Un tueur en série à l’Élysée

De
Publié par

Entre 2025 et 2027, des jeunes femmes des beaux quartiers de Paris sont assassinées les unes après les autres. Le commissaire Jean-Claude Martin de la police judiciaire est chargé d’enquêter. Commence alors une course d’obstacles qui le conduit jusqu’au château de la République.

Seul contre tous, le commissaire Martin ne s’avouera pas vaincu pour autant. Décrit comme hédoniste et obsédé sexuel, il se montrera pourtant très pugnace et mènera son enquête de main de maître, dans un style singulier et peu orthodoxe, entre deux parties de jambes en l’air.


Publié le : mercredi 4 février 2015
Lecture(s) : 23
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782332838681
Nombre de pages : 262
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Couverture
Copyright
Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-332-83866-7
© Edilivre, 2015
Cematin du 23/04/2025 de plein printemps, le ciel était bleu, des rayons de soleils pointaient à l’horizon, l’air frais soufflait sur Paris qui s’éveillait. Les avenues et les rues grouillaient du monde. Comme d’habitude, Gabriel, marchand des journaux à la criée s’était déjà installé à la sortie du métro « Place de l’Etoile ». Au rond point, la circulation était aussi dense qu’hasardeuse. Au loin, retentissait la sirène des pompiers qui traversèrent en trombe le rond point quelques minutes plus tard. Contrairement à ses habitudes, Alice était absente de ème son bureau du 8 arrondissement près de l’Arc de triomphe où elle était responsable juridique dans une société prestataire de service en industrie pharmaceutique. Ses collègues ne la voyant pas arriver, essayèrent de la joindre. Elle était sur messagerie. C’est encore un incident de métro, elle ne va pas tarder, cria l’un d’eux. Le temps passait, Alice n’arrivait toujours pas. Ses collègues appelèrent et rappelèrent, silence radio. L’ambiance devenait de plus en plus tendue. Ce n’est pas dans ses habitudes, elle nous aurait appelés s’il s’agissait d’un simple empêchement, dit Benoit, son responsable hiérarchique direct. Appelons le SAMU et les pompiers, ils l’ont peut être secourue cette nuit, ajouta-t-il. Attendez, j’appelle Odile, sa sœur, elle a forcement de ses nouvelles, dit Pascale, sa collègue et amie la plus proche dans la boîte. N’est-elle pas au bureau ? répondit Odile. Non, répliqua Pascale. Je vais m’enquérir de la situation et te tiendrai informer dans tous les cas, termina Odile. Vers 14h, M. Cohen, Président de la boîte reçut un coup de téléphone qui lui apprit la terrible nouvelle, Alice avait été retrouvée morte chez elle, la police était sur place pour les constatations. Il annonça aussitôt la mauvaise nouvelle à la quinzaine d’employés présents ce jour-là. A l’heure actuelle, aucune hypothèse n’est écartée, celle du suicide y compris, ajouta-t-il. Un silence de mort traversa la salle de réunion dans laquelle les employés étaient réunis. Pascale fut la première à fondre en larmes, l’émotion fut insoutenable. Au domicile d’Alice, le Commissaire Jean Claude Martin de la police judiciaire et ses équipes étaient déjà à pied d’œuvre. Agé de 42 ans, grand brun d’un mètre 85, aux yeux bleus, barbe de trois jours et déjà cheveux poivre-sel avec une coiffure toujours bien ordonnée, le commissaire Martin est né à Marseille dans le quartier des Caillols dans le XIIème arrondissement. Il y a passé toute son enfance et fait ses études avant d’intégrer la brigade anticriminelle des quartiers nord, qu’il avait quittée depuis 4 ans pour un poste de commissaire à Paris. Malgré quelques années passées, à Paris, il a toujours un léger accent marseillais. Hyperactif, sensible et affectueux, le commissaire Martin est un passionné qui lie toujours l’utile à l’agréable. Amateur d’escapades et de bonne chère, un véritable hédoniste qui porte des costumes sur mesure et des mocassins de chez J M Weston et Berluti. Affable, grand séducteur, il ne tarit jamais de mots doux pour les femmes. Marié et père de deux garçons, il se définit comme quelqu’un de juste et raisonnable, fidèle mais non exclusif et refuse d’être pris pour un obsédé sexuel nonobstant son penchant irrésistible pour la gent féminine. Très charismatique, il fait preuve d’une certaine autorité naturelle, un vrai « flic ». Lorsque le commissaire Martin et ses hommes arrivèrent à l’appartement d’Alice, ils trouvèrent porte close puis la fracturèrent. Ils trouvèrent le corps d’Alice, allongé entre le canapé et la table basse de son salon. Un détail attira très vite l’attention de l’équipe du commissaire Martin : la jupe d’Alice était relevée, ce qui pour les enquêteurs, ne laissait guère de doute sur le fait qu’Alice ait subi des violences sexuelles. Plus troublant, était dessiné sur le bas ventre d’Alice un cœur à l’aide d’un liquide qui ressemblait étrangement à du sang. Peut-
