Répétition

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Hélène, journaliste d’investigation, est très inquiète. Son mari a les mêmes symptômes que son père avant son soi-disant suicide. Or les deux hommes ont un point commun : tous les deux travaillaient chez Céréalex, une entreprise spécialisée dans les OGM. La jeune femme tente de percer l’énigme. Mais jusqu’où les dirigeants de la société sont-ils prêts à aller pour atteindre leurs buts ?
Publié le : jeudi 16 juin 2011
Lecture(s) : 241
EAN13 : 9782748170641
Nombre de pages : 327
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REPETITION
Nathalie MICHAU
REPETITION
ROMAN
Le Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com communication@manuscrit.com ISBN : 2-7481-7065-2 (fichier numérique) EAN : 9782748170658 (fichier numérique) ISBN : 2-7481-7064-4 (livre imprimé) EAN : 9782748170641 (livre imprimé)
NA T H A L I EM I C H A U
A la mémoire de Monique, ma petite grand-mère qui m’a toujours soutenue dans mes élucubrations littéraires… A Petit cœur, Chouchou et Didou… Trois personnes très importantes pour moi… Qui se reconnaîtront…
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R E P E T I T I O N
NOTE DE LAUTEUR
Ce livre est une fiction et les faits décrits ne se sont évidemment jamais produits. J’ai créé une histoire se situant dans une entreprise travaillant sur les OGM : organismes génétiquement modifiés. Mon roman s’appuie donc sur des notions bien réelles pour ensuite s’en détacher afin de pouvoir vous tenir en haleine…
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NA T H A L I EM I C H A U
1 Elle se tenait les mains contre les tempes, ses coudes reposant sur la longue table en bois massif de la salle à manger. Sa tête esquissait un lent signe de dénégation. Comment en était-elle arrivée là ? A quel moment avait-elle été inattentive ? Et surtout maintenant qu’elle avait conscience du danger, qu’avait-elle la possibilité de faire pour tout arrêter ? Pour que tout ne recommence pas comme avec son père quinze ans plus tôt… Plein d’émotions la perturbaient : un mélange de peur, de colère, d’impuissance et la sensation du destin qui s’acharne… Cela faisait maintenant un an que cela couvait. Hélène avait fait comme si tout allait bien. Elle avait fui, ne voulant pas affronter la réalité et n’avait pris en considération que ce qui l’arrangeait. Elle appelait cela son côté positif et optimiste. Elle pouvait être fière… Voilà où sa stratégie de négation de la vraie vie l’avait menée… Sur le moment, cela avait été plus facile. A présent, désarmer la bombe à retardement allait être cent fois plus pénible et dangereux que si elle s’y était prise dès les premiers symptômes.
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R E P E T I T I O N
Lors du décès de son père, elle était passée par des périodes noires où elle avait eu tendance à se plaindre constamment sur ce qu’elle n’avait pas, adoptant avec complaisance un rôle de victime, négligeant les bons côtés de la vie, passant à côté de chouettes moments. Elle avait eu la chance d’être entourée à ce moment-là et personne n’avait essayé de lui faire comprendre qu’il était temps d’apprendre à s’assumer et de se prendre en main. Elle avait quand même été obligée de voir les choses telles qu’elles étaient, quelques années plus tard, acceptant la dure réalité : oui, son père était mort et oui, sa mère s’était enfuie quelques mois plus tard avec son amant du moment : un agent de change de douze ans son cadet. Oui, elle avait bien vu que son père n’allait pas bien avant de mourir mais, non, elle n’aurait pas pu y faire grand-chose. Elle n’était pas majeure au moment des faits et son père ne l’avait jamais prise comme confidente. Il lui disait juste que son travail était très prenant, qu’il avait des soucis, et qu’elle ferait mieux de penser à réviser son bac plutôt qu’à vouloir résoudre « les problèmes de rentabilité scientifique », terminologie qui ne voulait strictement rien dire et qui permettait à son père de se tirer des situations embarrassantes par une pirouette. Oui, elle allait être obligée d’ouvrir les yeux, de sortir de son attitude de « la femme qui soutient et excuse son mari quoi qu’il arrive ». Il y avait un problème et ce n’était pas en achetant des fringues de marque, en allant chez le coiffeur ou se faire masser que cela s’améliorerait.
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