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Un auteur à succès

De
128 pages

Un grand écrivain auteur de best-sellers se venge à sa manière de l’homme qui l’a persécuté pendant son adolescence. La jalousie, la vengeance, l’avidité vont aboutir à quatre meurtres. Le capitaine Rivière et son équipe sont à la recherche de la vérité.


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Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

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Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-23396-5

 

© Edilivre, 2016

 

Ce soir-là, dans la fournaise de l’été dans un grand hôtel parisien, il y a foule pour célébrer l’auteur de best-seller Louis Bayle. Louis Bayle est au sommet de sa carrière et il mesure le chemin parcouru. Tous les journalistes sont là et l’accablent de questions : « d’où vous vient votre inspiration ? », « où trouvez-vous tous vos sujets ? », « vos romans sont-ils autobiographiques ? ».

Louis Bayle répond invariablement « 10 % d’inspiration et 90 % de transpiration ». Louis Bayle réussit à s’échapper. Il doit se plier maintenant à la traditionnelle cérémonie des dédicaces.

Une femme s’approche de Louis Bayle toujours habillé de noir avec une barbe et des lunettes noires. La femme demande une dédicace au nom de Françoise. Cette belle femme d’une quarantaine d’année dit à Louis Bayle « je crois vous connaître mais je ne sais pas où je vous ai vu ». Louis Bayle a un choc mais il reste de marbre en ne montrant pas son émotion « excusez-moi Madame, mais je ne vous connais pas »

Françoise semble surprise mais elle n’insiste pas. La femme de Louis Bayle Clarisse une jolie brune aux yeux noisette mère de leurs deux enfants demande à son mari « tu connais cette femme ». Louis répond « c’est une ombre du passé, un mauvais souvenir ». Clarisse sait que son mari a été marqué par sa jeunesse sans que jamais Louis lui ait avoué son histoire. Clarisse en femme intelligente et à l’intuition féminine très développée a deviné son secret. Elle le sait surtout parce que son mari a pris l’habitude de boire un peu trop. Bayle a changé de nom, a changé de look. Il a voulu effacer une partie de sa vie comme on efface une rédaction avec une gomme. Louis Bayle a pris ce nom en référence à Stendhal dont le vrai nom est Henri Beyle.

Premier roman

Louis Bayle se souvient de ses années de lycée. Ses années de torture où ses camarades de lycée se moquaient de lui parce qu’il ne se comportait pas comme eux, parce qu’il n’était pas habillé comme eux et parce qu’il était trop singulier, trop solitaire.

Cependant, il était attiré par une fille à la chevelure rousse, aux formes généreuses et au regard de feu. Pendant l’année du bac, Louis Bayle séchait souvent les cours. C’était dans le courant de cette année-là qu’était paru un roman signé Valmont dont le titre était « Secrets et Mensonges ». Ce roman fut un best-seller. Le roman se déroulait dans un lycée où l’auteur racontait la véritable personnalité des personnes du lycée derrière les apparences. Mais, personne ne sait qui se cache derrière le pseudonyme de Valmont.

Après la parution du livre, la fille à la chevelure rousse prénommée Françoise fait du charme à Louis Bayle (dont le vrai nom est en réalité Louis Hugo). Louis est surpris, lui si timide, si solitaire mais si attiré par la rousse explosive.

Françoise la belle rousse dit à Louis « ce ne serait pas toi l’auteur du livre par hasard ». Louis est pris au dépourvu « pourquoi dis-tu cela ? »

Françoise a un sourire malicieux « je retrouve ton côté mystérieux et solitaire dans le roman ». Louis ne répond pas mais il ne dit rien. Françoise se fait une chatte, douce comme du velours. Louis est subjugué.

Elle lui semblait si lointaine, une princesse venue d’ailleurs. Dans tous les gestes du quotidien, elle semblait si aérienne comme si rien ne la touchait. Ce n’était que Louis qui la voyait ainsi.

