Une étrange affaire de style

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Qui aurait intérêt à briser le pacte de responsabilité qui mena a une trêve des gangs, en volant les deux objets cultes que sont la cornemuse enchantée et les brodequins de la mariée ? C’est ce que devra découvrir Marcouille-la-Quenouille, un détective privé (parfois de dessert), engagé par le Triple-buse, la chef du gang des vaches qui ne font pas le printemps. Mais l’enquête sera difficile, ardue, complexe et non sans absurdité, car jonchée par deux cadavres morts, tués par un assassin qui tue. Des morts jalonneront le chemin tortueux que devra suivre notre héros, accompagné de son fidèle acolyte Le-Pestouilard. Mais alors Qui ? Quoi ? Donc ? Où ?  Serait-ce la vache de la station de lavage qui blanchit les biftons froissés ?  Le blaireau qui serait mort, mais qui ne l’est peut-être pas ?  Qui est l’être chétif ?  Autant de questions que nous nous poserons au fur et à bonnes mesures des épisodes qui s’assemblent parfaitement, comme s’emboîtent les pièces d’un puzzle que l’on découvre au fond d’un placard, et que l’on doit reconstituer si on a les nerfs bien accrochés. Ainsi, se déroule sous nos yeux  qui liront ce récit,  une intrigue haletante qui mènera le lecteur dans les ornières d’un suspens mystérieux aux rebondissements, qui tiennent en haleine jusqu’à la fin de l’ouvrage. Car ne sommes-nous pas face à une étrange affaire au style déjanté ?
Publié le : lundi 4 avril 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791026204701
Nombre de pages : non-communiqué
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Dominick M

Une étrange affaire

de style

 


 

© Dominick M, 2016

ISBN numérique : 979-10-262-0470-1

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Internet : www.librinova.com


 

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Avertissement

 

Ce récit est purement fictionnel, toute ressemblance avec des personnages, lieux ou situations existant ou ayant existé, serait indubitablement le fruit du hasard et indépendant de la volonté de l’auteur, qui ne pourrait faire l’objet de quelconques poursuites.

 

Début du livre :

 

Où l’on rencontre le principal personnage du livre.

 

 

Marcouille-la-Fripouille était allongé sur le dos dans l’herbe verte du pré d’à côté de chez lui, les mains sous la tête, le regard vague et l’âme vagabonde. La quiétude météorologique de ce printemps naissant poussait à l’oisiveté. Un petit vent frais et tenace bruissait entre les feuilles des arbustes. Un fruit pas mûr chut. Marcouille-la-Tambouille ne prit aucunement la peine de le regarder choir. Les yeux à demi fermés, il rêvassait. Ses pensées erraient sans but, alors qu’il mâchouillait un brin d’herbe, seule compensation depuis qu’il avait arrêté de fumer. L’instant était serein et nul ne semblait pouvoir le déranger dans cette méditation de l’étrange. Car parfois, pour s’oublier du monde, pour mieux fuir la vie réelle, il devenait étranger à son environnement. Cette vie qu’il vivait à cent à l’heure, toujours en mouvement, ne laissant ni répit ni trêves vacancières. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait pas goûté ce repos reposant (bienfaisant ?). Il huma le silence parfois troublé par quelques bruits de cette nature étrange. Quand soudain, un léger bruit d’ailes dans le ciel le sortit de sa torpeur. Il ouvrit les yeux, dirigea son regard vers ce bruit qui l’avait dérangé dans la quiétude de ce matin de printemps. S’appuyant sur un coude pour mieux voir, mettant sa main libérée devant ses yeux, il lui sembla distinguer au ciel dégagé de tout nuage - enfin, presque dégagé de tout nuage, car un seul, tout petit de presque rien du tout et même pas chargé de pluie, narguait le bleu éclatant de pureté - il lui semblait donc, distinguer un vol étrange et venu de loin…

— Tiens un vol de vaches ! se dit-il en lui-même et à voix basse pour ne pas être entendu, bien qu’il fût seul. Il doit y avoir un nid quelque part ! Rassuré, il referma les yeux pour retourner à son état de demi-sommeil de saison. Mais parfois les pensées investissent notre cerveau, dérangeantes dans ce compromis de vouloir se vider de toutes idées préconçues, voire conçues pour nous empêcher de rêver.

— Après tout n’est-ce pas la saison ! pensa-t-il toujours en lui-même. N’étions-nous pas au printemps, saison du renouveau où la nature se réveille de son long engourdissement de l’hiver qui fut froid et douloureux ? Il est juste qu’il s’en allât ce temps rude pour que revienne le temps qui fera revenir les moissons. Ce temps où la neige se perce des premières fleurs naissantes, ces fleurs perce-neige, à la couleur blanche qui sent la renaissance de notre terre ! Où la sève circule en ces arbres qui sortent de la torpeur du froid d’un temps rigoureux pour qu’éclatent en une nuée tintinnabulante les bourgeons des arbres qui offriront des bouquets de couleurs ! Que les pépiements et gazouillis d’oiseaux envahissent les petits bruits de la forêt ! Que les animaux hibernants sortent de leurs antres, pour s’égailler dans cette campagne qui se réveille ! Que le monde enfin sorte de cet engourdissement d’un long temps froids et humide ! Mais n’est-il pas encore trop tôt ? Je ne sais, qu’importe, rêvassons avant que ne me rattrape la réalité du monde.

