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Trois ans que Lara n'a pas revu Martin. Aussi lorsqu'elle arrive sur la scène de crime, le choc est rude... Flic à la PJ de Marseille, la jeune femme se lance dans une enquête qui la plonge dans un passé qu'elle croyait révolu. Certains aveux ébranlent ses certitudes, mais elle ne vacille pas. Un site de rencontres et de mystérieux messages brouillent les pistes. "Ne donne que ce qui t'appartient!" Après bien des rebondissements, les recherches conduisent l'enquêtrice jusqu'aux portes d'un couvent. Peu coopératives, les religieuses se murent dans le silence. Sûre qu'elles détiennent certaines pièces du puzzle, Lara ne lâche rien. Le chemin qui mène à la vérité est surprenant et semé d'embuches. Le passé peut parfois tuer... «?La force ne réside pas dans une capacité physique, mais dans une volonté infaillible.?» Gandhi
Publié le : jeudi 26 novembre 2015
Lecture(s) : 8
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342045062
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342045062
Nombre de pages : 300
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Yvie Lacoste ONLINE
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 175, boulevard Anatole France 93200 Saint-Denis – France IDDN.FR.010.0120407.000.R.P.2015.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2015
À Wilfried et Romain.
Prologue
Frigorifié, Martin releva le col de sa veste avant de consulter sa montre qui affichait déjà 20 h 18. Dans le square désert un vent froid soufflait en rafales, la nuit promettait d’être glaciale… Cela faisait un nombre incalculable de fois qu’il se demandait pourquoi la femme dont il était tombé follement amoureux six mois plus tôt, lui avait fixé cet étrange rendez-vous. Persuadé qu’elle parta-geait ses sentiments, il n’avait pas compris son brusque éloignement. Il était d’abord resté deux longues semaines sans nouvelles, avant de recevoir un mail laconique lui expliquant qu’elle avait besoin de faire un break. Un mois de plus s’était écoulé et contre toute attente, ce matin elle l’avait appelé. Au téléphone, il n’avait pas reconnu sa voix d’ordinaire si enjouée. Elle n’avait voulu répondre à aucune de ses questions, il fallait juste qu’ils se voient, vite, très vite. Devant l’insistance de Martin qui souhaitait davantage d’explications, elle avait simplement ajouté d’un ton pressant « viens, je t’en prie, c’est vraiment très important » puis elle avait raccroché. Qu’est ce qui pouvait être aussi important ? Martin sentait confu-sément que quelque chose lui échappait… L’image de la jeune femme flotta un instant dans son esprit. Culti-vée, pétillante, elle semblait tout le temps en mouvement. Lorsqu’elle riait, elle avait cette façon bien à elle de rejeter la tête en arrière qui la rendait irrésistible. Il aimait sa crinière dorée qu’elle ne tentait même pas de discipliner. Et puis… elle était sans doute sa dernière chance. Mais bon Dieu, pensa-t-il rageur, pourquoi ? Il espérait sans trop y croire que leur rencontre de ce soir apporte-rait une réponse, mais une fois de plus l’idée qu’il ne savait pas grand-chose d’elle s’imposa. Une aura de mystère qu’elle semblait entretenir à grand soin enveloppait son existence.
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Il entendit la demie de 8 heures sonner au clocher de Saint-Sulpice, elle n’allait plus tarder… Agacé d’attendre, il jeta un coup d’œil autour de lui avant d’allumer sa deuxième cigarette. Un brouillard épais collait au pay-sage, les rares lampadaires du square distillaient une faible lumière jaunâtre que Martin trouvait lugubre. Pour tout arranger, une pluie froide et fine s’était mise à tomber. « Si elle n’est pas là dans cinq minutes, pensa-t-il, je m’en vais ». Brusquement, il se retourna pour fouiller du regard la masse sombre des feuillages. Depuis son arrivée, il avait la désagréable im-pression d’être observé. Refoulant un sentiment de malaise, il s’autorisa un petit sourire de dérision à son encontre. C’est à ce moment qu’il l’aperçut. Elle avançait d’un pas rapide, enveloppée d’un long manteau sombre flottant autour de sa sil-houette. Le visage enfoui dans le large col relevé, il ne distinguait d’elle que sa chevelure. Elle se retourna brièvement comme pour s’assurer qu’elle n’était pas suivie, puis se mit à courir dans sa direction pour abolir la ving-taine de mètres qui les séparait. Alors qu’il s’apprêtait à la recevoir dans ses bras, elle stoppa net sa course à quelques centimètres de lui. Immobile, elle leva lentement son visage pour planter son regard dans le sien. Martin eut soudain l’impression qu’un éclair vrillait la nuit, la surprise le disputait à l’incompréhension. Il n’eut pas le temps de se ressaisir, un bruit de pas dans son dos détourna son attention. Par réflexe, il tourna la tête une fraction de seconde. À ce moment une douleur effroyable lui déchira la poitrine, alors que dans le même temps les mots qu’elle prononçait explosaient dans sa tête. Il voulut s’appuyer à elle, mais déjà elle n’était plus là… Vacillant, bien plus terrifié par la révélation qu’il venait d’avoir que par la douleur, Martin baissa les yeux sur sa chemise qu’une large tache assombrissait. Lorsqu’il retira sa main, elle était rouge et pois-seuse, il s’effondra.