Louis est plongé dans ses souvenirs. Il ne se rend même pas compte que sa femme lui parle. Sa femme lui dit « tu es parti dans tes songes, tu ne m’écoutes pas ». Louis sursaute brutalement « excuse-moi, je pensais à autre chose »

Clarisse toujours aussi intuitive lui dit « tu penses à cette femme que tu as vue cet après-midi ».

Louis rougit, sa femme a toujours le don de deviner ce qu’il pense avant même qu’il ouvre la bouche. Louis a la chance d’avoir une femme compréhensive et intelligente. Quand elle lui parle comme ça, il se sent obligé de lui parler, de lui expliquer, d’aller fouiller dans ses souvenirs les plus douloureux et les plus sensibles.

Louis répond enfin « au Moyen Age, on t’aurait brûlé comme sorcière, tu es meilleure que Sherlock Holmes »

Clarisse sourit en regardant son mari avec tendresse et amour. Elle devine que son mari a été un enfant solitaire, un adolescent brimé et moqué par ses camarades d’école.

Clarisse dit à son mari « j’ai un esprit de déduction mais je voudrai quand même que tu m’en dises un peu plus ».

Histoire du passé

Louis rassemble ses forces comme un boxeur qui va monter sur le ring. Il a peur tout à coup de se dévoiler, de se mettre à nu, de montrer toutes ses faiblesses et toutes ses failles. Louis se lance comme un désespéré qui se jette à l’eau.

« J’ai toujours eu la sensation de ne pas être comme les autres. Peut-être, parce que j’étais un enfant unique protégé par une mère trop présente. J’ai été un enfant timide, toujours ailleurs avec des rêves pleins la tête mais tellement opposé aux jeux de mes petits camarades. J’étais un enfant singulier perdu dans la foule anonyme. Les enfants et mêmes les adultes n’aiment pas ceux qui sont trop différents, ça les met mal à l’aise. Alors, mes camarades se sont moqués de moi, m’ont affublé de surnoms stupides et blessants. J’ai été le jouet de leurs quolibets et de leurs remarques les plus blessantes. J’avais surtout mon bourreau qui m’humiliait continuellement peut-être pour montrer qu’il existait tant il était un cancre et un idiot. J’ai grandi comme cela, j’ai eu peur d’aborder les filles, je me trouvais tellement nul que j’étais sûr que dès que je leur aurai parlé, elles se seraient moquées de moi. Je me suis donc réfugié dans mon monde intérieur gardé par la carapace que je m’étais forgé. Mais, quand j’ai vu Françoise pour la première fois, j’ai été ébloui par sa beauté, par son charme. J’avais l’impression qu’elle arrivait d’une autre planète, qu’elle était une extra-terrestre qui planait au-dessus du commun des mortels. Alors, quand elle m’a parlé cette fille mystérieuse venue d’ailleurs, j’étais dans les nuages presque au septième ciel. »

Brutalement sa femme l’interrompit en lui disant avec une certaine ironie « eh bien, elle t’a fait de l’effet. Et moi, est-ce que tu as été aussi subjugué par ma modeste personne »

Louis entre rires et larmes lui dit « toi, ma chérie ce n’est pas pareil, tu es la femme de ma vie, celle qui m’a consolé, qui m’a redonné confiance en moi, qui m’a donné tout ton amour, toute ta patience, qui m’a donné aussi deux beaux enfants. Toi, je t’aime pour la vie jusqu’à la fin des temps »

Clarisse lui répond moqueuse « ouf, tu m’as fait peur, je suis rassurée, mais continue ton histoire ».