 

Mais il était dit que la réalité du monde devait s’imposer pour chasser ces rêveries d’un rêveur solitaire, car à peine eut-il pensé cela, qu’un autre troupeau de vaches, sous ses yeux, passa !

— Tiens un autre troupeau de vaches ! Il doit y avoir un autre nid quelque part !

 

Piqué par la curiosité autant que nous aurions pu l’être par un moustique, il se leva péniblement de sa position couchée pour se mettre debout. Relevant le col de son trench-coat, car l’air était un peu frais en ce beau matin de printemps, et qu’il ne voulait pas prendre froid, ce qui est assez désagréable surtout si l’on doit rester ensuite couché, malade, fiévreux et bourré d’une médication d’un médecin véreux qui a des accointances avec le monde pernicieux de la pharmacopée !

 

Il rajusta son galurin qui lui servait de couvre-chef depuis plusieurs mois et cracha le brin d’herbe mâchouillé, qui lui donnait maintenant un goût âcre dans la bouche. Il se promit de reprendre la cigarette, puis réfléchit. Il décida qu’en fait, c’était peut-être meilleur pour sa santé précaire de ne pas fumer, bien que… Il laissa un instant ce dilemme cornélien s’installer, puis rejeta toute idée qui risquerait de nuire à sa réputation. Après tout, un brin d’herbe est moins nuisible qu’une cigarette, sauf si on l’avale de travers et que l’on s’étouffe avec. Mais, se dit-il en lui-même, car il avait horreur de parler à voix haute, ce qui aurait pu faire croire qu’il radotait : « Il faut bien vivre dangereusement ! » Cette philosophie du bien-être décidée, il décida d’aller voir de quoi il retournait, car un vol de vaches était déjà intrigant, mais deux, cela devenait encore plus intrigant. Aussi, intrigué par ces vols intrigants, il se leva complètement, rajusta son short-pantalon, remonta les bretelles de son slip, nettoya prestement ses vêtements des souillures faites par l’herbe et la terre ainsi que quelques brindilles d’un nid oublié. Il respira un air engageant, fit un petit pipi dans un coin d’un bosquet à pipi. Pour ses gros besoins, il préférait les faire un endroit prévu à cet effet, endroit nommé pudiquement et en privé : « Le petit coin à son caca ». Ayant fini et secoué son ustensile pour faire tomber la dernière goutte, de celle qui tache et fait remonter des curieuses petites odeurs désobligeantes qui font croire que vous ne vous lavez jamais, il remonta sa braguette. Il prit son pas volontaire d’engagé qui ne se laisse pas faire, et partit vers l’endroit où il lui semblait que se dirigeaient les vaches, tout en soliloquant intérieurement !

— M’est avis qu’un grand rassemblement se prépare, cela n’est pas seulement pour le retourdu printemps. Quel jour du mois de l’année sommes-nous donc ? Il sortit son calepincalendrier de sa poche au jour d’aujourd’hui du début de l’histoire.

— Ah ! c’est cela ! fit-il en lisant la page adéquate. Nous sommes le jour du mois de l’année où commence le solstice des terres d’entre-monde. Il se prépare donc la grande fête trisannuelle d’une paire de vaches qui se meuvent ! D’où cette grande mouvance emmenée par des triples buses. J’avais oublié. Et dire que c’est dans tous les manuels de mon histoire de quand j’étais à l’école de tout petit. Il ferma les yeux. C’était si loin et pourtant, il n’était encore point entré dans le vil âge de la vieillesse puisqu’il n’avait pas encore atteint l’âge canonique d’un vieillard ! Ne sortait-il pas de la puberté ? Cet âge qui fait de votre visage un terreau propice à une éruption désagréable de boutons d’acné ? De ces petites pustules peu ragoûtantes qui marquent leur territoire, repoussant les filles et vous laissant une peau ravagée pleine de petits trous au point de laisser croire que vous avez eu la variole ?

— Allez, il me faut absolument voir ça de plus près !

 

Enfourchant son vélocipède qui s’y prête, il suivit de loin le vol du troupeau de vaches par le chemin tortueux qui le mena au plus près du champ. Là, posée sur l’un des pieux en bois d’arbre d’une barrière, une triple buse attendait ! Cet oiseau au plumage majestueux et aux couleurs chatoyantes, ressemblant à s’y méprendre à une buse de nos régions agricoles et parfois urbaines, devait son nom au fait qu’elle possédait une tête tricéphale, c’est pour dire que cet adjectif lui convenait parfaitement. Dotée d’un bec incurvé et de deux yeux (pas 6 ? 2 à chacune de ses têtes ?), l’un de chaque côté de sa tête et dont la couleur faisait penser à celle de la mer un soir de tempête. C’était un mâle reproducteur de sons et des voix. Ainsi il pouvait parler, j’ai écrit « Il » car cette triple buse juchée sur le pieu était de sexe masculin. Il pouvait parler plusieurs des langues usitées par les différents clans des mondes extérieurs. Gardien des troupeaux, il surveillait d’un de ses yeux amovibles ( ?? indépendants l’un de l’autre ?), les vaches qui paissaient tranquillement, et de l’autre, les intrus qui se risquaient à venir trop près de l’enclos. Il aperçut notre ami. Son regard devint sombre. Celui-ci, d’ami, inconscient d’être devenu l’objet d’une inquiétude, gara son vélocipède qui s’y prête contre la barrière en bois des arbres de la région des bois.

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