être le sang d’Alice. Des traces de violence furent aussi trouvées autour du cou d’Alice. Pour le reste, tout était bien rangé dans l’appartement, à priori pas de vol. Ainsi, l’hypothèse d’un cambriolage qui aurait mal tourné fut vite battue en brèche. De même, l’appartement d’Alice était bien fermé. Le trousseau de clés resta introuvable après plusieurs minutes de recherche, c’est un mystère, c’est sans doute le meurtrier qui a fermé la porte après l’avoir assassinée, déclara l’un des enquêteurs. Les enquêteurs effectuèrent toutes les constatations. Les indices pouvant faire avancer l’enquête furent relevés. Comme l’exige la loi de Novembre 2017 : tout matériel pouvant constituer une preuve dans un cas de meurtre, doit être échantillonné en 3 exemplaires, un pour la recherche de preuves immédiates, les deux autres à conserver avec l’ensemble des scellés pour une durée indéterminée. Conformément à cette nouvelle loi, l’ensemble des vêtements, chaussures le cas échéant, et autres accessoires trouvés sur la victime constituent ipso-facto des scellés et sont à conserver. Toute destruction des scellés doit être faite avec l’autorisation de l’autorité judiciaire. Le commissaire Martin et ses équipes prélevèrent 3 échantillons de ce qui ressemblait à du sang, sur le dessin en forme de cœur se trouvant sur le bas ventre d’Alice avant de transférer le corps à l’institut médico-légal de Paris pour l’autopsie. Un échantillon fut envoyé au laboratoire de biologie moléculaire dirigé par le Pr. Antoine Durand pour analyse et établissement d’une éventuelle empreinte génétique. Pour le Pr Michel Martoli, directeur de l’institut médico-légal de Paris, les premiers résultats de l’autopsie allait être connus sous 24 heures, par contre les analyses chimiques et pharmacologiques nécessaires pour la mise en évidence d’un éventuel empoisonnement pouvaient prendre plusieurs jours.
Nous étions vendredi soir, le commissaire Martin prit son weekend, c’était donc à ses équipes de débuter l’enquête. Conformément à ses habitudes, un weekend sur deux, il était pressé de retrouver sa ville de Marseille, où résidaient toujours ses deux enfants, son épouse avec laquelle il était en séparation de corps et ses parents. Il était 20h16 quand il s’engouffra dans le TGV pour Marseille. Un peu avant Lyon, le TGV ralentit anormalement. Quelques minutes plus tard, le chef de bord annonça un souci technique qui empêchait le train de continuer sa route. Des minutes passèrent, 30 min, 45 min, puis 1 heure, le commissaire Martin décida alors d’aller au wagon bar. Plus de places assises, une vingtaine de voyageurs s’y trouvaient déjà. Quelques personnes se tenaient debout avec sandwichs à la main pour certains et boissons pour d’autres. Juste à côté du commissaire Martin, se trouvait Aurélie, élève infirmière à l’école des infirmières de la Capellette à Marseille. Le commissaire Martin la trouvait séduisante, il échangea quelques mots avec la jeune femme et ils sympathisèrent très vite. Quelques minutes plus tard, le chef de bord annonça le redémarrage du train. Alors Mlle, un weekend end sur la canebière ? demanda le commissaire Martin à Aurélie. Je les passe toujours sur la cannebière mes weekends, répondit-elle. Voulez-vous dire que vous êtes Marseillaise vous aussi ? demanda-t-il. Absolument, répondit-elle. Mais vous n’avez pas d’accent, dit-il. Parce que je suis née à Lille, je suis arrivée à Marseille à l’âge de 11 ans. Rassurez-vous, les Parisiens disent que j’ai l’accent du Sud, répondit-elle. Que faites-vous de bon dans la cité phocéenne ? demanda-t-il. Je suis en dernière année d’école d’infirmières répondit-elle. Ah, je comprends, s’exclama le commissaire Martin. Quoi ? demanda Aurélie. Vous êtes belle et intelligente, vous avez de l’humour, vous représentez l’intelligence au féminin, j’adore les femmes intelligentes, dit le commissaire Martin. C’est gentil tout ça, dit Aurélie. C’est une observation et non un point de vue, vous êtes vraiment belle, dit-il. Vous croyez ? demanda-t-elle. Absolument, répondit-il. Si vous le dites, reprit-elle. Et vous, parlez moi de vous, qu’allez-vous faire à Marseille ? demanda Aurélie. J’y habite, enfin, presque et je travaille à Paris. Je reviens à Marseille un weekend sur deux, répondit le commissaire Martin. Dans quel domaine travaillez-vous ? demanda-t-elle. Je suis fonctionnaire de police, répondit-ème il. Dans quel quartier poserez-vous vos valises cette nuit ? demanda-t-elle. Dans le XII , non loin du métro Fourragère, répondit-il. Et vous ? répliqua le commissaire Martin. Dans le
