Randonnée Mortelle

De
Publié par

Un inspecteur de police parisien taciturne qui enquête de manière peu commune; Une romancière bouquiniste qui habite un petit village des Pyrénées Atlantiques et qui soulage les âmes perdues avec ses dons de médium; Un tueur en série obsédé par son drame familial et qui est persuadé que des voix lui disent de le reproduire; Tout ça baigné dans l'étrange, le suspense et la loufoquerie de chaque acteur de ce thriller.
Publié le : mardi 24 mai 2016
Lecture(s) : 0
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791026205623
Nombre de pages : non-communiqué
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Marie Caritas
Randonnée Mortelle
© Marie Caritas, 2016
ISBN numérique : 979-10-262-0562-3
Courriel : contact@librinova.com
Internet : www.librinova.com
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Débuté en Février 2002
Christopher Benois était un inspecteur un peu spécial au sein de la brigade criminelle de Paris. Il s’était taillé une réputation de flic solitaire. Ses collègues l’évitaient car ils étaient impressionnés et, en même temps, effrayés par ses capacités. L’inspecteur Benois pouvait recréer ce que le tueur avait fait d’après la scène de crime. Ayant découvert ses facultés, ses supérieurs l’envoyaient enquêter sur les rares cas de tueurs en série en France. Le dernier avait été particulièrement éprouvant pour Benois parce que le désaxé s’en prenait à des enfants. L’inspecteur était revenu du Nord-est avec le moral dans les chaussettes et une haine énorme pour le détraqué. Il travaillait généralement seul, il avait eu des partenaires mais ils n’avaient pas résisté longtemps au mode de travail de Benois qui s’impliquait complètement dans l’affaire. Ils avaient surtout du mal à supporter les mises en situation que Christopher rendait vivantes en se comportant comme l’auteur des meurtres.
Personne ne lui connaissait de vie sentimentale depuis le décès de sa femme, elle avait succombé à un cancer du sein. Benois était bel homme, les cheveux blonds foncés mi-longs, des yeux noirs et un corps à rendre jaloux tous les mannequins masculins. Les femmes étaient attirées par son physique et son air d’inaccessibilité était un irrésistible défi à leur féminité. Elles essayaient de le retenir auprès d’elles par divers moyens mais Christopher prenait ce qu’il voulait et les laissait avec leurs désillusions. Il était un véritable gentleman dans ses ruptures, disant que c’était de sa faute si cela n’avait pas marché, que depuis la mort d’Isabelle aucune femme ne le comblait comme elle l’avait fait.
Aujourd’hui le Commissaire Bouillaux avait convoqué son marginal de service.
– Alors Benois, comment ça va là-dedans, demanda-t-il en montrant sa tête ?
– Bien merci. J’ai récupéré depuis l’affaire Cresaut. Cette mise au vert m’a permis de me documenter sur les méthodes utilisées par les américains. Très intéressant.
– Formidable.
Le Commissaire alluma une cigarette.
– Mon ami des Pyrénées-Atlantiques vient de me faxer un cas qui pourrait mettre vos compétences à profit. Vous connaissez un peu ce coin-là ?
– J’y suis allé en camps de vacances quand j’étais môme. J’en garde des souvenirs de canoë et d’eau glacée.
– Vous allez pouvoir vous rafraîchir la mémoire. Vous êtes attendu le plus rapidement possible à Pau par le Commandant Dagouste. Tenez, voilà ce qu’il m’a envoyé.
Benois consulta brièvement les papiers.
– Ce n’est que du verbiage policier. Ont-ils au moins pris des photos, filmé l’endroit où ils
l’ont retrouvé ?
– Dagouste m’a certifié qu’ils s’étaient appliqués pour ce meurtre-là. Vous pouvez lui faire confiance, c’est un perfectionniste et il a formé son équipe en conséquence.
– Je partirai en fin de matinée. Il faut que je passe chez moi prendre quelques vêtements.