Louis continue son histoire du passé « tu peux être rassurée. Cette fille m’a séduite et c’était la première fois que je connaissais l’amour. Elle avait une idée derrière la tête et je me suis fait avoir comme un con. Environ cinq à six semaines après notre premier rapport, elle m’a annoncé qu’elle était enceinte. Mais, elle ne voulait pas le dire à ses parents qui soi-disant la terrorisaient. Enfin, elle me dit de sa voix de velours en se lovant comme une chatte dans mes bras « la seule solution mon chéri c’est le mariage, mes parents sont très religieux très conventionnels. Ce n’est pas grave puisque nous nous aimons à la folie » j’aurais dû me méfier, mais j’étais sous son charme pris dans ses filets. J’ai accepté ce mariage, nous sommes allés voir ses parents. Françoise leur a dit qu’elle avait vu un gynécologue qui lui avait confirmé sa grossesse. Nous nous sommes mariés très vite. Le voyage de noce, elle l’a fait toute seule. Elle est partie le lendemain pour Paris. Elle m’avait écrit une lettre où elle m’expliquait qu’elle ne m’aimait pas, qu’elle n’était pas enceinte et qu’elle partait à Paris pour rejoindre son mec. Son mec était soi-disant un imprésario qui allait la mettre en rapport avec des producteurs pour qu’elle devienne une actrice. Je me retrouvais tout seul comme un con avec la rage au cœur et un manque de confiance total en moi. Ma première histoire d’amour se soldait par un fiasco. J’ai quand même eu ma revanche, j’ai su qu’elle avait été elle aussi dupée par son bel imprésario qui était surtout un proxénète prêt à la mettre sur le trottoir. Elle a réussi à joindre ses parents qui ont appelé la police et qui l’ont ramenée chez eux. Je n’ai plus eu confiance dans les femmes jusqu’à ma rencontre avec toi qui a été la plus magique de toute ma vie. Je sais que je ne te le dis pas souvent, pas assez. Tu dois me supporter quand j’ai trop bu parce que j’ai peur de la page blanche. C’est toi et toi seule qui est ma montagne magique. »

Louis s’était arrêté épuisé, vidé. Il avait tout dit sur lui, tout ce qu’il n’avait jamais dit à personne. Il se sentait à la fois soulagé et nu presque désemparé. Clarisse le prit dans ses bras et Louis bêtement se mit à sangloter comme un enfant malheureux. Clarisse le comprenait, elle était à fois sa femme, sa mère, sa maitresse et son amie. Clarisse lui dit

« Pourtant, tu avais déjà publié ton premier livre qui avait eu du succès, tu aurais dû avoir plus de confiance en toi »

Louis répond « je sais mais j’avais trop de choses à évacuer, cette fille avait deviné que j’avais écrit le livre et pour la première fois je me sentais exister »

Romain leur fils entre dans la pièce et il voit son père pleurer. Il ne comprend pas cette détresse, pour lui un papa doit être toujours fort. Il demande à son père « pourquoi tu pleures papa ? »

Clarisse répond à la place de son mari « tu sais mon chéri même les papas pleurent quand ils sont trop malheureux. Papa a été très malheureux mais maintenant il est très heureux avec nous. Papa pensait aux souffrances de son passé ».

Un meurtre

Un jogger Jean Louis Robert qui fait sa course matinale dans les rues de Paris passant devant les poubelles d’un restaurant, voit une forme bizarre. Il s’approche, guidé par la curiosité, il enlève une toile en plastique qui recouvrait le corps d’une femme d’une quarantaine d’années. Jean Louis étouffe un cri. Il appelle les secours avec son portable. La police arrive sur place très rapidement et place un cordon de sécurité en appelant le médecin légiste et l’IJ. La femme n’avait pas de papier sur elle. Elle avait été égorgée. Le médecin légiste précise que le corps a été déplacé. La femme avait été sans doute violée. Le meurtrier avait pris le temps de vitrioler son visage et de brûler ses bouts de doigt sans doute pour essayer de retarder l’identification du corps. Mais curieusement, le meurtrier avait laissé des cheveux sur le corps alors qu’il n’y avait aucune trace de sperme. L’assassin avait sans doute utilisé un préservatif. Le capitaine Alexis Rivière arrive sur les lieux. Il fait partie de la brigade criminelle et il a été chargé de l’enquête par le procureur de la République. Rivière est un bon policier expérimenté, très psychologue et aussi très perspicace, mais plutôt silencieux. Rivière observe le corps et pose des questions précises au légiste « pouvez-vous me dire à quand remonte le décès ? »

Le médecin légiste veut rester prudent « je pense qu’elle est morte jeudi soir entre 22 h et minuit, mais je préfère attendre l’autopsie pour être plus précis »

Rivière connait la musique « dès que vous avez le résultat de l’autopsie, communiquez-le-moi très rapidement. Vous savez que les premières heures d’une enquête sont déterminantes »

Le légiste Bianchon (ça rappelle Balzac) lui non plus n’est pas né de la dernière pluie « ok Rivière, vous voulez ça pour hier comme d’habitude ».

