Protection rapprochée

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Frank Parker est loin d'être au sommet de sa forme. Et ce n'est pas son job de privé, spécialisé dans les flagrants délits d'adultère qui lui permet de s'épanouir. Pourtant, il y a quelques années, tout se présentait plutôt bien. Membre des services secrets, il s'était forgé une réputation solide dans la protection rapprochée. Jusqu'au jour où tout a basculé. Une opération qui tourne mal et la mort d'un client dont Frank porte la responsabilité. Il démissionne et, l'alcool aidant, s'éloigne de celle qu'il aime. Quelques années plus tard, Rebecca, une vieille amie, le contacte. Elle a besoin d'aide et demande à Frank de protéger sa fille. Mais un homme qui s'est lui-même perdu peut-il représenter une planche de salut ?
Publié le : mardi 7 novembre 2006
Lecture(s) : 220
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EAN13 : 9782748176681
Nombre de pages : 341
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Protection rapprochée
Francis Panot
Protection rapprochée
POLAR
Le Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com communication@manuscrit.com ISBN : 2-7481-7669-3 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748176698 (livre numérique) ISBN : 2-7481-7668-5 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748176681 (livre imprimé)
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PROLOGUECopper Harbor, Etat du Michigan. Hiver 1991. « Monsieur Parker ? » Quelques secondes s’écoulèrent sans la moindre réponse. L’homme s’apprêta à réitérer son appel. « Monsieur P... – Oui ! » s’entendit-il répondre à l’autre bout du téléphone. La voix avait quelque chose de rauque comme si son correspondant venait de se réveiller ou de se gargariser avec du gravier. « Qui êtes-vous ? demanda Parker en se raclant la gorge pour terminer sa phrase sur un ton plus net. – Je crains, hélas, que mon nom ne vous dise pas grand chose ; je m’appelle Hawkins, Edward Hawkins et je représente Monsieur Montgomery, peut-être ce nom vous est-il plus parlant ? » Parker tentait de dissiper la brume qui lui voilait le cerveau pour le moment, résultat d’un abus de la veille. Le nom lui disait effectivement quelque chose. Il appartenait à une grosse légume qui allait s’engager dans la course aux élections présidentielles si sa mémoire ne lui faisait pas défaut ce qui était rarement le cas, même après une bonne cuite. Il se rappelait avoir lu quelques
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lignes à ce sujet dans le journal local, plusieurs jours auparavant. Oui ! Une photo accompagnait même l’article : l’homme devait avoir dépassé la cinquantaine et posait aux côtés d’une femme qu’il supposait être la sienne et qui aurait pu faire passer Nancy Reagan pour un top model. Lui-même n’avait rien d’un fantasme féminin ; il était plutôt rondouillard, le cheveu blond et rare et un sourire qui le transformait en parodie d’homme politique mais évoquait aussi un vague lien de parenté avec un requin. « Monsieur Parker ? insista Hawkins d’une voix de laquelle perçait un début d’impatience. – Oui, je vois qui est votre homme. Qu’est-ce que vous me voulez ? demanda Parker sans faire l’effort de prendre l’air aimable et sur un ton qui voulait dire « Qu’est-ce qui vaut la peine que vous me fassiez chier en pleine gueule de bois ? » L’homme était bref et concis dans ses propos. « Voilà, je vous résume la situation en quelques mots. Monsieur Montgomery va très bientôt débuter une tournée à travers les Etats Unis et nous souhaiterions vivement que vous assuriez sa protection... » Parker le coupa net. « Désolé, je ne fais plus ce genre de travail. » L’homme ne laissa pas le temps au silence de s’installer dans la conversation. « Mais, Monsieur McNeal vous a chaudement recommandé, il nous a dit que vous étiez le meilleur dans votre partie ! » poursuivit-il en guise de brosse à reluire. Parker esquissa un sourire en se remémorant la phrase que McNeal rabâchait sans cesse quand il faisait partie de l’équipe Alpha :
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