UNE MAISON BIEN TRANQUILLE

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La curiosité est parfois bien plus qu'un vilain défaut. Pour Bastien, c'est le point de départ d'un vrai chemin de croix vers de gros ennuis. Être fouineur, c'est bien sûr son métier, mais quand on est en vacances,… on se calme ! Jusqu'au bout, il se débattra pour sortir de ce labyrinthe infernal où il est entré de lui-même et pour rester en vie dans cette folle aventure qui pourrait bien arriver à tout le monde, même à vous, si vous êtes du genre passionné par le dessous des choses. Enfin,… de ces choses qui ne seraient pas vraiment vos affaires.
Publié le : jeudi 12 juillet 2007
Lecture(s) : 268
EAN13 : 9782748198447
Nombre de pages : 321
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Une maison bien tranquille
DU MÊME AUTEURAUXÉDITIONSLEMANUSCRIT
La fille d’en face, Polar, 2004. Le Secret de l’Apsara, Polar, 2005. Pigeon dans le brouillard, Polar, 2006.
Pierre Le Guével
Une maison bien tranquille
Polar
Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-9844-1 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748198447 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9845-X (livre numérique) ISBN 13 : 9782748198454 (livre numérique)
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Pour Yann et Stéphane
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J’étais passé dans ce coin par hasard et la maison m’avait tapé dans l’œil. À première vue, c’était ce dont je rêvais depuis longtemps. Une aubaine. Nous étions autour du quinze août et en sil-lonnant la région, de vallons en collines, je m’étais aventuré sur cette petite route parce qu’elle semblait ne mener nulle part et que ce jour-là, j’étais d’humeur vagabonde. Par en-droits, la campagne avait cet air un peu aban-donné qu’elle prend entre moissons et labours, triste d’être provisoirement délaissée par ceux à qui elle avait pourtant tout donné. La carte routière posée près de moi indiquait une bifurcation, une très légère ligne noire qui devenait hachurée et semblait ensuite se perdre dans un flou artistique dont j’ai vite compris le sens. Cette route-là n’était pas commode à clas-ser ; elle atteignait presque le niveau d’un che-min d’exploitation. Le goudron se raréfiait au fur et à mesure de ma lente progression et des herbes folles tentaient sournoisement de récu-
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Une maison bien tranquille
pérer un terrain depuis trop longtemps confis-qué. Je suis tombé, au bout d’un petit kilomètre, sur une allée en terre, bien ombragée et s’ouvrant sur une bâtisse placée en cul-de-sac. On l’apercevait à peine du chemin. Un havre de paix, discret et à l’écart de tout. Une pancarte, peu visible et peinturée à la main, indiquait « À vendre » avec un numéro de téléphone, mais elle s’adressait davantage aux oiseaux de passage qu’au client hypothétique. En la voyant j’ai pensé tout de suite que mes recherches allaient s’arrêter là. Avant même d’y habiter je m’y trouvais déjà bien. De plus, j’avais l’impression de l’avoir toujours connue, cette baraque. Mais voilà… encore une fois, je me suis lais-sé emporter. Une fin de vacances, en général on la peau-fine ; on essaie de profiter des derniers délices qu’il y a à glandouiller sans remords, à jouir du temps qui passe. Alors que très vite, ça a res-semblé à ces toboggans de foire où l’on se sent glisser inexorablement sans rien pouvoir faire, sinon crier qu’on veut que ça s’arrête. C’est de-venu un cauchemar, un sale coup du destin, sauf qu’au destin,… c’est moi seul qui lui ai for-cé la main. J’ai beau me demander encore ce qui m’a pris de me mêler d’une affaire qui ne me concernait
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