Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 3,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB

sans DRM

3 contes pour enfant de 8 à 15 ans

De
68 pages
Un trio de nains accompagné d’indiens contre Archibal et les sept bandits, un grillon à la recherche du bonheur et un géant gourmand qui s’échappe de prison avec son âne et ses chiens… Voici trois contes merveilleux qui transporteront petits et grands dans un univers de féerie pour comprendre le fonctionnement de notre monde.
À travers ces courts récits, Yrma Fouché propose des réponses aux enfants curieux en évoquant les thèmes de la liberté, de l’acceptation de soi, ou encore de la gourmandise
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

cover

Yrma Fouché

3 contes pour
enfant de 8 à 15 ans

Jeunesse

Éditions Persée



Consultez notre site internet

Item_50589.png 

© Éditions Persée, 2016

 

Pour tout contact :

Éditions Persée – 38 Parc du Golf – 13 856 Aix-en-Provence

www.editions-persee.fr

Les Contes de Mamie Nounoune
dédiés à
Mélissa Heleine
Charles Anthony Heleine

 

Dans la même collection

 

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

10.

11.

12.

Le Grillon et la Fée

Archibald et les Trois Petits Nains

Monsieur Bolide, son âne et ses chiens

Les cigales, les fourmis et les rats

Un petit nain qui s’appelle Viky

L’histoire d’un tout petit nain

Le Vieillard et les oiseaux

Fany, son âne et sa chèvre

Les oiseaux et les lions

L’homme de la forêt

Les rats en voyage

Bamby et son petit singe

ARCHIBAL ET
LES TROIS PETITS NAINS

Il y avait un petit village habité par des Indiens. Tout le monde était heureux et vivait en paix. Ils allaient à la pêche et à la chasse. Ils aimaient danser, chanter, se baigner dans la belle et grande rivière de la région. Tous les dimanches, ils se réunissaient sur la grande place pour s’amuser.

Dans ce petit village, se trouvaient trois petits nains qui s’appelaient : Miko, Mika et Miky. C’étaient des frères, nés le même jour et qui avaient cessé de grandir dès leur naissance. Ils pesaient à peine trois livres chacun, quand ils sont nés. Ils avaient le même visage, le même sourire, la même voix et autant de malice. Même leurs parents ne pouvaient les distinguer l’un de l’autre car ils avaient aussi la même taille. À l’âge de vingt ans, ils étaient à peine plus gros qu’au jour de leur naissance. Ils ressemblaient à trois petits anges, comme ceux qu’on voit dans les images. Ils avaient un petit jouet qu’ils fabriquaient eux-mêmes, qu’ils appelaient tcha-tcha à cause du bruit que cela faisait. Ils passaient. leurs journées au bord de la rivière à pêcher des petits poissons, qu’ils faisaient cuire sur un feu de bois. Ils faisaient l’admiration de tous les habitants de la région. Ils savaient amuser les gens en chantant, en dansant, avec leurs tcha-tchas et en faisant des tours d’acrobatie. Ils pouvaient grimper sur les arbres, aussi vite que les chats. Ils savaient imiter le cri de tous les animaux de la région et même le chant des oiseaux. Ils étaient très malins et aimaient faire des farces aux gens. Chez eux, ils s’amusaient en se cachant dans les pots de terre que fabriquait leur grand-père. Quand les clients venaient acheter un vase ou un pot, ils étaient bien surpris parfois de découvrir l’un des petits nains à l’intérieur. Ils aimaient aussi se cacher dans les sacs de paille que tissait leur grand-mère. Bien souvent, ils s’amusaient à sauter à quatre pattes et de loin, les gens les prenaient pour des écureuils. Ils aimaient se cacher dans tous les endroits où ils pouvaient faire peur aux gens. Leur maman les appelait mes petits chats, parce qu’ils grimpaient partout, même sur le toit de leur petite maison. Quand les gens déposaient leurs sacs ou leurs paniers près de la rivière, ils en profitaient pour se cacher à l’intérieur. À leur retour, ces gens sursautaient en voyant bouger ces objets et s’enfuyaient parfois pris de peur. Un jour, un vieux venait de remplir son sac de sable, près de la rivière. Aussitôt qu’il tourna le dos, l’un des petits nains enleva le sable et se cacha à l’intérieur du sac. Le vieillard fut bien surpris de trouver dans son sac, en rentrant chez lui, l’un des petits nains. Vite, il sauta sur ses petites jambes. Le vieil homme courut après lui, mais il eut le temps de grimper sur un arbre qui se trouvait près de la maison, de sorte qu’on ne put l’attraper. Ce qu’ils aimaient le plus, c’était de se rendre tout doucement, à quatre pattes derrière les gens, sans faire de bruit et crier : miaou… miaou… miaou… comme des chats, en faisant semblant de sauter sur eux. Ces personnes prises au dépourvu, bondissaient prises de peur. Des fois, ils faisaient de la même façon en imitant les chiens, en criant : ouate… ouap… ouap… Ils aimaient aussi chatouiller le cou ou les oreilles des gens, avec leurs petits doigts, en se cachant derrière eux. Ces derniers qui ne les entendaient pas venir sursautaient bien entendu. Parfois, perchés sur un arbre, ils s’amusaient à envoyer des cailloux sur la tête des gens. Tous les jours, ils faisaient ainsi des farces à leurs parents et aux habitants du village. Ceux-ci riaient bien de leurs malices car les petits nains n’étaient pas méchants.