– Je crois qu’il y a un train qui part vers 11 heures. Demandez à Bénédicte de vous réserver une place.
– Je n’aime pas le train. Je vais voyager par mes propres moyens.
– Ne me dites pas que vous allez parcourir 900 Km sur votre engin de mort.
Benois sourit pour la première fois depuis le début de l’entretien.
– L’autoroute A10 est une de mes préférées. Je ne laisse pas ma moto aussi longtemps dans mon garage, c’est mauvais pour le moteur.
Il fit une pause.
– Je vous enverrai un rapport dès que j’aurai une idée de ce qu’il en retourne.
Il se fit déposer devant chez lui par un de ses collègues, monta au 6ème étage et entra dans l’appartement qu’il aurait dû quitter depuis longtemps. Ses parents pensaient que vivre dans le souvenir d’Isabelle n’était pas bon pour lui. Ce lieu, qu’elle avait décoré dans le style minimaliste qu’elle affectionnait, ne faisait que renforcer sa solitude et lui rappeler sans cesse le vide qu’elle avait laissé. Il ne parvenait pas à le rendre au patrimoine familial. Son père lui avait fait visiter de nombreux studios, lofts et duplex mais Christopher ne leur trouvait aucun charme. On ne pouvait pas dire que Christopher Benois II du nom n’ait cherché la perle rare pour son rejeton.
L’inspecteur Benois était issu de la bourgeoisie parisienne. Cela faisait deux générations que leur nom était lié à de grosses affaires immobilières. Que se soit pour la vente, l’achat ou la construction, dès qu’il s’agissait de haut standing il y avait du Benois derrière. Son grand-père, qui s’appelait Christopher Benois patronyme qu’il avait transmis à son fils et petit-fils, s’était constitué un empire immobilier qui avait résisté à toutes les crises grâce à des investissements diversifiés. L’entreprise s’était agrandie avec l’arrivée de la deuxième génération, ils avaient acquis des chaînes d’hôtels de luxe qui avaient pignon sur rue dans les grands lieux de villégiature de la Jet Set. Ce fut un choc pour la famille quand l’aîné avait décidé d'entrer dans la police, ils l'avaient laissé faire en espérant que ce n’était qu'une lubie. Cela faisait 7 ans que l’inspecteur Benois exerçait. Ce dernier s’assit dans le seul fauteuil confortable qu’il restait dans l’appartement, il l’avait imposé malgré le désaccord d’Isabelle.
Le jour de leur rencontre lui revint en mémoire, Christopher l’évoqua dans son intégralité. Il attendait dans un restaurant proche du commissariat, la salle était bondée mais la qualité de la nourriture méritait qu’il patiente. Il avait l’esprit occupé par l’enquête sur laquelle il travaillait et avait répondu à la serveuse sans vraiment comprendre ce qu’elle lui disait. Il la suivit jusqu’à une table et eut la surprise de voir une jeune femme prendre place en face de lui. Elle sourit timidement puis se cacha derrière son menu.
– Excusez-moi Mademoiselle. Avez-vous entendu ce que me disait la serveuse pendant que nous attendions ?
La jeune femme baissa sa carte avant de lui répondre en rougissant.
– Elle vous a demandé si cela ne vous dérangeait pas de partager votre table avec moi.
– Ho ! Et qu’ai-je répondu ?
– Que vous vous en fichiez du moment que votre vis à vis ne vous parlait pas de ses problèmes de digestion.
– Je vois.
Il se racla la gorge.
– Veuillez accepter mes excuses pour ses paroles irréfléchies. Christopher Benois, dit-il en lui tendant la main. Autant nous présenter puisque nous devons déjeuner ensemble.
Il regarda mieux la jeune femme et se considéra comme chanceux d’avoir une si belle femme à sa table.
– Isabelle Gontrand.
Ils furent interrompus par la serveuse qui vint prendre leur commande.
– Vous avez fait un bon choix, leurs tagliatelles sont un délice.
