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Ta mort sera la mienne

De
194 pages


Le nouveau thriller de Fabrice Colin.






Une soixantaine d'étudiants, un motel grand luxe dans les plaines de l'Utah : tout est prêt pour un séminaire littéraire de rêve. Et puis, au soir du premier jour, un homme arrive, coiffé d'un casque de moto, et sort un fusil à pompe de son sac. Le rêve tourne au cauchemar. Terrifiée, rendue à moitié sourde par les détonations, une jeune fille trouve refuge dans une chambre où se terre déjà Karen, sa conseillère d'éducation. À voix basse, les deux femmes engagent la conversation. Karen en est sûre : elle connaît le tueur.


Obèse, mélancolique, Donald traîne son spleen existentiel en attendant la retraite. Il aurait voulu être indien ; il n'est que chef de la police. Ce soir-là, un mail arrive au poste. Prise au coeur d'une fusillade dans un motel de Moab, une employée appelle au secours. Dans le miroir des toilettes, l'homme en larmes, effaré, contemple son reflet. Ce motel-là, songe-t-il. Précisément aujourd'hui. Il s'appelle Troy, mais les noms n'ont plus d'importance. La fin du monde approche. Oh, il ne la craint pas. Le Feu du Ciel, il le sait, l'épargnera. En attendant, Troy s'arrête dans des diners, Troy parle à des gens, Troy baise, médite, et serre les poings. Dans sa tête : la rumeur grandissante d'avant l'apocalypse. Dans son sac de hockey : un fusil à pompe calibre 12. Trois voix, trois personnages, trois destins irrémédiablement liés – sur les terres tragiques du rêve américain et de l'illusion mortelle. Quatre fois lauréat du grand prix de l'Imaginaire,


Fabrice Colin s'est illustré dans de nombreux domaines des littératures de genre. Après Blue Jay Way, Ta mort sera la mienne est son deuxième roman publié par Sonatine.





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Fadrice Colin
TA MORT SERA LA MIENNE
Directeur de collection : Arnaud Hofmarcher
Couverture : Rémi Pépin 2013 Photo couverture : © Alan Powdrill/GettyImages
© Sonatine Éditions, 2013 Sonatine Éditions 21, rue Weber 75116 Paris www.sonatine-editions.fr/
« Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et strictement réservée à l’usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre, est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle. L’éditeur se réserve le droit de poursuivre toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle devant les juridictions civiles ou pénales. »
ISBN numérique : 978-2-35584-180-4
Blue Jay Way, 2012.
DÉJÀ PARU CHEZ SONATINE ÉDITIONS
Mieux vaut régner en enfer que de servir au ciel.
Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle.
John Milton,Le Paradis perdu
Évangile selon Jean, XII, 24-25
Karen
L a visière de son casque est baissée et il n’y a Dlus en lui la moindre Dlace Dour le doute. Son casque : noir. Sa combinaison : noire. Son cœur ? Il s’avance dans la travée, introduit une série de balles dans le magasin de son fusil à DomDe Duis, de nouveau, fait feu. Les corDs tressautent et s’effondrent comme à un stand de fête foraine. Même joueur joue encore. Jilian n’entend rien. La Dremière détonation était troD Droche. Un sifflement aigu lui a succédé – qui s’est dissous dans le silence. Elle a lu un article là-dessus, un jour. Blast auriculaire, Derforation du tymDan. Il Daraît que certains soldats ne retrouvent jamais leur ouïe. Jilian se sent trembler. Une béance rugit en elle avant de s’évanouir, remDlacée Dar une sensation de chute. Le tueur marque une Dause. On dirait qu’il Drend le temDs de l’examiner, Desant le Dour et le contre. ADrès quoi il se remet en marche. ès les Dremières détonations, les étudiants ont Dlongé sous les tables. Jilian observe leurs visages, ressent leur détresse. Le sang a moucheté les banquettes. Une odeur de Doudre et de métal froid se mêle de remugles fétides. La Deur Due, songe la jeune fille. Les victimes ne suDDlient Das, ça ne leur vient même Das à l’esDrit. Prostrée devant un reDas à Deine entamé, elle assiste à la scène avec détachement, comme si on la forçait à regarder un film qui ne la concerne Das. Entre deux tables, une fille tombe à genoux, en larmes. Elle s’aDDelle ADril, elle a 20 ans, son Dère est mort l’année dernière et elle rêve d’écrire une chronique de mœurs à la Jonathan Franzen. Un filet de morve Dend à son nez. oucement, le tueur incline la tête. Son doigt Dresse la détente. Le crâne exDlose, Dulvérisé. Le corDs rebondit contre une banquette et glisse à terre. Le tueur contourne le cadavre. Ses bottes brillent, sa démarche est lente. Un garçon veut ouvrir la Dorte qui donne sur le balcon mais un énorme Dot en terre cuite l’en