ème VI , non loin de mon école, répondit Aurélie. Le chef de bord annonça alors l’arrivée du train à Marseille, avec un retard d’une heure et demie, soit à 0H45, au lieu de 23H22. Le commissaire Martin proposa alors à Aurélie de la revoir le lendemain au soir, elle acquiesça et ils échangèrent leurs numéros de téléphone. Samedi, vers 14h30, le téléphone d’Aurélie sonna, au bout du fil le commissaire Martin. Après un échange d’environ 15 min, ils se donnèrent rendez-vous devant le restaurant « La ème Villa », en plein cœur du 8 arrondissement presque sur les bords de la méditerranée, lieu des rendez-vous chics. C’était Aurélie qui la première arriva au lieu du rendez-vous. 20 minutes plus tard arriva le commissaire Martin. Il tenait dans ses bras un bouquet de roses rouge vif, ce qui ne laissait guère de doute sur ses intentions de déclarer sa flamme à Aurélie. Désolé Aurélie, j’ai eu beaucoup de mal à trouver une place de parking libre. J’étais obligé de m’éloigner un peu plus, s’excusa le commissaire Martin. Rien de grave, je m’en doutais répondit Aurélie. Tiens c’est pour toi, dit le commissaire Martin à Aurélie en lui tendant le bouquet de roses. Merci, qu’est-ce qu’elles sont jolies, répliqua-t-elle. Les deux complices entrèrent dans le restaurant et se mirent debout juste après avoir passé la porte d’entrée. Quelques minutes plus tard, approcha alors une serveuse, qui les conduisit du côté Ouest du restaurant avec vue sur mer, juste à côté de Jean Jacques Goldman et sa famille, habitués des lieux. Je reviens vous voir pour la commande dit la serveuse, qui revint vers eux 10 bonnes minutes plus tard. Avez-vous choisi ? demanda la serveuse. Oui, répondit le couple. Du saumon braisé au feu de bois pour Aurélie et une entrecôte du Maître pour le commissaire Martin, le tout arrosé de bourgogne aligoté pour elle et de Saint Emillion de 2010 pour lui. Tu es d’une beauté angélique, tu ressembles à une rose sous un soleil de printemps succédant une averse, déclara le commissaire Martin à Aurélie. Oh, ça reprend, ou tu es très gentil, ou tu sais parler aux femmes, dit Aurélie. Je suis tout simplement objectif et apprécie les choses à leur juste valeur, dit le commissaire Martin. Merci, c’est très gentil si tu es sincère, dit-elle. As-tu un doute ? demanda-t-il. Je n’en sais rien, les hommes ne manquent jamais de bonnes paroles, répondit-elle. Tu peux te rassurer, déclara-t-il. Le dîner dura deux bonnes heures. Le commissaire Martin essaya toute la soirée de séduire Aurélie. A la fin du repas, pour lui, Aurélie était tout simplement conquise. Il lui proposa alors de la raccompagner chez elle, Aurélie acquiesça. Il était 0H30 quand le commissaire Martin raccompagna Aurélie. Elle 2 ème habitait un petit deux pièces de 30 m , dans la rue Saint Pierre, au 2 étage d’une petite résidence de 4 étages sans ascenseur. Veux-tu un café ? demanda Aurélie au commissaire Martin. Volontiers, répondit-il. Lorsqu’elle lui tendit le café, il prit la tasse du café dans sa main gauche et attrapa l’avant bras d’Aurélie avec sa main droite, ils se regardèrent droit dans les yeux quelques secondes, et il l’embrassa passionnément. Puis il la conduisit délicatement vers le canapé du salon. Il posa sa tête sur la rambarde supérieure du canapé, face au mur et dos à lui. Il passa sa main sur le pubis d’Aurélie et baissa la braguette de son pantalon en toile pour le desserrer. Il passa ensuite sa main droite sur les fesses d’Aurélie, il sentit un contact direct de sa main avec la peau des fesses d’Aurélie. Il eut tout de suite l’idée qu’elle portait un string. Une fois de plus, il passa et repassa sa main pour essayer d’ôter ce string qu’il ne trouva point. Aurélie sentit alors toute la puissance du corps du commissaire Martin lui transpercer le bassin. Quelques minutes plus tard, les cris d’Aurélie accompagnèrent les jets d’un liquide très fluide, qui mouilla son pantalon baissé à la hauteur des genoux. Le commissaire Martin n’avait jamais vu ça, il fut très surpris, voire hébété. La nuit se poursuivit dans la chambre d’Aurélie. Au petit matin, le commissaire Martin rentra pour voir ses deux garçons. Il embrassa Aurélie avant de prendre congé d’elle et promit de la revoir lors de son prochain voyage sur Marseille. Il devait reprendre son train ce soir là, pour retrouver son quotidien d’enquêteur, et surtout son enquête sur l’assassinat d’Alice.