Christopher avait eut une irrésistible envie de passer ses doigts dans sa soyeuse chevelure blonde. Il se perdit dans le bleu de ses yeux, les traits enfantins de son visage le poussaient à vouloir la protéger contre le monde entier. Cela ne faisait que quelques minutes qu'il la connaissait, pourtant il rêvait de la garder pour la vie. Ils bavardèrent de tout et de rien jusqu’au dessert. Au moment où le jeune homme se décidait à lui demander son numéro de téléphone, son mobile joua les troubles fêtes. Il écouta brièvement son interlocuteur puis fouilla dans ses poches pour trouver son portefeuille.
– Je suis désolé, je dois partir.
Il jeta sur la table un billet de 100 €uros et une carte de visite.
– Je vous invite. Appelez-moi pour la monnaie.
Ne lui laissant pas le temps de discuter, il fila vers la sortie. Ce jour-là il rentra chez lui à l’aube où épuisé, il s’écroula habillé dans son lit. Il en fut tiré par le bruit de la sonnette. En bougonnant contre l’individu qui le réveillait, il ouvrit la porte et resta en arrêt devant la personne qui le regardait.
– Bonjour Mr Benois. Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi ? Nous avons déjeuné ensemble hier.
Toujours médusé, Christopher hocha la tête.
– Je vois que je vous dérange. Je voulais simplement vous remercier et vous rendre votre argent.
Christopher se secoua et l’invita à entrer.
– Je me suis couché tard c’est pour ça que je suis dans cet état, dit-il pour excuser sa chemise froissée. Je vous offre un café ?
– Je ne veux pas m’imposer. En fait je passais dans les parages, j’ai pensé que je pouvais vous rendre votre monnaie et vous portez des croissants.
– Comment avez-vous deviné que je n’avais pas mangé ?
– Nous sommes Samedi, il est neuf heures trente. J’avais une chance sur deux de tomber juste.
Elle lui tendit le sachet de viennoiseries et sortit une enveloppe de sa poche de manteau.
– Voilà ce qui vous appartient, j’ai mis le ticket de caisse avec. Je vous laisse maintenant.
Isabelle avait les joues écarlates, la gêne qu’elle éprouvait était visible à l’œil nu.
– Non, ne partez pas, dit Christophe en l’entraînant vers la cuisine. Prenez le petit-déjeuner avec moi.
– Je ne sais pas si c’est …
– J’insiste. Pour me faire pardonner mon départ précipité du restaurant.
La jeune femme le regarda enfin dans les yeux, elle ne put résister au charme qui se dégageait de son sourire. Elle s’assit sur le bord d'une chaise en gardant son manteau sur ses genoux comme si elle était prête à fuir aux moindres mouvements suspects. Remarquant la méfiance de son invitée, Christopher voulut la rassurer.
– Je ne vous ai pas expliqué pourquoi je suis parti aussi vite hier. C’est à cause de l’enquête sur laquelle je travaille en ce moment, un de mes indics m’a donné une information importante.
– Vous êtes policier, demanda-t-elle étonnée ?
– Inspecteur Christopher Benois à votre service, Mam’zelle.
– Vous aviez plutôt l’air d’un commercial ou d’un bureaucrate avec le costume.
– Je sortais de réunion. La prochaine fois je pendrai le temps de rentrer chez moi, c’est très inconfortable de courir en mocassins.
Ils mangèrent en silence faisant durer le plus possible leurs cafés. Christopher ne voulait pas la laisser partir, il voulait faire plus ample connaissance avec elle. Il chercha ce qu’il pouvait lui proposer pour prolonger sa visite. Il regarda discrètement comment elle était habillée, soulagé qu’elle porte un pantalon et des baskets, il lui demanda.
– Avez-vous quelque chose de prévu aujourd’hui ?
– Rien de spécial. Ne vous sentez pas obligé de m'inviter parce que j'ai eu le culot de venir frapper à votre porte !
– Ce serait un véritable plaisir de vous garder toute la journée. Je ne sais pas si mon idée vous plaira.
