Section de Brutus. Mémoire instructif sur la conduite de Leymerie dans les trois assemblées de sa section, depuis sa mise en liberté, présenté aux comités de salut public et de sûreté générale, par les patriotes de la section de Brutus. (20 germinal an II.)

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Impr. de la section de Brutus ((Paris,)). 1794. Paris (France) (1789-1799, Révolution). In-8 °. Pièce.
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Publié le : mercredi 1 janvier 1794
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A
~Ë~)~ DE BRUTUS.
MEMOIRE INSTRUCTIF
S u R la conduite de LEYMERIE, dans
les trois assemblées de sa Section,,
depuis sa mise en liberté ; présenté
aux Comités de Salut public et de
Sûreté générale, par les patriotes
de la Section de Brutus.
CITOYENS REPRÉSENTANS,
Aussi-tôt que la Section de Brutus a
connu votre arrêté concernant la justification
du citoyen Leymerie, pleine de, respect et
de soumission pour tout ce qui émane de
totre sein, elle s'est empressée d'y donner
•(* V
la plus grande authenticité en le faisant im-
primer , affichèr à ses frais, et distribuer à
toutes les autorités constitpées ; elle espéroit
que cette conduite franche et loyale , à l'é-
gard de Leymærie, provoqueroit, sa re-
connoissance et son amitié : elle étoit dans
l'erreur. En rentrant dans l'Assemblée,
Leymerie y a porté la discorde , la diffa-
mation et le - deuil ; il a voulu , quand nous
reconnoissions son innocence, ne reconnoitre
en nous que des cou pables, et établir son
triomphe sur notre" humiliation: Il a paru
à la tribune pour fixer. à huit jours l'époqne
où les têtes de ses dénonciateurs tomberoient,
et a semblé désigner, parmi les patriotes pro-
noncés, des nouvelles victimes à sa ven-
geance. Un ton dictatorial, des gestes athlé-
tiques , un arrêté du Comité de Sûreté gé-
nérale dont il étoit armé , ont fasciné l'es-
prit des gens simples , inspiré la crainte au^x
cœurs pusillanimes, et plongé dans le silence,
des patriotes peu accoutumés à ce nouveau
degré d'audace. C'est dans ce moment de
torpèur que Leymerie a fait nommer une
commission à la tête de laquelle il s'est placé
lui-même, pour venir vous déclarer que ses
dénonciateurs et le Comité révolutionnaire

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