Il est vrai que les deux se connaissent sur le bout des doigts tant ils ont travaillé ensemble, tant ils ont traqué des criminels qu’ils soient monstrueux, débiles, obsédés dans leurs passions délirantes ou ivres de vengeances ou de souffrances.

Rivière pense en son for intérieur que quelque chose ne colle pas. Il se parle à lui-même « comment se fait-il qu’on trouve des cheveux sur le corps et qu’il prend soin d’utiliser un préservatif pour la violer, enfin il faut que j’attende l’autopsie ? bizarre, bizarre comme c’est bizarre. »

Il est vrai que Rivière est un passionné du cinéma d’avant-guerre et notamment de Marcel Carné. Retour aux choses sérieuses, il faut d’abord identifier cette victime. Rivière se pose toujours des questions « pourquoi l’avoir défiguré ? pourquoi avoir brûlé ses bouts de doigt ? La réponse est dans la question. Sans doute, pour que l’on ne puisse pas identifier la victime ou pour brouiller les pistes. L’enquête commence.

L’Enquête

Rivière se dit dans son soliloque intérieur en sirotant son whisky préféré « pourquoi toutes ces précautions pour finalement oublier des cheveux qui peuvent l’identifier ». Rivière a eu les résultats de l’ADN, l’ADN est de sexe masculin mais n’appartient pas un homme connu des services de police.

Sa femme le regarde avec un petit air moqueur et tendre « je te connais, tu t’identifies à l’assassin pour le cerner, pour le traquer jusqu’à l’hallali ».

Rivière sourit, il n’y a qu’une personne pour le connaitre aussi bien et c’est sa femme « c’est vrai, je gamberge, je suis comme un acteur qui se met dans la peau d’un personnage, mais là je ne connais pas le personnage, je sais qu’il est à la fois méthodique et étourdi voire même imprudent, ce qui tu peux le comprendre est bizarrement ambigu et même contradictoire »

Le lendemain, à son bureau, son copain Bianchon rappelle Rivière « cette femme a subi une opération à la jambe dernièrement, maintenant c’est à vous de jouer ».

Rivière demande à un de ses adjoints le lieutenant Keller de retrouver dans quel hôpital ou dans quelle clinique une femme a été opérée d’une fracture à la jambe. Dans le même temps, Rivière demande à une de ses adjointes la jeune et jolie Sandrine Arnaud « tu me recherches toutes les femmes disparues depuis avant-hier ».

Rivière lui dit aussi « et après on comparera la liste des femmes disparues avec la liste des femmes opérées d’une fracture de la jambe ».

Après enquête, Rivière réussit à identifier la victime du meurtre. Il s’agit d’une certaine Françoise Coquard. Rivière réunit ses adjoints et leur dit « je veux tout connaitre de cette Françoise Coquard, amis, mari, amants, situation financière enfin tout ». La machine est en route.

Sandrine Arnaud toute jeune émoulue de l’école de police revient voir son chef Rivière avec les renseignements demandés

« J’ai les renseignements sur Françoise Coquard. Elle a un passé plutôt chargé : mariée trois fois. Son dernier mari a au moins vingt ans de plus qu’elle. Coquard est un homme puissant avec des amis dans la politique. Il est actionnaire principal dans une holding qui contrôle une bonne vingtaine de sociétés. Son premier mari se nomme Louis Hugo plus connu sous le Louis Bayle écrivain à succès, son deuxième mari père de ses deux enfants est un avocat célèbre François Bégot. J’ai eu ses comptes bancaires, elle dépense beaucoup mais son mari couvre toujours ses découverts ».