Lundi matin, de retour au bureau, autour du commissaire Martin, tout le monde s’activait. Avez-vous du nouveau ? demanda le commissaire Martin à ses hommes. Nous sommes sur la
piste de deux suspects. D’après les témoignages des voisins, jeudi vers 19 h, l’un d’eux a été aperçu dans la résidence, le deuxième est un sans abri qui a l’habitude de fouiller dans les poubelles de la résidence. Un portait robot est en cours d’élaboration pour le premier. Pour ce qui est du sans abri, une équipe sera mise en faction devant la résidence. Il pourra ainsi être interpellé très vite, répondirent ses hommes. A l’institut médico-légal de Paris, ce 24/04/2025, en plus de ces trois assistants habituels et de l’adjoint du commissaire Martin, quatre internes en médecine légale (Christiane, Emmanuelle, Joachim et Yassine) entouraient le Pr Martoli lors de l’autopsie du cadavre d’Alice. Pour ces étudiants à leur premier semestre d’internat, cette séance d’autopsie tourna très vite à un cours de travaux pratiques de médecine légale. Toute autopsie commence par la recherche des signes d’identité, c’est-à-dire, la précision de la race, du sexe, de la taille et corpulence de la victime. Suite à cela, on effectue un examen minutieux du cadavre, en relevant la couleur de la peau ainsi que tout signe particulier comme ulcération, cicatrice, tatouage, amputation, malformation : c’est l’examen externe du cadavre. Enfin après ouverture du cadavre on examine un par un tous les organes internes, c’est l’examen interne du cadavre, expliqua le Pr. Martoli aux internes. L’examen externe du cadavre rigide d’Alice montra une cyanose et des ecchymoses au niveau du visage. Des stigmates unguéaux furent relevés au niveau du cou. Sur le reste du corps, rien de particulier à relever, en dehors du dessin sur le bas ventre encore visible. L’examen des zones péri-vaginale et péri-anale ne mit en évidence aucune lésion, ce qui exclut toute agression sexuelle. Le Pr. Martoli procéda ensuite à la recherche des lividités (stagnation du sang soumis à la seule action de la pesanteur, dans des vaisseaux des parties déclives et zones d’appui du corps après arrêt cardiaque). Des lividités fixes et cyanosées furent relevées dans la partie dorsale du corps, notamment au niveau des fesses et de la partie postérieure des deux épaules. A l’aide d’un thermomètre à thermo résistance la température intra-corporelle (rectale) du cadavre fut mesurée. Après corrélation avec la température ambiante, le cadavre fut déclaré froid. Avant de passer à l’étape suivante, c’est-à-dire à l’ouverture du cadavre, le Pr. Martoli posa un certain nombre de questions aux étudiants. Les lividités cadavériques sont déclarées fixes, que pouvez-vous en déduire ? Qu’elles datent de plus de 24 h, répondit Emmanuelle. Pas assez précis, qui dit mieux ? répliqua le Pr. Martoli. 20 h dit Yassine. Non, répondit le Pr. Martoli. Peut être 10 h non ? dit Christiane. On n’en est pas loin déclara le Pr. Martoli. 8 h déclara Joachim. Non, reprit le Pr. Martoli. Retenez que les lividités deviennent fixes au bout ème de la 12 heure après le décès, précisa le Pr. Martoli. Pourquoi se situent-elles toutes dans la partie dorsale du corps ? demanda le Pr. Martoli. A cette question les étudiants répondirent presque tous ensemble, parce que le corps était en décubitus dorsale. Très bien, répliqua le Professeur. Le visage comme les lividités sont cyanosées, que pouvez-vous en déduire ? demanda le Professeur. Nous sommes face à un cas d’anoxémie (une baisse voire une absence de l’oxygène dans le sang), répondit Christiane. Les autres internes acquiescèrent par un mouvement de tête, le Professeur approuva. A quoi vous font penser les stigmates unguéaux au niveau du cou ? demanda le Professeur. A une agression, répondirent Emmanuelle et Joachim. Quel type d’agression ? répliqua le Professeur dans un sourire, visiblement bousculé par la réponse des internes. Une strangulation ? murmura Yassine en regardant Christiane qui répondit par un simple sourire. On observe des stigmates unguéaux sans sillon, ce qui exclut les cas de pendaison et de strangulation au lien. A ce stade, on peut raisonnablement émettre l’hypothèse d’une strangulation à la main. Cette hypothèse est à confronter aux résultats de l’examen interne du cadavre, dit le Professeur. Vous avez devant vous un cadavre froid, rigide avec des lividités fixes et cyanosées, quelle est votre hypothèse quant à l’heure et la cause du décès ? demanda le Professeur aux Etudiants. Une mort par strangulation survenue depuis au moins 12 h, répondirent les Etudiants après concertation. Vous n’êtes pas assez précis, répliqua le Professeur. Un cadavre froid, rigide avec des lividités
