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Penses-y quand tu seras mort !

De
101 pages
Zack ne se doute pas de ce qui l'attend en entrant dans ce bistrot. Le temps d'avaler son crème et le v'là mort. Franchement y'a de quoi s'émouvoir. A sa place, tu ferais quoi ? Chiche que tu chialerais comme un môme. Zack, c'est pas le genre. Lui, il veut savoir qui et pourquoi on l'a flingué. Même si pour ça, il doit refaire la déco au parabellum 9 mm. Mais Zack va très vite découvrir que le paradis n'est pas si loin de l'enfer et qu'il n'est qu'au début d'une nouvelle existence. Toi aussi, suis ses traces et penses-y quand tu seras mort !
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tu seras mort
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Éditions Le Manuscrit


© Éditions Le Manuscrit, 2006
www.manuscrit.com
communication@manuscrit.com

ISBN : 2-7481-7217-5 (fichier numérique)
EAN : 9782748172171 (fichier numérique)
ISBN : 2-7481-7216-7 (livre imprimé)
EAN : 9782748172164 (livre imprimé)
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CHAPITRE 1


Ami, je t’annonce d’emblée la couleur : Mercredi
14 décembre, je suis mort. Ouais mort, dead,
macchabée, viande froide… C’est un fait. Lundi
encore, je roulais des mécaniques, je matais les
pépées dans la rue, je mettais de l’après-rasage sur
mes joues… Bref, tout roulait mais là, faut se
rendre à l’évidence, je suis raide mort de chez mort.
Ensuite, faut que j’t’avoue un truc : l’au-delà, c’est
pas aussi couillon qu’il y parait. On se fait tout un
patacaisse de cette histoire, moi, je suis passé à
trépas sans même m’en apercevoir. J’étais tranquille
en train de siroter mon café au troquet et la
seconde d’après, j’étais ici.
Je suis mort et ce n’est finalement pas aussi
différent que de mon vivant. Ouais, en réalité, on se
raconte beaucoup de charres. Au catéchisme, on
m’avait dit : en bas, il y a l’enfer et le paradis en
haut. En réalité il y a plein d’étages intermédiaires.
Figure-toi qu’on crèche tous dans des immeubles.
Y’a pas de maisons individuelles, où alors j’ai mal
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vu, mais faut dire que pour faire le tour du quartier,
faut sacrément pédaler… Bref, on t’attribue une
turne en arrivant un peu comme dans un club de
vacances.
Le truc, c’est qu’on te refile ta piaule en fonction
de critères aussi obscurs qu’incompréhensibles.
Bref, c’est un peu à la tête du client. Et ma tête elle
vaut pas grand’chose visiblement.
Mais je manque aux usages. Vu qu’on s’connait
pas et pour te faire une idée, laisse moi te faire un
descriptif du personnage : je suis, ou plutôt j’étais,
un mec à tomber ! Toutes les souris te le
diront : Brun, 1 m 80, des biscotos taillés dans la
masse, un vrai tombeur. Au fait, je me prénomme
Zack et j’ai 36 ans, 36 ans pour l’éternité.
Hier, je suis donc passé chez le patron et j’ai
hérité d’un petit studio commak, en rez-de-
chaussée. Oh, y a des avantages : j’ai le chauffage au
sol, c’est bon pour mes arpions et j’ai pas les
esgourdes anémiées par les cantiques des locataires
èmedu 4 . Les murs sont barbouillés de blanc, ça
manque de meubles mais j’ai jamais été porté sur
les choses matérielles et en plus, maintenant, j’en ai
plus vraiment grand chose à foutre. Le hic, c’est la
discothèque au sous-sol : ça fait la foiridon, ça crie,
ça rigole satanique… 24 h sur 24. Impossible de
fermer l’œil.
Pour en écraser, je vous refile l’adresse ! Mon
voisin m’a dit qu’au bout de quelques années on
s’habitue…
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