Mort à Belle-Île

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Louis Bardeloup, célibataire caractériel et déjanté, habite avec sa mère après une carrière à la marine interrompue par un grave accident de travail. Vivant d'allocations et de petits trafics liés à la pêche, l'homme accepte mal son statut de paria au sein de la communauté insulaire. Un jour d'été, au retour de pêche, il rencontre une jeune inconnue et sa vie bascule. Une histoire où se mêlent secrets de famille, manipulations et faux-semblants. La fin est tragique, hystérique et démentielle.
Publié le : mercredi 10 février 2016
Lecture(s) : 7
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342048063
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342048063
Nombre de pages : 206
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Mon Petit Éditeur
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À mon ami Pascal, pour sa précieuse collaboration
Nul ne guérit de son enfance Jean Ferrat
Vendredi 17 juillet 1 Manon attendait patiemment le retour de la chaloupe. Elle savait que le pêcheur rentrait vers midi avec son lot de crustacés. Elle l’apercevait souvent se pointer à l’entrée de l’anse de Goulphar et aujourd’hui elle avait décidé d’aller à sa rencontre. La jeune femme avait connu Belle-Île dans sa prime jeunesse et elle y revenait régulièrement depuis quelques temps pour y vivre des moments à la fois paisibles et passionnants dans une nature et un cadre de vie exceptionnels. Elle s’intéressait à tout et n’en finissait pas de s’extasier en parcourant « le caillou » à pied et à vélo. Passionnée de photographie, elle avait souvent immortalisé le pêcheur de Goulphar et sa barque bleue tant ils faisaient partie du paysage. Les photos partaient aussitôt alimenter ses albums sur son compte Facebook. Loubar était d’un naturel peu loquace et un tantinet bougon, surtout quand il s’agissait de curieux s’intéressant de trop près à ses activités, mais cette fois il n’hésita pas à entamer la conversation avec cette jeunette avenante et délurée qui lui souriait avec un petit air mutin : — Bonjour jeune fille ! Je le dis avant que vous posiez la question, c’est des araignées, des tourteaux et des homards ! Manon sourit en opinant et ne put que répondre qu’elle connaissait évidemment ces bestioles et qu’elle adorait les déguster.
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L’homme était quelque peu interloqué, intrigué même, par l’aplomb de cette jolie inconnue et il n’hésita pas à la tutoyer : — Moi c’est Loïc, toi c’est qui ? — Rozenn. — Rozenn ! Ah, tiens, c’est ben breton ça, Rozenn. Et tu viens d’où, comme ça ? T’as de la famille ici ? — J’habite à Paris. Je viens souvent à Belle-Île et j’aime beaucoup ce coin de Goulphar. Elle ne répondit pas à la dernière question et Loubar n’insista pas de peur de passer pour un vilain curieux. Il ajouta : — Des parigots, y en a des tonnes ici en été. Et pas toujours très sympas. Tu loges au Castel ? — Non, je fais du camping. — Tu fais du camping !… Seule ? T’as pas peur ? Et tu campes où ? Surprise par les questions directes du personnage, Manon resta très vague sur le sujet. — Je fais du camping sauvage, je bouge beaucoup. Louis Bardeloup, dit Loubar, avait flashé sur cette jolie jeune femme opportunément tombée du ciel et il ne voulait pas rater une si belle occasion. — Si tu veux, je peux t’emmener un de ces jours. Y en a pour deux ou trois heures selon la marée et l’état de la mer. Manon fut surprise par l’invitation mais n’hésita pas un seul instant. S’il ne l’avait pas fait, elle le lui aurait demandé. — Ben oui ça m’intéresse ! répondit-elle avec un immense sourire. — T’as pas le mal de mer ? — Pas de souci, j’ai le pied marin ! Demain c’est possible ? J’aimerais voir les recoins de la côte sauvage depuis la mer.
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Rendez-vous fut pris pour le lendemain à 10 heures. Louis empoigna ses sacs remplis de crustacés, les fourra dans le coffre de sa vieille Clio et partit livrer son butin à sa filière.
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