrigué, il descendit prudemment pour se rapprocher. Pêchant lui aussi à l’occasion, l’homme de quarante-neuf ans se saisit de la canne abandonnée dont la ligne tendait vers l’eau. Convaincu de la présence d’un poisson au bout, il commença par ferrer. En sentant de la résistance, il retira le frein du moulinet et ramena prestement la ligne.
— Purée, il est gros celui-là !
Craignant que le fil finisse par casser, Gilles Blainville régla le frein et le desserra progressivement au fur et à mesure que la prise se rapprochait. Il nota bientôt du mouvement à la surface et vit enfin le poisson s’agiter. Il resta cependant surpris en découvrant une carpe de près de cinquante centimètres.
— Ne me dis pas que c’est toi qui me donnes autant de fil à retordre !
L’homme continua de mouliner en sentant toujours une forte résistance. La seule explication qui lui parut plausible était la présence d’un fil secondaire sur la même ligne. Gilles Blainville en eut bientôt la confirmation et comprit qu’il n’en avait pas encore fini. Il en éprouva d’ailleurs une vive excitation qu’il n’avait pas ressentie depuis la fois où il avait ramené un brochet de soixante-douze centimètres. Du coup, il regretta de ne pas avoir su trouver le temps de venir pêcher ces derniers mois.
Le fil se bloqua brusquement, ce qui le fit aussitôt sortir de ses pensées.
— Non, pas ça ! Ne me lâche pas maintenant, si près du but !
Gilles Blainville tira par à-coups pour décrocher la seconde prise, mais en vain. Certain que la ligne finirait par se casser en continuant cette manœuvre, il coinça la canne et plongea sa main dans l’eau. Délicatement, il tenta de libérer le fil quand, soudain, une tête apparut à la surface. Des yeux sans vie croisèrent son regard horrifié.
Il se releva brusquement et manqua de peu de tomber à l’eau. Pris de panique, il se dépêcha de remonter la digue pour rejoindre le sentier. Le souffle court, il effectua quelques pas de gauche à droite, tout en regardant ce corps qui flottait maintenant avec un fil de pêche enroulé autour du cou.
Les mains posées au-dessus de sa tête et les jambes tremblantes, Gilles Blainville avait l’impression de vivre un véritable cauchemar. Le temps de reprendre ses esprits et de réfléchir à ce qu’il allait faire, il sortit son téléphone portable et contacta la police.
3
En fin de matinée, au poste de police, l’inspecteur Warincka cogna sur le montant de la porte restée entrouverte et entra.
— Le standard a reçu l’appel d’une femme qui prétend que son compagnon est introuvable depuis hier après-midi. Il s’agit d’un certain Pierre Duchêne, plombier-chauffagiste de profession...
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