– Dites toujours.
– Que diriez-vous d’une balade à moto ?
– A moto ! Heu … Je ne suis pas équipée.
– Seriez-vous effrayée ?
– Je ne sais pas, je n'ai jamais pratiqué ce genre d'occupation.
– Est-ce que cela vous tente ?
Isabelle réfléchit en enroulant une mèche de cheveux autour de son doigt.
– Je me sens d’humeur aventureuse, alors va pour une balade à moto.
– Super ! Laissez-moi prendre une douche avant de partir.
Il fut prêt en moins de 15 minutes, ils descendirent au garage où ils se préparèrent. Par chance Isabelle avait le même tour de tête que sa sœur Marie, il lui fournit un casque ainsi qu’un blouson et une paire de gants. Il lui expliqua comment se tenir et promit de ne pas rouler vite tant qu’elle ne serait pas à l’aise. Il la promena dans le bois de Boulogne et s’arrêta au bout d’une demi-heure pour prendre ses impressions.
– Alors qu’en pensez-vous ?
– C’est impressionnant mais j’adore.
– Je connais un charmant restaurant dans la Vallée de Chevreuse, c’est un peu loin mais cela vaut le détour. Vous êtes partante ?
– Allons-y.
Christopher était enchanté par sa passagère. Non seulement elle aimait la vitesse mais en plus elle faisait corps avec lui. Arrivée à destination, elle avait les yeux brillants d’excitation.
– Je peux vous poser une question, demanda-t-elle après avoir enlevé son casque ?
– Bien sûr.
– Vous êtes célibataire ?
Désarçonné par son franc-parler, il mit un certain temps à répondre.
– Oui, pourquoi ?
Isabelle lui sourit, se mit sur la pointe des pieds et passa ses bras autour de son cou.
– Pour ça.
Elle posa timidement ses lèvres sur celles de son compagnon puis s’enhardit quand il la prit par la taille. Christopher approfondit le baiser jusqu’à ce que la passion colle leurs corps étroitement. Isabelle rompit leur étreinte et posa sa tête contre son épaule.
– Ce n’est pas dans mes habitudes de me comporter ainsi. Je ne t’ai pas vraiment laissé le choix alors si tu veux que je disparaisse de ta vie dit-le moi, murmura-t-elle sans le regarder.
– Reste avec moi.
Depuis ce jour-là ils ne s’étaient plus quittés. Il revit leur mariage, Isabelle était rayonnante de beauté. Leur lune de miel avait été un véritable moment de bonheur qui se prolongea jusqu’à la terrible nouvelle.
Il fut tiré de ses souvenirs par la sonnerie du téléphone. Il se déplaça lourdement vers l’appareil pour répondre, son mobile se mit à vibrer dans sa poche au même temps. Il porta les deux appareils à ses oreilles.
– Allô !
– Christopher, c’est papa, entendit-il dans le fixe.
– Christopher, c’est maman, dit le portable.
– Que l’un de vous raccroche. Je sais que vous êtes dans la même pièce, j’entends Nathan qui ricane.
Il s’en suivit une dispute pour savoir qui devait laisser la place à l’autre, Christopher trancha en éteignant son mobile.
– Que voulez-vous tous les deux ?
– Je dois visiter un duplex à côté de chez toi et je voudrais que tu m’accompagnes.
– Papa quand vas-tu comprendre que je ne veux pas déménager, dit-il exaspéré.
– Ce n’est pas pour toi que je veux l’acheter. Marie veut son indépendance et quitter notre appartement.
– Il serait temps. A vingt-cinq ans, on peut dire que c’est une grande fille à présent.
– Tu ne vas pas recommencer ! Tu viens ?
– Non. Je dois partir en mission.
– Je ne te demande pas plus de quarante-cinq minutes. Fais un petit effort, ajouta-t-il cajoleur.
– Je dois être à Pau en fin de journée, je n’ai pas de temps à perdre.
– Pau c’est pas terrible, je préfère Biarritz.