Un beau jour d’automne, arrive un géant appelé Archibal qui mesurait sept pieds et pesait 350 livres. Il avait avec lui six autres compagnons. C’étaient des Blancs armés de fusils, venus de la grande ville. Des voleurs qui passaient de village en village, pour piller les habitants de la région. Ils avaient entendu dire que les Indiens possédaient de l’or qu’ils trouvaient dans la rivière. Ils s’installèrent sur un petit morne, afin de dominer le village et surveiller les Indiens. Ils tiraient sur tous ceux qui s’approchaient trop près de leur camp. La nuit, ils allaient défoncer les portes de ces pauvres Indiens et emportaient tout ce qu’ils possédaient. Ils prenaient même leur nourriture, car ils avaient peur d’aller à la pêche et à la chasse. Ils ne s’aventuraient pas trop loin le jour, de peur d’être surpris par les hommes du village. Ces pauvres gens ne possédaient pas de fusils et si quelqu’un osait résister, il était tué sans pitié. Les Indiens avaient perdu leur sourire, ils ne dormaient plus la nuit, car ils vivaient maintenant dans la peur. Hier encore, ils ont tué un vieillard qui vivait seul chez lui. Les habitants du village n’osaient plus chanter, ni danser comme autrefois. Ils ne pouvaient même plus profiter du beau clair de lune, comme ils le faisaient auparavant. Ils étaient devenus tristes et se barricadaient chez eux dès le coucher du soleil. Cela durait déjà depuis trois semaines et plusieurs d’entre eux avaient été victimes de la brutalité des voleurs. Cette nuit parce qu’un Indien a blessé l’un d’eux avec sa flèche, ils l’ont tué, ainsi que son frère et ils ont mis le feu dans leur maison. Il ne se passait pas une nuit sans que l’un des habitants du village ne soit victime de ces bandits.

Les petits nains, indignés par tant de barbarie, prirent la résolution de déloger ces malfaiteurs qui étaient venus enlever le sommeil aux habitants du village. Un beau jour, ils discutèrent entre eux sur la façon dont ils pourraient faire fuir les bandits.

— Si on allait leur lancer des cailloux sur la tête ! dit Mika.

— Si on leur posait un piège ! dit Miko.

— Si on allait mettre le feu dans leur tente ! dit Miky. Nous sommes si petits que nous pourrons peut-être nous rendre jusqu’à leur camp, sans qu’ils nous voient. Puis Miky réfléchit un instant et dit :

— Si nous allons mettre le feu, ils pourront venir tuer tous les habitants du village. Commençons par leur faire peur, pour voir ce que ça va donner.

— D’accord, disent les deux autres. Nous allons dormir durant la journée et la nuit on se rendra jusqu’à leur camp pour essayer de leur faire peur. Nous emporterons nos tcha-tchas, cela pourra servir pour faire du bruit. Nous ne dirons rien à nos parents, parce qu’ils auront bien trop peur pour nous.

Dès le lendemain, les petits nains dormirent toute l’après-midi. Puis au milieu de la nuit, ils se levèrent sans faire de bruit, pour ne pas réveiller leurs parents. Ils se rendirent près du camp des voleurs, avec leurs tcha-tchas et des cailloux pleins leurs petites poches. Il y avait des arbres et des plantes tout le long de la route et tout autour de la tente des voleurs. Ils arrivèrent bien doucement, à petits pas et sur la pointe des pieds, se cachant au milieu des plantes, dès qu’ils entendaient le moindre bruit et pour observer les lieux. Une demi-heure plus tard, ils arrivèrent près du camp des voleurs.

— Ouf !… dit Miky, on est enfin rendu, comment allons-nous faire ?

— Je pense qu’ils sont déjà partis dit Miko. Grimpons chacun sur un arbre, pour attendre leur retour.

Ils montèrent donc chacun de leur côté et s’installèrent sur une branche et le plus haut possible, tout près de la tente des voleurs. Ils attendirent le retour de ces derniers qui venaient avec leur butin, contents d’avoir pillé la maison d’une pauvre femme, dont le mari venait de mourir. Dès que les bandits furent rentrés sous leur tente, l’un des petits nains appela aussi fort qu’il le pouvait en essayant de parler du nez pour les effrayer : « Archibal… Archibal… Archibal… » secouant son petit jouet qui fit tcha… tcha… tcha… tcha… tcha… Le second fit de même, en imitant la même voix et en secouant son petit jouet. Le troisième reprit de la même façon en criant « Archibal… Archibal… Archibal… tcha… tcha… tcha… tcha… »

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin