Plongée au-dessous d'un banc de poissons

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Le corps d'une jeune femme, atrocement mutilé, est retrouvé dans un luxueux appartement. Luc Nolant est chargé de l'enquête. Alors que l'affaire se révèle être bien plus complexe qu'il n'y paraît, Luc se retrouve confronté à son passé. Une ancienne vie dont il aurait voulu tout oublier. Il devra pourtant passer outre ses récents troubles physiques pour faire face à un univers sordide ainsi qu'à ses propres démons...
Publié le : mercredi 27 janvier 2016
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342047455
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342047455
Nombre de pages : 248
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Josselin Rippert PLONGÉE AU-DESSOUS D’UN BANC DE POISSONS
Mon Petit Éditeur
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Prologue Elle continue de ramper, puisant dans le peu d’énergie qui lui reste. Un pied s’abat brutalement sur sa main droite, stoppant net sa ridicule tentative de fuite. Elle hurle lorsque le talon aiguille de la chaussure lui transperce la peau et s’enfonce dans sa chair ; la douleur est insoutenable. Elle sent qu’on la saisit par les chevilles et qu’on la tire en arrière, si violemment, que le frottement contre son tapis à caractères chinois, lui fait comme une brûlure. Personne ne peut plus rien pour elle. Elle éclate en sanglot, et prie pour qu’ils en terminent rapidement ; mais connaissant ses agresseurs, elle sait pertinemment que ça ne sera pas le cas, et qu’elle doit se préparer à une lente agonie. C’est bien la dernière chose dont elle pouvait être certaine en ce bas monde.
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1 Il y a des matins, où sans savoir pourquoi, ça ne va pas. On se sent différent, mais sans vraiment pouvoir expliquer ce qui cloche. C’était un de ces matins pour Luc. Levé trop tard, la gorge sèche et la tête lourde. Dehors c’était le déluge, un de ceux qui vous faisaient bénir le ciel d’avoir un toit. Il s’était passé quelque chose, il le ressentait, et les appels manqués sur son portable le confortaient dans son idée. Tant pis, il y a des matins comme ça, où on ne peut pas partir de chez soi sans avoir bu un café. Il pleuvait toujours quand Luc arriva devant l’immeuble, une pluie sale et collante qui jouait parfaitement son rôle d’entremetteuse. Luc aperçut son chef à l’intérieur du bâtiment, il avait l’air très agité et ressemblait à une grosse marionnette gesticulante. Ça ne tarda pas, à peine rentré le commandant Leval fonça sur lui, le pas lourd et le regard noir. « Non mais tu te fous de ma gueule, Nolant ! — Je viens d’être prévenu, j’ai fait aussi vite que possible. — C’est ça, ben continu de faire aussi vite que tu peux et monte c’est au deuxième. » Le hall d’entrée était semblable à celui d’un hôtel quatre étoiles, sauf qu’il y régnait une tension bien particulière, que Luc ne connaissait que trop bien ; il savait qu’au deuxième il serait
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face à un cadavre, et en voyant un des flics sortir de la pièce et vomir dans un pot de fleurs, il savait aussi que ça n’allait pas être beau à voir. En entrant, il se sentit comme un étranger, un type pas à sa place qui n’avait aucune envie de s’attarder sur ce qui occupait l’attention de tout le monde. Certains prenaient des photos, d’autres écrivaient des notes sur de petits calepins. Luc dut contourner un groupe de flics, pour voir le corps, et là encore un profond sentiment de malaise l’ébranla. Tout en observant le cadavre de la jeune femme, il se dit qu’il n’avait aucune envie d’être celui qui allait devoir chercher et comprendre pourquoi une fille finit par se retrouver étendue nue sur la moquette, une chaîne autour du cou, le corps marqué de multiples sévices. « Inspecteur Nolant ? — Oui. — Harry Guilbert, je crois que nous allons devoir faire équipe sur cette affaire.Ah oui, et sur ordre de qui ? — De ceux qui décident de qui doit faire équipe avec qui ! » répondit-il dans un demi-sourire. Luc balaya cette remarque d’un haussement d’épaules. Harry était un peu plus grand que lui, il avait de courts cheveux châtains, le teint plutôt mat et des yeux bleus qui scrutaient Luc d’un air curieux. « Je vous fais le topo ? — Allez-y. » Harry jeta un coup d’œil sur ses notes. « La fille s’appelait Naomi Cardot, elle avait 21 ans, on se trouve dans son appartement, à première vue c’est l’œuvre d’un sadique, un tordu, vu les blessures, on en saura plus après l’autopsie. Ce qui est sûr, c’est qu’elle a été torturée, et pas qu’un peu ! Soit on voulait la faire parler, soit la faire souffrir.
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