fixes indiquent un décès survenu entre 24 h et 48h plus tôt. Des lividités cyanosées indiquent un décès par asphyxie. Devant de telles constations, l’hypothèse d’un décès par asphyxie intervenu depuis plus de 24 est la plus plausible, en l’occurrence, Alice serait décédée la nuit du 23 au 24 avril 2025. Hypothèse à affiner après d’autres analyses, conclut le Pr. Martoli. Après cet examen externe du cadavre, le Pr. Martoli et ses équipes passèrent à l’étape suivante de l’autopsie, c’est-à-dire l’ouverture du cadavre pour son examen interne. Classiquement, on dispose de deux techniques pour ouvrir un cadavre. La première consiste à pratiquer une grande incision mento-pubienne, puis dénuder le gril costal et, à l’aide du costotome ou de scie électrique, découper un large plastron thoracique, avec désarticulation sterno-claviculaire bilatérale. La deuxième technique consiste à faire une incision du milieu du bord inférieur du maxillaire inférieur à la fourchette sternale, puis une incision ovalaire, de l’articulation sterno-claviculaire à la symphyse pubienne, en passant en dehors du mamelon et dans la fosse iliaque, puis en remontant de façon symétrique du côté opposé. On sectionne ensuite tous les plans de la paroi abdominale, puis le plastron thoracique au costotome. On récline alors l’ensemble de la paroi antérieure, soit de bas en haut ou plutôt de haut en bas, ce qui permet d’éviter de léser les organes médiastinaux, expliqua le Pr. Martoli à ses Etudiants. La première technique eut la faveur du Pr. Martoli car elle permet une bonne exposition des organes thoraco-abdominaux, la recherche aisée des fractures costales et permet une suture facile en fin d’examen, expliqua-t-il aux Etudiants. L’examen interne du cou mit en évidence des lésions cervicales profondes avec des infiltrations hémorragiques du tissu cellulaire sous cutané, des gaines musculaires du corps thyroïdien et des glandes salivaires. Ces lésions expliquent une pression mécanique sur le cou, ce qui confirme l’hypothèse d’une strangulation, déclara le Pr. Martoli aux Etudiants. On observa en outre, de la spume aérée et sanglante dans le larynx, une muqueuse rouge et congestionnée au niveau de la trachée et des bronches. Les poumons étaient volumineux, sombres, très congestionnés et oedématiés, remplis de sang fluide et noir. Le foie était volumineux et gorgé de sang. Les reins étaient congestionnés et les glomérules hyperhémiés. Les cavités droites dilatées du cœur contenaient du sang noir, pauvre en caillots, tandis que le cœur gauche était vide de sang. Quelques ecchymoses furent observées sur la muqueuse stomacale. Au niveau du cerveau, on observa quelques lésions avec des méninges et des parois du crane hyperhémiés. Sur l’ensemble du corps, le sang était fluide et noir. Arrivait ensuite le moment tant redouté par les Etudiants, c’est-à-dire celui des questions du Professeur. Qu’est-ce que ce tableau médico-légal vous inspire-t-il ? demanda le Professeur aux Etudiants. Le sang noir est le signe d’une absence d’oxygène dans l’organisme, il s’agit donc d’une mort par anoxémie, proposèrent les internes. Ce n’est pas totalement faux, mais ça manque de précision et de clarté. L’anoxémie ne peut être prise pour la cause du décès, elle n’est qu’une conséquence de la cause du décès, reprit le Professeur. Attendez, je vous aide, dit le Professeur. Si vous trouvez la cause de l’anoxémie, vous avez la cause du décès, déclara-t-il. Après quelques minutes de concertation, les internes proposèrent l’asphyxie comme cause de l’anoxémie et donc de la mort. C’est exact, répondit le Professeur. Toutes ces observations médico-légales mettent en évidence une mort par asphyxie, appuya-t-il. Rappelez vous que nous avons conclu à une strangulation manuelle en début de cet examen interne, au regard des lésions au niveau du cou. Nous sommes donc devant un décès par asphyxie mécanique provoquée par compression des voies aériennes supérieures après une strangulation manuelle. J’attire tout de même votre attention sur le fait que certaines lésions au niveau des voies respiratoires et du cerveau, nous font suspecter l’inhalation par la victime d’un gaz anesthésiant. Seule l’analyse sanguine permettra de confirmer ou non cette hypothèse, conclut le Professeur. La dernière étape de l’autopsie consistait à effectuer un certain nombre de prélèvements, pour une analyse plus fine. Après avoir notifié aux internes l’ensemble de prélèvements à effectuer et chargé ses assistants de suturer le cadavre à la fin, le Pr. Martoli quitta la salle.
