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Pièces détachées

De
249 pages
Une nouvelle forme d'horreur est née. À vous vitrifier le cambouis sous les ongles… Honte de la profession… Profanateur d'objets de vénération… Mécano sans permis — c'est tout dire. La peine de mort étant abolie, et sauvé par la prescription, un repenti de la mécanique passe aux aveux. Suivez le manard ! De la fouille systématique des bagnoles et de l'exploitation des butins aux accrochages réduisant les caisses à l'état d'épaves, en passant par tout l'éventail des vols, "étourderies" et autres délires, tout y est. Après, vous ne vous étonnerez plus qu'un barjo dissimule des morceaux de cadavre dans le garage, et menace de dézinguer les graisseux en commençant par votre serviteur…
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Le Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com communication@manuscrit.com ISBN : 2-7481-5713-3 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748157130 (livre numérique) ISBN : 2-7481-5712-5 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748157123 (livre imprimé)
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1 – Braillat ! ! prends la fourgonnette, embarque Ducat et foncez à la réception ! Il y a des dépannages ! Ce type qui me brusque de si mauvais matin, c’est Julien. Mais il faut l’appeler Monsieur Julien. Il est chef d’équipe. C’est mon supérieur hiérarchique. Dans ce garage, dès qu’un mec est chef, on lui donne du prénom, du monsieur, et on dit vous, façon vieux mafioso des familles. Julien est tout en bide. Un bide monté sur cannes de serin. De profil, c’est terrible ! Un ballon de baudruche au bout d’une ficelle. Il me fait penser aux décurions d’Uderzo. Attention, ces personnages de BD ne sont pas des caricatures du gros Julien. Ils sont le gros Julien. Jusque dans ses bajoues, son œil adipeux, ses lèvres émincées. Quand il m’engueule – c’est-à-dire à tout bout de champ –, je vois très clairement dans l’air des explosions, des tourbillons, des Paf ! des Bong ! des molaires qui volent et tout plein d’étoiles. Je ne peux pas m’en empêcher. Ça vient tout seul. « Tu trouves pas le trou ! Tu veux qu’on mette du poil autour ? ! ». C’est le genre de réflexions qu’il sort si j’ai le malheur d’en chier pour faire prendre une vis mal placée. Voyez la légèreté de l’humour. Sans compter que
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ça lui va bien de lancer des trucs pareils : à plus de quarante piges il vit toujours avec sa mère. Vu que je ne bouge pas et que je me marre doucement, Julius – surnom logique – reprend d’un ton faussement affable en me désignant ses yeux d’un index courtaud et boudiné : – Regarde-moi là… Pas là… (il montre sa poitrine). Là… (il me redésigne ses calots). Quelque chose me dit que Louis de Funès a sévi dans le Grand Film du dimanche soir… – Ce matin, qu’il poursuit, il fait énormément froid… et il y a énoôormément de dépannages… Alors tu ne perds pas de temps… Il s’interrompt et me demande intrigué : Pourquoi tu ris bêtement ? – Mais enfin, monsieur Julien, que je lui sors d’un ton chambreur, vous savez bien que je n’ai pas le permis. De ce fait je vais être obligé de rester ici pendant que les copains vont aller se geler par moins quinze degrés… Il semblerait que Julius ait oublié ce léger détail. Le rappel de cet inqualifiable manquement à mon devoir de mécanicien envers mon employeur nourricier lui en fait tomber les bajoues, jusqu’alors héroïquement hissées par un sourire hypocrite. Fini de plaisanter ! Le chef se métamorphose. Il redevient chef. Va y avoir des Paf ! Bing ! Boum ! dans l’air. Un vrai feu d’artifice… – Bordel ! Quand est-ce que tu vas le passer ce permis ? ! ! – Enfin monsieur Julien, que je lui dis désolé, j’en ai pas besoin, moi, du permis. Mais si ça peut rendre service au garage, vous pouvez toujours me le payer… Soyons clair d’entrée. Je l’avoue ! Je suis la honte de la profession. Une hérésie ambulante. Un profanateur d’objets de vénération. Non content de ne pas avoir
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