Par la barbichette

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Mais pourquoi Jérôme avait-il accepté de rendre ce service ? Certes, Antoine était un ami d'enfance et Jérôme lui était redevable de beaucoup… Et même plus. Mais chut ! De là à risquer sa réputation… N'aurait-il pas été mieux pour lui, en ce soir du 5 juillet 2006, de regarder le match de la demi-finale de la Coupe du Monde de football, France Portugal, dans son salon, tranquillement ? Bien sûr, tout avait été bien préparé, pensé, prévu… Donc, rien de compromettant ne pouvait arriver. Rien ? Normalement, non. Mais, normalement, Jérôme n'aurait pas du se trouver de ce côté-là du délit. Alors…
Publié le : lundi 20 juin 2011
Lecture(s) : 228
EAN13 : 9782304020540
Nombre de pages : 179
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Titre
Par la barbichette
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Titre Jean-François Goujon
Par la barbichette
Polar
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-02054-0 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304020540 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-02055-7 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304020557 (livre numérique)
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Par la barbichette
CHAPITRE1 :LE VOL
Tout s’était passé comme prévu. J’étais dans la maison.Facile ? Non quand même pas. C’était la première fois que je commettais un délit de cette importance (Je ne trouvais, en effet, pas d’autre mot pour qualifier ce que je m’apprêtais à accomplir). Moi, l’honnête homme ! Non, non l’expression n’était pas exagérée.Et je n’en menais pas large. Je sentais une pression énorme dans ma poitrine. Comme un malaise. Pourtant, j’avais l’habitude de faire du sport.Là, je me trouvais à pied d’œuvre et ne pou-vais plus reculer.Je connaissais très bien la maison. C’était une jolie bâtisse comme on en trouve dans ce beau quartier d’Angers, précisément avenue Jeanne d’Arc. Un bâtiment en pierre de deux étages. J’y étais parvenu sans peine, à pied, ne rencontrant quasiment personne, afin d’atteindre la proprié-té par l’arrière qui donnait sur une ruelle étroite.
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Celle-ci permet aux habitants de s’approcher de leur demeure en voiture pour notamment dépo-ser des courses. Une venelle très discrète, sur-tout la nuit, d’autant plus qu’un mur cachait cette entrée de la plupart des voisins. Je savais que ces derniers n’étaient pas nombreux, loin de là. Les plus proches étaient partis en vacan-ces. Personne ne m’avait vu. J’en étais sûr. J’avais seulement constaté à quel point le cris-sement de mes pas sur le gravier de cette ruelle devenait soudain retentissant. Je ne l’avais alors jamais remarqué.Il est vrai que je passais très rarement par l’arrière et encore moins souvent en pleine nuit.Franchir le mur du jardin fut une formalité, malgré l’écouteur du baladeur radio que j’avais gardé sur une oreille. Hé, oui, nous étions le mercredi 5 juillet 2006 et je suivais la retrans-mission du match de football, France - Portu-gal. La France, chose inimaginable quelques semaines plus tôt, disputait la demi-finale ! J’avais eu, lors de ma promenade, l’impression d’être le seul piéton dans les rues à cette heure.J’avais hésité à perpétrer mon méfait ce soir-là : les jours sont longs à cette époque de l’année et j’avais craint de croiser des connais-sances. Je m’étais donc affublé d’un postiche parfaitement ridicule. Avec mon « commandi-taire », nous avions fait le pari, deux jours plus
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