Les internes prélevèrent ainsi plusieurs échantillons de sang, d’urine, de contenu gastrique, de bile et de l’humeur vitrée (substance transparente, gélatineuse qui remplit la cavité oculaire en arrière du cristallin). Spécifiquement de l’humeur vitrée, ce prélèvement permet la détermination de l’heure de la mort (la concentration en ions potassium de l’humeur vitrée augmente en même temps que le délai post-mortem), le dosage des médicaments et bien d’autres substances comme l’alcool. Les cheveux pour une analyse toxicologique dans l’intention de dépister une prise de toxiques même anciennes. Les ongles sont curés et coupés, dans le but de rechercher la présence d’éventuels tissus étrangers, qui signifierait une lutte. L’autopsie macroscopique ayant révélé clairement la cause du décès, le prélèvement des fragments d’organes comme le cœur, le rein pour une analyse microscopique, n’a aucun intérêt, déclara Michel, l’un des assistants de Pr. Martoli aux Etudiants, avant de procéder à la suture du cadavre. Il était 11h ce lundi 27/04/2025, quand les services du Pr Martoli rendirent leur premier rapport d’autopsie. Ils conclurent à un décès par asphyxie mécanique, provoquée par compression des voies aériennes supérieures après une strangulation manuelle. Le rapport releva en outre, une suspicion d’inhalation par la victime d’un gaz anesthésiant. Mais ce gaz n’a eu aucun incident sur le décès, ajouta-t-il. Les légistes relevèrent aussi le fait que la victime n’avait subi aucune violence sexuelle. Ce rapport d’autopsie écarta définitivement l’hypothèse du suicide, comme celle d’une mort naturelle. L’homicide ne faisait plus de doute. Il faut retrouver rapidement le coupable lança le commissaire Martin à ses équipes. Restait donc, à faire parler la trace envoyée au laboratoire de biologie moléculaire. En fin d’après-midi, le sans abri fut interpellé à quelques rues de la résidence d’Alice. Il fut tout de suite placé en garde à vue. Il avait un faciès qui ne laissait guère de doute sur des pulsions meurtrières qu’il pouvait avoir. Comme on dit dans le jargon de la police, il avait la gueule du job. Faites-le entrer dans mon bureau, on va le cuisiner, déclara le commissaire Martin. Comment t’appelles-tu ? demanda le commissaire Martin au sans abri, Jean Paul Romaloti, répondit le sans abri. Ecoute moi bien, j’ai beaucoup de choses à faire et je n’ai pas de temps à perdre, tu sais pourquoi tu es ici, tout le monde le sait, tu as étranglé une jeune femme dans ème le 8 à la résidence du parc, là où tu vas fouiller les poubelles, tu n’as qu’à avouer, surtout ne me fais pas perdre mon temps. Décidément, Jean Paul ne comprenait rien de tout ce que le commissaire Martin lui racontait, il avait indéniablement un cerveau imbibé d’alcool, il prenait les paroles du commissaire Martin pour un jeu. Le commissaire Martin revenait à la charge maintes fois, sans résultats probants. Jean Paul lui tenait un discours complètement déconnecté de la réalité. Dans une hilarité déconcertante, il s’adressa au commissaire Martin : tu me parles des femmes, et toi, tu les aimes comment ? Grandes, petites, minces, grosses ? Au point de déstabiliser le commissaire Martin. Pour le commissaire Martin, Jean Paul n’était pas assez lucide pour subir un interrogatoire, il décida alors de le placer dans une cellule, pour reprendre l’interrogatoire plus tard. Le soir même, un portrait robot du deuxième suspect fut publié dans les médias, avec un numéro d’appel pour tout témoignage. Le lendemain, c’est de lui-même qu’il décida de se présenter au commissariat de son arrondissement qui le transféra à la brigade judiciaire où Marcelin fut reçu par le lieutenant Michel Chevalier, l’adjoint du commissaire Martin. Marié à Sébastien depuis 10 ans, 38 ans, taille moyenne et décharné, le lieutenant Chevalier a des allures de premier de la classe et est décrit par ses collègues comme rigide et catholique athée. Père d’une petite fille de 6 ans et d’un petit garçon de 3 ans tous les deux nés grâce à la gestation pour autrui légalisée en France en 2019, dans la suite logique de la légalisation en 2012 du mariage entre personnes de même sexe. Avare de sourire, avec un faciès rappelant celui de Vladimir Poutine, mieux vaut ne pas l’avoir comme interrogateur. Marcelin, la trentaine