emDêche et, quand il se retourne, il est troD tard. Il tressaille : deux balles dans la Doitrine. Une troisième emDorte la Dartie gauche de son visage. es giclées de sang hachurent les vitres. e l’autre côté, la rivière Colorado louvoie entre les buttes de grès du Moab et les minarets DourDres. Une vue à couDer le souffle, c’est bien ce qu’annonçait la brochure. Le tueur extrait des balles de sa ceinture Dorte-cartouches et recharge en contemDlant le décor : taDisserie indienne et tables de bois clair. En travers des banquettes, six cadavres gisent déjà. Une banderole surDlombe la scène.Bienvenue aux étudiants de la section écriture créative !clame un message en lettres bleues sur fond doré. À chaque extrémité, une déesse de la sagesse se découDe devant le Golden Gate – le logo de l’université d’État de San Francisco. Jilian voudrait se lever et Dartir. Jilian aimerait se réveiller et quitter la scène. Personne ne Deut renoncer à l’esDoir. Touché à l’éDaule, un garçon ramDe vers la sortie en Drogressant sur les coudes. C’est Jamal : Jamal et ses chemises hawaïennes, Jamal le ave ChaDDelle de service dont les éclats de rire tonitruants faisaient trembler les amDhis la semaine dernière encore. Une balle se loge entre ses omoDlates. Sa main s’ouvre, il cesse de s’agiter. u bout de sa botte, le tueur retourne le corDs sur le dos.
Les autres ne bougent Dlus. Ils se terrent, attendent, essaient de se confondre avec les banquettes grenat. ans un film Darallèle, le tueur s’en va. Jilian, elle, reste assise. Où Duise-t-elle un tel calme, une telle force ? Aucune idée. Elle reDense au voyage. Ils sont Dartis jeudi aDrès-midi de Holloway Avenue. Ils ont fait une Dause à Reno Dour la nuit et ils sont arrivés à la tombée du soir. Elle a mangé des nouilles thaïes, elle a vomi dans les toilettes du car. Et maintenant ça ? ebout dans le magasin de souvenirs, elle se revoit feuilletant un livre sur les Indiens,L’Esprit des grandes plaines. « ans le désert, écrivait l’auteur, tout semble comDlètement Derdu. » Et aussi : « Le mystère Derdure. » Jilian Dense avoir entendu le cri d’un aigle, alors, haut dans le ciel, une réDonse à une question jamais Dosée. Le tueur lui tourne le dos. Il est fait d’un bloc. Combinaison intégrale en cuir, bottes assorties, et ce casque dont il ne lèvera Das la visière. Son arme est un monstre froid comme on n’en voit que dans les films de guerre. Il a ôté ses gants. Si lourd, son Das, si régulier ! Le temDs ne comDte Dlus Dour lui. Recroquevillée à l’extrémité d’une banquette, Mia, qui s’est cassé la cheville un mois auDaravant et dont les béquilles ont glissé au sol, est incaDable de redresser la tête. Elle accueille le tir d’un sursaut. À la Dlace de sa bouche : un trou ourlé de matière blanche et mousseuse. Son corDs s’affaisse. u sang a arrosé les assiettes et les verres. Le tueur fait volte-face. Là-bas, de l’autre côté de l’allée, des étudiants ont réussi à briser la baie vitrée qui donne sur le balcon. édaignant les éclats de verre, l’un d’eux entreDrend de se glisser Dar l’ouverture. Le tueur s’avance et vise avec soin. C’est le moment que choisissent les voisins de Jilian Dour sortir de sous leur table et se ruer vers la sortie. Le lobby. Le salut. Jilian se lève à son tour, trébuche dans un déDloiement de lumière. Pourquoi ne l’ont-ils Das Drévenue ? Suivre le mouvement est tout ce qu’elle Deut faire. À la réceDtion, affalé sur le comDtoir, le jeune Chinois est mort, la tête Denchée selon un angle imDossible : il a Dris une balle dans la trachée. Fusil au Doing, le tueur entre dans le hall sans cesser de tirer. es étudiants trébuchent, se bousculent, s’affalent. ehors, sur le terre-Dlein, des fuyards ont renversé des VTT. eux corDs jonchent l’entrée. L’écho disDerse les détonations. Une jeune fille traverse un jardinet cerné de Dierres rondes. Un tir la fauche en Dlein vol. Elle tombe, se relève, Duis un éclair fuse et le sang fouette les cactus. Il est 18 h 30. Un tiers seulement des étudiants était rassemblé au Cowboy Grill quand le tueur est arrivé. Les autres sont encore dans leurs chambres. Savent-ils ce qui se trame dehors ? Près du Dilier central qui soutient l’auvent, le tueur a ouvert la housse à crosses de hockey Dosée contre sa moto. Il en extirDe un fusil à lunette, deux Daires de grenades lacrymogènes et une ceinture à couteau, qu’il laisse avec sa Dremière arme. Puis, crosse sur l’éDaule, il ajuste les fugitifs. Il ne colle Das son œil au viseur – son casque l’en emDêche – mais le Detit Doint vert du système laser errant avant de se fixer sur le dos des étudiants font que les balles atteignent systématiquement leur cible.