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1 Lara retourna une carte, la dernière ! se dit-elle. Passionnée par les tarots et toutes les cartes en général, elle avait toujours plusieurs jeux à portée de la main. Zut, la foudre près de l’arbre signifiait quelque chose de fort et dé-finitif. De toute façon, ces figures indiquaient toujours un violent changement. La mort peut être… Elle les recouvrit rapidement avant de les retourner une fois encore. Hum, un lien avec l’amour, étrange… Foutu téléphone ! Agacée elle décrocha pour que la voix de Tixier lui écorche aussitôt les oreilles. Elle détestait ce type. Non content d’être aussi froid qu’un iceberg, le patron de la PJ était aussi un miso-gyne convaincu. — Où ? Square Victor-Hugo ? J’arrive ! Plantant là son jeu de cartes, elle rafla sa veste au passage avant de foncer vers la porte. Deux minutes plus tard alors que les phares de sa voiture per-çaient le voile de bruine, la jeune femme ne put s’empêcher de penser qu’elle aurait bien aimé passer une soirée tranquille dans son monde douillet. Encore une contradiction… Elle n’eut pas le temps de s’appesantir davantage sur ses idées de confort, déjà la lumière bleutée des gyrophares se découpait dans la nuit. Elle ralentit pour venir se garer en double file et sortit preste-ment de son véhicule pour s’avancer vers le petit groupe d’hommes qui se tenait à quelques pas. Adressant un bref salut à ses collègues en uniforme elle s’approcha de Luis dont la haute silhouette ne passait pas inaperçue. En grande conversation avec le légiste et Ruffier le chef de la police scientifique, son équipier l’avait regardé arriver sans s’interrompre.
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— Bonsoir, lança-t-elle à la cantonade avant d’apercevoir le corps. Sans attendre de réponse, elle franchit le ruban de plastique qui délimitait le périmètre de sécurité et s’avança. Immobile elle observa un instant la victime, se demandant si elle ne rêvait pas. Une sensation de vertige déferla en elle, lui laissant l’impression désagréable qu’un poing d’acier venait de la percuter en plein esto-mac. Déstabilisée, elle ferma les yeux un bref instant pour essayer de se ressaisir et calmer les battements désordonnés de son cœur. Lui ? Impossible, et pourtant… — Le coup a sectionné l’aorte, annonça Luis qui s’était approché, le corps ne porte aucune trace de défense. Le légiste situe la mort aux environs de 20 h 45. D’après lui, l’arme du crime serait une lame étroite et très effilée. Il nous en dira plus à l’autopsie. — La mort a été instantanée je suppose, dit Lara en se détournant. — Pour ainsi dire, oui. Bien sûr il n’y a aucun témoin… — La police scientifique a trouvé quelque chose ? — Pour l’instant, rien de probant. Peut-être une trace dans le sol plus intéressante que les autres. — Quel genre de trace ? — Ruffier pense qu’elles pourraient provenir d’une chaussure de femme. Les gars de son équipe sont en train de faire des empreintes. Pas sûr qu’elles soient exploitables d’ailleurs, le sol a probablement été piétiné par les gens qui ont découvert le corps. Lara observa un instant ses collègues en combinaisons blanches occupés à finir les moulages dans le sol. — On a son identité ? demanda-t-elle en désignant la victime du menton. — Oui, il avait son portefeuille sur lui. À l’intérieur, 60 euros en espèces et sa carte de crédit. Ses papiers le désignent sous le nom de Martin Lescure, 42 ans. Il est à noter qu’il porte une montre de valeur au poignet. — Ça nous apprend juste que le vol n’est pas le mobile du crime, murmura Lara. — Exact, mais ça ne ressemble pas non plus à un règlement de comptes…
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