avancée avait reconnu son portrait robot dans les médias. Il déclara avoir fait la connaissance d’Alice deux mois plus tôt lors des journées Euro Cancers organisées par l’institut national du cancer au palais des Congrès de Paris, à la porte Maillot. Lui, travaillait pour une grande firme pharmaceutique, l’un des leaders mondial pour le développement des molécules anticancéreuses. Depuis, ils s’étaient vus une demi-dizaine de fois. Il confirma l’avoir accompagnée à son domicile l’avant-veille de son assassinat, mais, il n’était jamais monté chez elle. Ce jour-là, il l’avait laissée devant sa résidence. Ils avaient passé une demi-heure à discuter devant la résidence d’Alice. C’est sans doute pourquoi les voisins l’avaient remarqué, conclut-il. Après 2 heures d’audition, Marcelin sortit de la brigade judiciaire sans aucune charge contre lui. Il promit à l’équipe d’enquêteurs d’être à sa disposition, si besoin. Le lieutenant Michel Chevalier, rendit compte au commissaire Martin, de son entretien avec Marcelin. Ce dernier lui demanda de reprendre avec l’interrogatoire de Jean Paul, le sans abri. Le lieutenant Michel Chevalier fit entrer Jean Paul, un dialogue s’engagea entre eux. Jean Paul était bien conscient de la situation, mais ignorait les raisons de sa présence à la brigade judiciaire. Il va fouiller les poubelles des beaux quartiers tous les jours, mais n’a jamais rien fait de mal à personne, il n’est jamais entré dans l’immeuble d’Alice, répéta-t-il en boucle. Le délai requis pour une garde à vue arriva à échéance. Pas de charges contre Jean Paul pour le déférer, le commissaire Martin rencontra le lieutenant Michel Chevalier en tête à tête. Qu’en penses-tu ? demanda le commissaire Martin au lieutenant Michel Chevalier. Je n’ai pas d’opinion, je ne sais quoi dire, je ne le sens pas ce mec, répondit-il. Ecoute, prolongeons sa garde à vue, puis prenons-le à 5, il finira par cracher le morceau, cet abruti, assura le commissaire Martin toujours aussi sûr de lui, sans jamais se douter de rien. D’accord, répondit le lieutenant Michel Chevalier. Le commissaire Martin fit une pause de quelques minutes, prit un café et fuma une cigarette. Le temps passait et il devait absolument faire avouer Jean Paul, estima-t-il. Pour lui, aucun doute, Jean Paul était bien le meurtrier d’Alice. Il fit entrer Jean Paul et reprit l’interrogatoire. Ils étaient 5 enquêteurs autour de Jean Paul. Les questions fusaient de tous les côtés. Pourquoi l’as-tu tué la fille ? Tu lui as demandé de l’argent qu’elle t’a refusé ? Tu voulais peut être la violer non ? demandaient les enquêteurs. Je n’ai rien d’autre à dire, je n’ai rien à voir dans votre histoire, dit Jean Paul. Au fil de l’interrogatoire, Jean Paul se montra de plus en plus fatigué. Au milieu de la nuit, il commença à évoquer véritablement Alice. Il affirma désormais connaitre Alice. Elle lui donnait parfois de l’argent. Il était devant la résidence quand la police sortait le corps d’Alice, il était parti très vite parce qu’il avait peur. Depuis, il n’était plus revenu fouiller les poubelles, parce qu’il avait peur, raconta-t-il. Peur de quoi ? demanda le lieutenant Michel Chevalier. Je ne sais pas, peut être des gens, de la police, répondit Jean Paul. Il était 4 heures du matin quand Jean Paul prononça sans ambigüité ses aveux. Oui c’est moi qui ai fais ça. Quoi ? demanda le lieutenant Michel Chevalier. C’est bien toi qui l’as tuée, n’est-ce pas ? demande le commissaire Martin. Tu l’as suivie quand elle rentrait chez elle, quand elle a ouvert sa porte, tu as couru et poussé la porte avec force pour entrer dans son appartement. Tu lui as ensuite demandé de l’argent, elle t’en a peut être donné, ensuite tu as voulu faire l’amour avec elle, elle ne voulait pas. Tu as insisté, tu l’as ensuite brutalisée, elle a résisté, puis tu l’as étranglée. C’est bien comme ça que ça s’est passé ? demanda le commissaire Martin. Oui, répondit Jean Paul. Voilà ce n’était pas compliqué, tu n’avais pas besoin de 3 jours pour nous raconter ça, s’amusa le commissaire Martin. Et le dessin, pourquoi et avec quoi l’as-tu fait ? demanda le lieutenant Michel Chevalier. Quel dessin ? demanda Jean Paul. Le dessin que tu as fait sur le pubis de la femme, répondit le lieutenant Chevalier. Mais je n’ai pas fait de dessin, je n’ai jamais eu de crayon sur moi, raconta Jean Paul. Et les clés de l’appartement, où sont-elles ? demanda le lieutenant Chevalier. Je n’ai pas d’appartement moi, répondit Jean Paul. L’appartement de la femme, c’est bien toi qui as fermé l’appartement après l’avoir tuée non ? demanda le commissaire Martin. Oui, mais y avait pas de clés, répondit Jean Paul. Les deux compères se regardèrent, il veut continuer à mentir, de
