Sénat. Session de 1868. Documents ayant trait aux maisons d'aliénés. [Signé : Senépart.]

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impr. de P. Dupont (Paris). 1867. In-4° , 8 p..
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Publié le : mardi 1 janvier 1867
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SÉNAT
SESSION DE 1868
DOCUMENTS
AYANT TRAIT AUX
MAISONS D'ALIENES
Paris, le i" novembre 1867.
A DIEU, A LA JUSTICE DE MON PAYS, A-NOTRE COURAGEUSE IMPÉRATRICE.
JE DOIS LA VÉRITÉ.
« Pendant la journée terrible du 2b juin, j'ai
« remarqué continuellement le citoyen Senépart à
« la prise des barricades, rues Geoffroy-Lasnier, de
« rilûtel-de-Ville, Saint-Antoine et à la prise de la
« Bastille; il s'est conduit avec une grande intrépi-
« dite et le sang-froid d'un vieux soldat ; je n'en
« perdrai jamais le souvenir.
a Paris, le 6 décembre 1818.
« Signé : LARABIT,
« Représentant du peuple (aujourd'hui Sénateur).
MONSIEUR LE,SÉNATEUR,
Permettez-moi de mettre sous vos yeux trois documents. Deux ont été écrits à
l'état de séquestration ; le troisième à l'état de liberté. Je les crois dignes de fixer
votre attention, car ils viennent donner une seconde consécration à la pétition si
vraie et si instructive adressée au Sénat par le docteur Turck, pétition qui, par
suite du rapport de l'honorable monsieur Suin, l'un de vos collègues, est main-
tenant soumise à vos sérieuses méditations.
Je n'ai pas oublié les nobles et généreuses paroles prononcées au Sénat, dans la
séance du 12 avril 1866, par son éminent président.
lu u i
Aujourd'hui le Sénat fait du droit rie pétition l'un des objets principaux de ses travaux.
Son examen consciencieux est acquis aux griefs ou aux aspirations des plus humbles
citoyens ; et son rang et son autorité, la confiance dont l'Empereur l'honore, loin d'être des
privilèges, sont des garanties pour l'intérêt public, dans une société où VEmpereur doit
tout savoir, afin que sa justice soit aussi grande que son pouvoir.
SENÉPART,
Ancien page de Napoléon I« (1815), propriétaire à Paris,
rues Beautreillis et du Petit-Musc, nos 2 et 11.
Maison impériale de Charenton, le 28 janvier 1866'.
A SA MAJESTÉ L'IMPÉRATRICE DES FRANÇAIS.
MADAME,
Un décret en date du 9 août 186o, signé par noire auguste Empereur, a placé la maison
impériale de Charenton sous votre haut patronage. Cet acte a rempli d'une immense joie les
infortunés auxquels la fatalité a voilé le plus bel attribut de l'homme : la raison.
Il est cependant, Madame, deux sentiments qui survivent à la perte de cette puissante fa-
culté, et ces deux sentiments no s'éteignent qu'avec le dernier souffle des malheureux
frappés d'aliénation mentale : La Reconnaissance et VAmour de la patrie. Le tribut de
reconnaissance qu'ils doivent aujourd'hui au Souverain est dans votre nouvel acte de
dévouement, qui devient pour eux un signe lumineux de rédemption, et la certitude que
leurs accents de douleur seront entendus par un ange de bonté et de charité ; oui, leur
pensée s'élève déjà avec gratitude vers Celle qui, devenue l'idole d'un grand peuple, marque
chacun de ses pas par un bienfait. L'amour de la patrie : ils le glorifient dans la personne
de l'Empereur et dans la vôtre, Madame!... Oh! désormais Française, n'avez-vous pas hérité
de l'âme, de la fierté et du mâle courage de la reine Hortense?... qui traçait dans l'exil ces
vers touchants :
Dans le cours de ma vie,
Si je ne puis revoir
Cette France chérie,
Objet de mon espoir ;
Puisse un jour cette terre,
Autrefois mon berceau,
A mon heure dernière
Être encore mon tombeau.
Enhardis par vos vertus, la première grâce que nous sollicitons de vous, c'est votre pré-
sence ; ne nous refusez pas ce bonheur. Ah! Madame, vous n'entendrez, au milieu de nous,
qu'une voix... c'est Elle... nous ne sommes donc plus abandonnés! car Dieu la conduit

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