Service funèbre pour Sa Majesté Louis XVIII, roi de France et de Navarre, de glorieuse mémoire, célébré à la synagogue consistoriale de Strasbourg, le 12 octobre 1824

Publié par

Impr. de F.-G. Levrault (Strasbourg). 1824. France (1814-1824, Louis XVIII). In-8 °. Pièce.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Publié le : jeudi 1 janvier 1824
Lecture(s) : 3
Source : BnF/Gallica
Nombre de pages : 13
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

SERVICE FUNEBRE
POUR
SA MAJESTE LOUIS XVIII
ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE,
DE GLORIEUSE MEMOIRE,
Célèbre à la Synagogue consistoriale de
Strasbourg,
LE 12 OCTOBRE 1824.
Au profit des pauvres.
De l'imprimerie de F. G. LEVRAULT.
UNE délibération du Consistoire israélite du Bas-
Rhin avait fixé au mardi 12 Octobre, pour tous les
temples israélites de la circonscription, la célébration
d'un service funèbre à la mémoire de Sa Majesté
Louis XVIII, Roi de France et de Navarre. Cette
disposition a été ponctuellement exécutée. La Sy-
nagogue consistoriale de Strasbourg s'est particuliè-
rement fait remarquer dans cette triste circonstance.
Les autorités civiles et militaires ; les professeurs des
diverses facultés dont se compose l'académie, plu-
sieurs fonctionnaires de la campagne ; les habitans
notables de la ville, toute la communauté israélite,
étaient réunis au service funèbre. Le temple était
entièrement tendu de noir, des cierges allumés ne
l'éclairaient que faiblement, et l'aspect lugubre d'un
vaste catafalque augmentait la tristesse produite par
cette imposante cérémonie.
Du haut de la tribune retentissait le chant de di-
vers psaumes analogues à la circonstance, avec accom-
pagnement de grand orchestre.
M. Goudchaux, de Saverne , membre laïque du
consistoire, a prononcé un discours qui fut écouté dans
un silence religieux.
M. le grand-rabbin,' président du consistoire,
oubliant son grand âge dans cette triste et auguste
cérémonie, s'approcha du sanctuaire. Au moment où
les tables de la loi en furent extraites, les troupes
furent commandées à porter les armes, les tambours
firent entendre leur son lugubre, toute l'assemblée
se tint debout, et le vénérable vieillard recita en
langue hébraïque la prière pour le repos de l'ame
du feu Roi ; la manière touchante dont il remplit ce
pieux devoir ; émut vivement toute l'assemblée.
Le service a été terminé par la prière pour la
conservation des précieux jours de S. M. le Roi
CHARXES X et de la famille royale.
Dans sa séance du 13 Octobre , le Consistoire
israélite a arrêté que la relation ci-dessus , ainsi
que le discours de M. Goudchaux, seraient imprimés
et vendus au profit des pauvres de la ville.
DISCOURS
PRONONCÉ A LA SYNAGOGUE DE STRASBOURG,
PAR
M. GOUDCHAUX, FILS,
MEMBRE LAÏQUE DU CONSISTOIRE DU DEPARTEMENT DU BAS-RHIN,
Le 12 Octobre 1824,
A l'occasion du service funèbre de Sa Majesté'
LOUIS XVIII, de glorieuse mémoire.
npl> ni ]m n
Le Seigneur l'a donne, le Seigneur l'a repris:
béni soit le nom du Seigneur. (Job 1, v. 20.)
M. T. C. F.
CHARGE de l'honorable, mais douloureuse
mission, de remplacer, dans cette triste céré-
monie, notre respectable chef, auquel son âge
avancé et une sensibilité excessive, inséparable
de cet âge, ne permettent pas de venir lui-
même vous édifier aujourd'hui; de quels senti-
mens divers mon ame n'est-elle pas agitée !
Comment cacher mon embarras; ma frayeur
même, lorsque, pour la première fois de ma

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.