Une enfance éolienne

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Racontée par son petit-fils, voici la vie de Gaetano Smirrino, pêcheur des îles Éoliennes, anarchiste fort en gueule et haut en couleur. Dans les années trente, Gaetano revient d'Uruguay où il était parti chercher fortune. Il y aura du moins trouvé sa femme. Il entretient les pires relations avec les représentants locaux du régime fasciste et avec la partie de la population qui soutient Mussolini – par opportunisme plus que par conviction. Malgré toutes sortes de difficultés, il veut construire un bateau de pêche avec ses filles, qui seront son équipage...
Le roman raconte la vie de ces îles reculées dans les années qui ont précédé la Libération. On retrouve le décor et les personnages du Stromboli de Rossellini, mais dans une version enjouée, pétillante. L'auteur, utilisant un matériau largement autobiographique, mêle avec une verve délicieuse les détails de la vie quotidienne et l'arrière-plan historique. On croise la silhouette de Malaparte et des relégués de Lipari, et l'observation de cette micro société bouleversée par les aléas guerriers offre un vrai bonheur de lecture.
Publié le : jeudi 12 mai 2011
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EAN13 : 9782072442469
Nombre de pages : 216
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DU MÊME AUTEUR
 Aux Éditions Gallimard
FELLINI,biographie, 2007 («Folio biographies »,n° 27)
 Aux Éditions Alteredit LA HARPE ÉOLIENNE,roman, 2003 (et en extraits dans LE GOÛT DE CAPRI, Mercure de France, 2003)
 Aux Éditions Acanthe LES ÎLES ÉOLIENNES. Sur des photos de Nello Raffaele et Monique Rosenthal, 2005
 Aux Éditions ACR LES PALADINS DE FRANCE, en collaboration avec Monique Rosenthal, d’après leurs scénarios des émissions produites par Antenne 2,Télédition S.A., Genève, 1981
une enfa nce éolienne
BE N I TO M E R L I NO
U N E E N F A N C E É O L I E N N E
r o m a n
G A L L I M A R D
© Éditions Gallimard, 2011.
À ma mère, Armanda Sobrero Merlino qui, comme un condor blessé, est venue s’échouer dans les rochers de cette île douceamère.
La richesse d’une œuvre est donnée par la quan tité de mémoire qu’elle contient. cesa r e pav ese
… vous m’avez arraché les espaces blancs qui séparent les chiffres sur le cadran des heures, vous les avez roulés en boulettes dégoûtantes, et jetés dans la corbeille à papier, de vos mains malpro pres. Et pourtant, ces espaces vides contenaient ma vie.
v irgi n i a wool f
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