Miroir Velazquez

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Une aventure rocambolesque à travers l'Andalousie Une interprétation inédite de l'oeuvre phare de Velázquez : les Menines Angel, gardien au musée du Prado, est assigné à la surveillance du chef-d'oeuvre des Menines de Diégo Velázquez. Comme tout observateur attentif à la composition, la question inhérente à cette oeuvre l'obsède : que peint Velázquez sur le tableau figurant dans le tableau ? Bien décidé à résoudre cette énigme, il se retrouve malgré lui suspect numéro un dans une sale affaire de vandalisme perpétré contre les Menines. Convaincu d'être le coupable désigné, le gardien s'enfuit, entraînant dans sa cavale la commissaire Tania Valestria.
Publié le : mercredi 10 janvier 2007
Lecture(s) : 291
EAN13 : 9782748197624
Nombre de pages : 485
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Miroir Velázquez
Jean-Marc Douay
Miroir Velázquez Polar
Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-9762-3 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748197624 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9763-1 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748197631 (livre numérique)
Merci à Françoise Bandini et Véronique Decrop, mes toutes premières lectrices, mon conseiller littéraire Humberto Barcena pour sa collaboration sans oublier Diégo Velázquez sans qui ce livre n’existerait pas..
Miroir Velázquez
La vérité appartient à tous et chacun a le droit de se tromper Je ne sais pas si le temps se réchauffe, mais à Madrid ce changement climatique passe totale-ment inaperçu. Il me semble même que depuis que les hordes wisigothiques se sont installées sur ce plateau castillan, les conditions atmos-phériques de la capitale sont restées les mêmes. À Madrid, depuis toujours, on fond en été et on se gèle en hiver. Et celui-là s’annonçait déjà, sans attendre la fin de l’automne. Une météo pourrie s’était abattue sur la ville depuis une quinzaine de jours et le froid avait fait sortir écharpes et casquettes. Unetapafrima, en de somme. L’ambiance et les gens, d’habitude spirituels et gais, prenaient l’air sombre des jours patients et bougons. Et à la tombée du jour, la ville en-tière semblait s’être enveloppée de la cape noire du complot.
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Miroir Velázquez
Dans les lourds bâtiments du musée du Pra-do, la solitude des ombres qui hantait les cimai-ses, accablait de sa désolation les derniers tou-ristes de la saison. Des seniors pour la plupart, meublant des parcelles de leur retraite avec quelques moments culturels. Il n’existe nulle part ailleurs, j’en suis certain, un endroit aussi désolant et lugubre que les longs couloirs et les salles de ce musée aban-donné par la foule qui s’y presse à la belle sai-son. Même si ses murs sont recouverts de quel-ques unes des plus grandes merveilles picturales au monde. Par beau temps, à travers les hautes fenêtres, le soleil inonde les vastes galeries d’éclats dorés et le sol, de beaux parquets faits en noble chêne d’Extremadura, exhalent une douce odeur de cire de la sierra de Grédos sentant le myrte. Pas aujourd’hui. Pas en cette fin d’après-midi où seul l’ennui avait pris possession de toute chose, pesant bien plus que d’habitude aux épaules des gardiens. Et les gardiens n’aiment pas l’automne. En-core moins l’hiver. Leur mission est de surveiller pendant des heures. Sans une foule raisonnable sur laquelle avoir l’œil, des idées de suicide se saisissent même de quelques-uns tôt ou tard. Pas moi.
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