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Avec ce qu’il gagne, Nate n’allait pas laisser passer l’occasion en or d’habiter l’un des plus vieux immeubles de Los Angeles pour un loyer modique. Pourtant il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans ce bâtiment : portes cadenassées, branchements électriques impossibles, cafards mutants… Intrigué, et n’ayant pas grand-chose d’autre à faire de sa morne vie de trentenaire célibataire, Nate décide de mener l’enquête avec certains de ses voisins. D’anomalies en mystères, ils vont rapidement se rendre compte qu’il s’est passé des choses dans cet immeuble, des choses terribles qui n’appartiennent pas tout à fait au passé…
© Dean Samed
© 2012, Peter Clines
© 2014, Éditions J’ai lu, pour la traduction
Publié le : mercredi 1 octobre 2014
Lecture(s) : 2
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290098004
Nombre de pages : 543
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14
PETER CLINES
14
roman
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-Pierre Pugi
Titre original : 14
Collection Nouveaux Millénaires dirigée par Thibaud Eliroff
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© 2012, Peter Clines © 2014, Éditions J’ai lu, pour la traduction
FONDATIONS
0.
l courait. Il courait à perdre haleine. Comme s’il avait le diable aux ICe qui était le cas. trousses. Comme si sa vie en dépendait. En vérité, il pouvait déjà se considérer comme mort. Il avait vu suffisamment d’hommes se vider de leur sang sur une table d’opération pour déterminer la nature exacte des jets chauds et humides qui s’échappaient entre ses côtes. Le couteau avait accompli son œuvre avec une précision quasi chirurgicale. Il s’interdisait cependant de penser à son sort. Ce n’était pas le moment. L’enjeu était trop important. Il devait conti-nuer de fuir. Si les membres de la Famille le rattrapaient, tous seraient condamnés.
1.
ate Tucker entendit parler de cet appartementcomme bien d’autres personnes sont informées de choses qui puNr effet du hasard. bouleverseront à tout jamais leur existence… par un Cela se produisit à l’occasion d’une de ces soirées du jeudi qu’il n’avait pas souhaité honorer de sa présence. Et si parler de « soirée » relevait de l’exagération, dire qu’ils étaient allés « prendre un ou deux verres après le travail » eût été restrictif. Il y avait là une demi-douzaine d’individus qu’il connaissait plus ou moins, et le double de personnes qu’il était censé connaître. Il n’avait pas véritablement prêté attention à leurs noms, lors des présentations, et aucun d’eux n’avait suffisam-ment d’intérêt à ses yeux pour qu’il les mémorise. Ils s’étaient installés autour des tables pour partager des amuse-gueules auxquels certains refusaient de toucher et siroter des boissons hors de prix qu’ils disaient avoir découvertes dans les restau-rants les plus chics de la ville. Nate avait depuis longtemps remarqué que nul ne discutait vraiment, lors des réunions de ce genre. Tous se relayaient pour échanger des banalités auxquelles personne ne s’inté-ressait. Il aurait préféré que ses collègues cessent de l’inviter. Il était présentement la cible d’un individu auquel il avait attribué le sobriquet de Journaliste à la Copine rousse ban-
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