toute façon, le dessin n’est qu’un détail, dit le commissaire Martin à son adjoint. Tu crois ? répliqua son adjoint. Oui, affirma le commissaire Martin. Viens signer ! Dit le commissaire Martin à Jean Paul en lui tendant le procès verbal de ses aveux. Jean Paul le signa. Il fut alors déféré devant le Procureur de la République, qui le mit en examen pour meurtre et l’écroua. Le commissaire Martin, était très fier de lui pour avoir résolu en 5 jours une enquête qui s’annonçait pourtant très difficile. Vers 17h30, le téléphone du commissaire Martin sonna, au bout du fil Antoine, son meilleur ami, un médecin urologue à l’hôpital Saint Louis de Paris. Il lui proposa de dîner ensemble ce soir là. Le commissaire Martin accepta et ils se donnèrent rendez-vous dans un restaurant Chinois proche de l’Assemblée Nationale. Au cours du repas, ils revinrent sur le meurtre d’Alice qu’il venait de résoudre. Son ami le félicita. Il lui raconta aussi l’histoire d’Aurélie, cette jeune femme qui urinait en plein ébats sexuels, il n’en avait jamais vu. Qu’est-ce que tu me racontes Jean Claude ? Elle n’a pas pu pisser en pleine relation sexuelle ta copine, réagit son ami. Mais si Antoine, insista le commissaire Martin. Attends je t’explique : les organes génitaux contiennent deux orifices, les urines empruntent l’un d’eux, et uniquement l’un d’eux, c’est l’orifice urinaire comme son nom l’indique. Lors de l’acte sexuel, cet orifice est obturé, aussi bien chez l’homme que chez la femme. Aussi, il est impossible d’uriner en même temps qu’un acte sexuel. Ta copine Aurélie est tout simplement une femme fontaine, ces femmes qui produisent un liquide très proche de l’urine, lorsqu’elles sont saisies d’orgasme, expliqua Antoine.
Pendant ce temps, au laboratoire de biologie moléculaire, les équipes de Pr. Durand étaient à pied d’œuvre pour analyser la tache prélevée sur la signature du meurtre. Pour avoir une première indication, l’équipe du Pr. Durand préleva une petite quantité de la tache et la mélangea avec de l’eau oxygénée. L’hémoglobine, pigment des globules rouge qui fixe et transporte l’oxygène, a la propriété de décomposer l’eau oxygénée avec libération de dioxygène. Ce dernier, est fixé par une substance, la benzidine, qui devient de ce fait bleu intense. Pour les hommes de Pr. Durand, ce premier test dit d’orientation était positif, mais, ils savaient qu’il ne sert que d’orientation. Ce même résultat peut s’obtenir avec un simple jus de fruits. Ils devraient donc confirmer ce résultat positif, non spécifique par un test dit de certitude. Dans un deuxième temps, ils procédèrent à la recherche au spectroscope de l’hémochromogène alcalin, un dérivé chimique obtenu à partir de l’oxyhémoglobine du sang. Ce deuxième test s’avéra aussi positif. Pour le Pr. Durand et ses équipes, la tache trouvée sur la victime était bien du sang. Mais, rien ne leur disait s’il s’agissait de sang humain. Pour lever définitivement cette interrogation, ils utilisèrent la méthode des sérums précipitants. Une petite quantité de l’échantillon de sang était diluée dans du sérum physiologique. Dans ces conditions, les anticorps (immunoglobuline G) passent dans la solution, l’addition d’un sérum antihumain (c’est-à-dire contenant des anticorps anti-immunoglobulines G) entraîne une agglutination antigène-anticorps si et seulement si l’on est en présence de sang humain. Ils observèrent très vite la formation de ce précipité. Ce dernier résultat caractérisait la présence de sang humain dans la solution. Ils étaient désormais fixés sur le fait qu’ils avaient bien affaire à du sang humain. Toutes ces premières étapes validées, ils terminèrent leurs investigations par l’établissement de l’empreinte génétique. Pour effectuer la comparaison, le profil génétique de la victime fut aussi établi à partir des prélèvements effectués sur le cadavre.
Ce fut 5 jours après le meurtre que le Pr Durand, directeur de laboratoire biologie moléculaire, rendit son rapport, sur les analyses effectuées sur les échantillons prélevés sur la signature du meurtre. Deux éléments très importants pour l’enquête y étaient révélés. C’était bien avec de sang humain qu’avait été fait le dessin en forme de cœur sur le bas ventre d’Alice. Ce sang n’appartenait pas à la victime. Une empreinte génétique masculine avait été mise en évidence sur cette trace de sang. Par contre les prélèvements effectués sous les ongles d’Alice n’avaient révélé aucun élément important pour l’enquête, pas de traces de matériel biologique étranger sous ses ongles. Elle ne s’était donc pas battue contre son
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Les profiteurs

de editions-rivages

Wilfrid Derome

de editions-du-boreal

Les 12 portes du Kaama

de editions-edilivre

Le Prix des choses

de editions-edilivre

Le Chant de Marie

de editions-edilivre

suivant