– Ce n’est pas un voyage d’agrément, c’est pour le travail.
– Allez viens avec moi !
– Demande à Nathan, c’est lui l’expert.
– Il a déjà un rendez-vous avec un client important. Je serai en bas de chez toi dans un quart d’heure.
Son père coupa la communication. Furieux de s’être encore une fois fait avoir, Christopher bourra rageusement des affaires dans son sac à dos. Il remplit sa sacoche de réservoir avec les documents qu’il voulait emmener et y plaça son arme. Un coup de klaxon signala l’arrivée de son père. Il s’installa dans le petit coupé sport en croisant les bras sur sa poitrine en signe de mécontentement.
– Ne boude pas, s’il te plaît. J’ai besoin de toi pour faire diversion, la propriétaire est un peu spéciale.
– Expliques-toi ?
– Tu verras par toi-même.
Ils roulèrent en silence quelques minutes puis Mr Benois senior se gara dans une petite rue.
Christopher jaugea l’endroit en professionnel prenant en compte tous les paramètres.
– C’est bien situé, près d’une grande artère. Un arrêt de bus, le métro, des commerces, des médecins et une école primaire. C’est calme.
Il suivit son père vers le numéro dix-sept, la porte était munie d’un interphone et d’un digicode. Un bon point supplémentaire. Il y avait une loge de gardienne, le visage d’une femme
apparut derrière la vitre. Ils empruntèrent un ascenseur pour se rendre au cinquième étage où la porte de gauche était entrebâillée.
– A toi l’honneur, mon fils.
– C'est quoi ce coup fourré. Qu’est-ce que tu manigances ?
– Entre, tu comprendras.
Christopher poussa la porte et appela.
– Hé ! Ho ! Il y a quelqu’un ?
– Oui par ici, répondit une femme. Au bout du couloir, je suis dans le salon.
Il s’arrêta net devant le spectacle qui s’offrait à lui. Un lit rond occupait le milieu de la pièce, il était éclairé par le soleil qui se déversait par de grandes baies vitrées. Au centre de ce lit il y avait une femme grassouillette vêtue d’une nuisette qui la couvrait à peine. Elle était allongée dans une posture qu’elle voulait aguichante mais qui la ridiculisait encore plus que son vêtement. La femme se couvrit d’un peignoir quand elle s’aperçut que ce n’était pas la bonne personne qui se trouvait devant elle. Christopher entendit son père pouffer dans son dos.
– Mais qui êtes-vous Monsieur ? J’attendais Christopher Benois, dit-elle en colère.
– Je suis son fils.
Il attrapa son père par l’épaule et le fit entrer dans la pièce.
– Dit bonjour à la dame Papa.
Ce dernier s’avança pour serrer la main de la malheureuse.
– Bonjour Annette. J’aurais dû vous prévenir que je ne venais pas seul.
– Vous n’êtes pas gentil. Moi qui avais préparé tout ça pour vous, dit-elle en faisant un grand geste du bras.
Elle désignait le lit ainsi que la table sur laquelle était posés un seau à champagne avec deux coupes.
– Ce n’est pas perdu. Vous n’avez qu’à ajouter un verre et nous pourrons fêter la signature du sous-seing.
– Mais, mais ce n’est pas…
– Soyez bonne joueuse. J’ai déjoué vos plans de séduction donc le duplex me revient au prix que je vous avais proposé.
– Vous êtes un tricheur ! Vous vous êtes fait accompagner par votre fils.
– Nous avions dit que tous les coups étaient permis. Je n’ai fait qu’appliquer les règles que vous aviez établies.
La femme s’absorba un instant dans ses pensées.
– Très bien, vous avez gagné, dit-elle avec résignation. Accordez-moi au moins un dîner pour que j’ai une chance de vous convaincre.
– Avec ma femme adorée et mes quatre enfants.
Il secoua doucement la tête.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Julien

de librinova

WAR 2.0

de librinova

suivant