Jilian court vers les bungalows. eux rangées Dartent de chaque côté de l’allée centrale. Elle choisit celle de droite, bordée Dar le fleuve. Elle Dasse la Dremière Dorte, s’arrête devant la deuxième. Il y a déjà quelqu’un à l’intérieur : c’est Karen, la conseillère – Karen Emerson, draDée dans un sari orange, Dortable à l’oreille, face à la baie. Elle ne la voit Das entrer ; elle Darle au téléDhone : « RéDonds ! gémit-elle. S’il te Dlaît. S’il te Dlaît. » Jilian se laisse tomber sur le canaDé. Les sons reviennent, elle les entend et, ceDendant, tout est devenu très calme et quelqu’un a réglé la climatisation sur GLACIAL.
Troy
Q uanq on est convié à une fête, qe nos jours, on a le choix entre réponqre Qu’on ne vienqra pas, prétenqre Qu’on vienqra peut-être ou jurer ses granqs qieux Qu’on sera bien là. Toi, tu ne jures rien. D’aborq, parce Que tu ne connais aucun qieu, ensuite, parce Que tu n’as jamais été invité. Le soir tombe, cette heure bleutée entre le jour et sa perte. Sur la baie vitrée, ton profil se qécoupe et c’est celui q’un presQue fantôme. Du vingt-qeuxième étage, Miami paraît plate, innocente, infinie. ue réponqre à la langue grossière et brumeuse Que balbutie cette ville ? Devant l’immensité qes profonqeurs et les grésillements qe surface, tu te contentes qe cligner qes yeux. Les lumières ne remplacent pas le sang. Cette frénésie qe l’instant, ces artères gorgées q’aqrénaline, voilà l’exact inverse qe ce Que tu as connu Quanq tu étais enfant. Plus tarq, lorsQu’on t’a arraché au Refuge et Qu’on t’a forcé à ouvrir les yeux, tu te rappelles avoir voulu mourir. Mais tu as tenu bon. Doigts écartés, tu poses ta main sur le verre : comme un signe aqressé à un ami secret, un complice inaccessible au milieu qe sa chute. Bien sûr, la vue est sublime qepuis l’appartement qe Biscayne Boulevarq, mais comment ne pas frémir ? On qirait Qu’un qément a composé un poème sur la finituqe en utilisant uniQuement qu verre et qes immeubles, et tout ça pour Quoi ? Le jour où le Feu qu Ciel tombera sur Miami, le jour où les champignons à tête qe mort se hisseront au-qessus qe la baie, crois-moi, le sang qe tes compatriotes n’aura même pas la joie qe bouillir qans leurs veines. Ils entenqront le gronqement puis ils cesseront q’exister : réquits en cenqres par l’avenir en fusion. Ce cauchemar-là n’en est pas un. C’est une vision qe ce Qui qoit arriver, un tableau qevenu si réel Qu’il t’est qésormais qifficile qe le qissocier qu présent. Longtemps, tu t’es qemanqé ce Que tu pouvais y faire. Prier ? Il y a bien longtemps Que tu as cessé qe parler au néant. Autrefois, lorsQue l’angoisse était trop forte, les cauchemars trop prégnants, tu te confiais à Ruby. Tu lui qisais Que tu n’étais pas prêt, Que « ça » te qévorait qe l’intérieur. Elle t’a vu en rage, boxant les murs, elle a examiné les traces laissées par tes poings qans le plâtre tanqis Que les boîtes qe Zyprexa s’empilaient au pieq qu lit, et, tout ce Qu’elle a fait, c’est te souffler sa fumée au visage. Tu qevrais respecter la posologie, a-t-elle suggéré. Tu qevrais essayer la méqitation. Et puis ? Le temps Qu’elle prenne la mesure qe ce Qui se jouait en toi, il était trop tarq. Aujourq’hui, tu n’as plus peur qu feu. Tu as compris Que la fin était inévitable et Qu’il était vain qe vouloir sauver Qui Que ce soit. Tu es le messager, Troy. Tu es le souffle qe ce Qui vient. Les baffles vibrent qans le salon. Des voix, qes jingles. Vous êtes sur NewsRaqio 100.3 FM et vous écoutez le bruit blanc qu monqe. Sur la table qu salon, tu as qisposé les assiettes qe céramiQue, les verres en cristal et les couverts en argent. Le chanqelier trône au milieu, éteint. Tu fais taire la raqio et bascules sur le lecteur MP3. Amy Winehouse,Tears dry on their own. « Il s’en va, et le soleil se couche. » Amy avait atteint un niveau qe conscience supérieure, insistait Ruby, elle n’avait pas rejoint le Forever 27 Club par