Rivière est satisfait « bravo, nous allons voir ce mari si compréhensif »

Les Coquard habitent un hôtel particulier à Neuilly. C’est aussi le siège de la holding. Un domestique genre coincé leur ouvre. Rivière est accompagné de Keller « nous sommes de la police, nous voulons voir Monsieur Coquard »

Le domestique les laisse dans le hall d’entrée luxueusement décoré en disant « je vais prévenir Monsieur Coquard »

Le domestique bien stylé revient « Monsieur Coquard vous attend, si vous voulez bien me suivre »

Rivière et son adjoint sont introduits dans le bureau de Monsieur Coquard. Le bureau est avant tout fonctionnel avec un style très épuré. Ce bureau est avant tout un lieu de travail. Monsieur Coquard est assis à son bureau, il se lève à l’entrée de ses visiteurs dans son bureau. Monsieur Coquard est grand, mince, le crâne dégarni avec un front immense et un visage en lame de couteau. C’est un homme d’une soixantaine d’année, habitué à commander et habitué aussi à être obéi.

Rivière salue Coquard et avec toutes les précautions d’usage, il lui dit « Bonjour Monsieur Coquard, je suis le commandant Rivière de la Brigade Criminelle et voici mon adjoint le lieutenant Keller »

Coquard dissimule son agacement avec une grande maitrise de lui-même « Bonjour Messieurs, asseyez-vous je vous en prie, qu’est-ce que la police criminelle peut me vouloir ? c’est au sujet de ma femme »

Rivière lui répond en essayant de ne pas brusquer les choses « je suis désolé Monsieur Coquard, mais je dois vous annoncer une mauvaise nouvelle, nous avons retrouvé votre femme dont vous aviez signalé la disparition, votre femme a été assassinée. Elle a été violée et égorgée »

Le visage de Coquard s’est décomposé, il semble très secoué par la nouvelle, il murmure « mon dieu, quelle horreur ».

Mais, il se reprend vite ne voulant pas montrer ses faiblesses « je vous demande de faire le maximum pour arrêter cet assassin. Avez-vous une piste ? »

Rivière répond avec prudence « nous sommes au début de l’enquête et pour l’instant nous n’avons pas grand-chose, j’ai quelques questions à vous poser si cela ne vous ennuie pas ».

Coquard a repris son visage de pierre « je suis à votre disposition, ma femme est partie le mercredi dans la journée, elle passait la nuit chez ses parents, moi j’étais parti à Bordeaux pour mes affaires, je suis revenu le vendredi matin, elle n’était pas là, j’ai appelé mes beaux-parents qui m’ont dit que Françoise était repartie le jeudi matin. Je me suis inquiété et j’ai signalé sa disparition à la police ».

Rivière enregistre sa déclaration et demande plein d’innocence « pouvez-vous Monsieur Coquard nous donner les coordonnées de vos beaux-parents ? »

Coquard lui donne la carte de visite de ses beaux-parents sans un mot.

Rivière continue en restant le plus naturel possible « Pouvez-vous me donner également votre emploi du temps du mercredi au jeudi »

Coquard reste de glace « je comprends, vous voulez mon alibi. Je n’ai rien à cacher, j’étais à un congrès du Medef. Vous pouvez vérifier, je n’ai pas tué ma femme ».

Rivière et Keller prennent congé, Coquard les regarde partir avec un sourire narquois.

Rivière dit à Keller « il sait bien se maitriser, mais je ne le sens pas, il a quelque chose en lui qui me déplait »

Rivière et Keller vont voir les parents de Françoise Coquard. Ce sont des personnes âgées et en retraite. Ils habitent un très bel appartement en plein cœur de Paris. Quand Rivière voit l’appartement rempli de souvenirs et de crucifix, il comprend que ces gens vivent dans une autre époque. Ils ont sans doute élevé leur fille avec de grands principes d’éducation. Ces gens ont sans doute été déçus de la vie dissolue de leur fille. Pour l’instant ils ne savent pas encore la terrible nouvelle que Rivière va leur annoncer.

Rivière se présente ainsi que son collègue. Il ne sait comment aborder le sujet, il l’a pourtant fait de nombreuses fois au cours de sa...