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Un piano dans le noir

De
270 pages
Andrée Bougard souffre d'un mal d'être profond. Elle s'enfuit de la petite vie chez elle à Winnipeg, dont une histoire d'amour qui s'est mal terminée. Elle ne sait faire face aux vicissitudes de l'existence que par l'évasion. Aussi se retrouve-t-elle exilée, de son plein gré, sous le soleil des îles grecques jusqu'à ce qu'un aérogramme fatidique la rappelle au Manitoba. Mais visiblement, la vie continue de se déconstruire autour d'Andrée que est cernée de toutes parts par l'impossibilité de l'épanouissement personnel... jusqu'au jour où elle se remet à sa passion première : le piano.
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UN PIANO DANS LE NOIR
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SIMONECHAPUT
UN PIANO DANS LE NOIR
ROMAN
e 2 édition revue par l’auteure
LESÉDITIONS DUBSAINT-BONIFACE(MANITOBA)
Nous remercions le Conseil des Arts du Canada et le Conseil des arts du Manitoba de l’aide accordée à notre programme de publication.
Maquette de la collection
: Bernard Léveillé
Photo de couverture : Henry Kalen – Centre-ville de Winnipeg vu de Saint-Boniface, détail.
Mise en pages
: Lucien Chaput
Les Éditions du Blé 340, boulevard Provencher Saint-Boniface (Manitoba) R2H 0G7 http://ble.avoslivres.ca
Distribution en librairie
: Diffusion Prologue, Boisbriand (QB)
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada
Chaput, Simone
Un piano dans le noir [ressource électronique] : roman / e Simone Chaput. – 2 éd. rev. par l'auteur
(Blé en poche) Genre de fichier informatique : Monographie électronique. Publ. aussi en format imprimé. ISBN 978-2-923673-31-8 (PDF).– ISBN 978-2-923673-32-5 (EPUB)
I. Titre.
PS8555.H39827P52 2011 C843'.54 C2011-907212-2
© Simone Chaput et Les Éditions du Blé, 2011.
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous les pays.
PRÉFACE
Extrait de la publication
Fugues, retrouvailles et recommencements
Andrée Bougard souffre d’un mal d’être pro-fond. Elle s’enfuit de la petite vie chez elle au Manitoba, ponctuée de menus événements fami-liaux et sentimentaux qui lui sont trop difficiles à vivre car cantonnée à l’intérieur des relations humaines peu satisfaisantes, dont l’histoire d’amour avec Daniel qui s’est mal terminée. Ébranlée par la mort brutale du plongeur russe dont la tête s’écrase contre la plateforme – cette scène troublante étant diffusée à la télévision lors des jeux universitaires mondiaux – et s’abîmant dans le chagrin après le décès également aléa-toire d’une amie qui se trouve à bord de l’avion coréen à destination de Hong Kong, absurde-ment abattu par le chasseur soviétique, Andrée ne sait faire face aux vicissitudes de l’existence que par l’évasion. Aussi se retrouve-t-elle exilée, de son plein gré, sous le soleil des îles grecques.
7
Après un séjour de plusieurs mois, l’aéro-gramme fatidique lui annonçant la crise car-diaque de son père et son désir de revoir sa fille, la propulse dans un déplacement d’urgence, la force centripète de cette autre vie, celle de l’ori-gine, la ramenant à la jonction ontologique et à l’espace originel de son existence. Elle retourne doncchez elle. Mais, hélas, la voix narrative om-nisciente fait tôt de faire part du vide qu’elle continue à ressentir, du malaise aigu qui plane sur elle dans ce roman à tendance réaliste et sur-tout intimiste. Les parfums festifs des îles, « l’odeur des épices : la muscade, la cannelle, le persil, l’ail, le basilic et l’origan se mêlaient à la lourde senteur de la saumure, et au fumet de l’agneau embroché » (25), cèdent lors du retour au foyer familial, plongé dans la solitude, à « l’âcre odeur de fleurs fanées » (36) qui saisit An-drée « d’un vertige soudain » (36). Même avant sa fuite, Andrée est sensible aux plaisirs sensuels que présente l’épicerie familiale, « aux jours truffés de goûts et d’odeurs » (66), mais lors sa vie d’adulte – en l’occurrence de pia-niste de concert – la discipline et les efforts exigés par ce métier, abandonné par la suite, semblent la réduire à une existence dépourvue de tout dé-lice. Certains souvenirs persistent toutefois des « laitues qu’on dégarnissait, empilant dans les éternelles boîtes de carton les feuilles défraîchies,
8 Extrait de la publication
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