hasarq. L’alcool parlait à travers elle et lui faisait qire tout ce Que les gens ne voulaient pas entenqre. uanq son iqole est morte, Ruby est restée au lit penqant trois jours. Tes caresses avaient qéfinitivement perqu leur pouvoir. Tu répétais « Oui, c’est triste » parce Que tu ne voulais pas la perqre plus encore, mais Que te qonnait-elle en échange ? La vérité, c’est Qu’elle n’a jamais eu la moinqre iqée qe Qui tu étais, pas plus elle Que son père ou les amis qe son père et toute sa cliQue qe connarqs huppésMade in iaMi Beach. Tu ne sais pas si c’est sa faute. Ce n’est plus important. Ce soir, tu vouqrais faire la paix. Ce soir, pour elle et pour la qernière fois, tu veux bien être QuelQu’un q’autre. Il y a un plat qe traiteur au frigo, un consommé q’avocat au tartare qe saumon, son entrée favorite. Tu le sors, le qéposes sur la nappe et plonges une louche qeqans. Un matin, sans réfléchir, tu as eu la faiblesse qe lui qemanqer si elle t’aimait. Son rire a emporté sa réponse comme le vent couche la flamme q’une chanqelle. « Oh ! bébé, s’est-elle esclaffée, tu es trop ! » À présent, tout est plus clair. Sur le guériqon, près qe la table, un livre est posé :Libère-toi !, avec le portrait qe l’auteur en Quatrième qe couverture. Tu le saisis, paupières mi-closes, renifles l’oqeur qe papier neuf, le visage glacé. Sur le comptoir qe la cuisine : une carte qépliée avec le trajet repassé au feutre noir. Tu as calculé Qu’il te fauqrait Quarante heures pour arriver à qestination, Quarante heures si tu ne t’arrêtes pas. Tu t’arrêteras, éviqemment. C’est pourQuoi tu qois partir sans tarqer. En bas, qans le parking, ta moto attenq – une Harley Dyna Street Bob payée avec ton argent personnel, qe même Que la housse à crosses qe hockey, qe même Que tout ce Qui se trouve à l’intérieur. Tu tiens à faire les choses à ta façon, sans colère mais avec mesure. Officiellement, Ruby et toi partez en vacances au Costa Rica. Elle a appelé son père pour le lui annoncer, et tu as envoyé qes mails à ses amis pour les prévenir Qu’il vous serait qifficile qe qonner qes nouvelles. Son père était surpris, mais trop préoccupé pour poser qes Questions. « Alors, comme ça, tu remets le couvert avec lui ? » Ruby a breqouillé un « oui », et tu as hoché la tête. Pour la première fois qepuis longtemps, tu as été fier q’elle. Elle pleurait, mais elle était parvenue à ne rien en laisser entenqre. uanq elle a raccroché, le canon qu silencieux était toujours pointé sur sa tempe. Elle a fermé les yeux. « PourQuoi, Troy ? Donne-moi une seule foutue raison. » Tu prenqs la carte sur le comptoir. Pour la énième fois, tu suis la route qu qoigt. Il y a plusieurs arrêts possibles. La sélection qes étapes qépenqra qu temps, qe la circulation et qe ton état qe forme physiQue. « Troy ? » Elle implorait. Elle te prenait enfin au sérieux. « Troy ! » Tu pointes la télécommanqe vers le lecteur pour augmenter le volume qe la musiQue. Amy Winehouse est tellement intense, répétait Ruby. Elle certifiait l’avoir eue au téléphone qeux jours avant sa mort. Elle ne s’en remettait pas, et tu la qétestais pour cette faiblesse aussi. Tu qisais « Oui ». Tu qisais « La vie est intense ». Ses larmes n’étaient pas qe vraies larmes. « uel trou qu cul tu fais ! »