Achille l'invincible

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On dit d’Achille qu’il est redoutable, que sa lance en vaut cent, qu’aucune flèche ne peut l’atteindre. Lui seul peut garantir la victoire de son camp. Mais il s’est fâché avec le roi Agamemnon et refuse de combattre à ses côtés, à Troie…
VOICI SON HISTOIRE…
Publié le : mercredi 11 mai 2016
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EAN13 : 9782081388598
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On dit d’Achille qu’il est redoutable, que sa lance en vaut cent, qu’aucune flèche ne peut l’atteindre. Lui seul peut garantir la victoire de son camp.
Mais il s’est fâché avec le roi Agamemnon et refuse de combattre à ses côtés, à Troie...
VOICI SON HISTOIRE…

Dans la même collection :

– Héraclès le Valeureux, de Françoise Rachmuhl.

Achille l’Invincible

Depuis neuf ans déjà, la guerre fait rage sous les murailles de Troie. Et sur le champ de bataille, dans la poussière soulevée par les chevaux et les chars lancés au grand galop, le bruit des armes résonne jour après jour. Les guerriers achéens espèrent que les dieux leur donneront la victoire contre les Troyens. Pour l’instant, leurs navires tirés sur le rivage n’ont pas repris la mer, les bois noirs des coques pourrissent, les cordages et les voiles aussi. Quand reverront-ils leur pays ?

Ménélas, le roi de Sparte, pour venger son honneur, a entraîné dans cet affrontement son frère Agamemnon, roi de Mycènes. Leurs alliés, Ulysse, roi d’Ithaque, Nestor, le vieux roi de Pylos, Achille, roi de Phthie, combattent aussi à leurs côtés avec tous leurs hommes. Mais pourquoi un tel conflit ? Pâris, le fils cadet de Priam, le roi de Troie, était l’invité de Ménélas, et séjournait dans son palais. Mais il a enlevé sa femme, Hélène, pendant que Ménélas était en Crète. Hélène a-t-elle accepté de le suivre jusqu’à Troie ? La déesse de l’Amour Aphrodite n’avait-elle pas promis à Pâris le cœur d’Hélène pour l’avoir désignée, entre ses deux rivales, Héra et Athéna, comme la plus belle des trois ?

Depuis, les divinités se querellent, et se vengent sur les humains. Héra et Athéna ont juré la perte des Troyens. Apollon et sa sœur Aphrodite sont contre les Achéens. Quel sera leur destin : vainqueurs ou vaincus ? Le devin Calchas a vu dans ses présages qu’après neuf ans de guerre, Troie serait enfin prise. Et s’il se trompait ? Achille, chef des Myrmidons, héros de tous les guerriers achéens, les mènera-t-il à la victoire ? On dit qu’Achille est redoutable, que sa lance en vaut cent, qu’aucune flèche ne peut l’atteindre et que ses chevaux infatigables sont un cadeau des dieux !

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La colère d’Achille.

Le jour se lève à peine sur la mer. Agamemnon, le chef de toutes les armées, surveille le rivage avec ses alliés quand il aperçoit Chrysès, un grand prêtre. « Que me veut-il ? » pense le roi soucieux.

— Agamemnon ! Au nom du dieu Apollon, rends-moi ma fille. Elle est ta prisonnière. En échange, je t’offre une belle rançon, l’interpelle Chrysès.

— Libère-la, lui suggère Achille. Tu sais comme moi qu’Apollon est puissant.

— Accepte ! Accepte ! crient les Achéens, croyant déjà se partager un butin.

— Jamais je ne te la rendrai, s’emporte Agamemnon. Je l’emmènerai dans mon pays. Elle sera ma femme. Et que je ne te revoie pas encore rôder près de mes navires, sinon…

— Tu as tort de le traiter ainsi, l’avertit Achille.

— Je sais ce que je dois faire, réplique Agamemnon agacé, occupe-toi de commander à tes soldats.

 

Effrayé, Chrysès quitte aussitôt le campement, mais il supplie Apollon de le venger.

Du haut de l’Olympe, Apollon a tout vu.

— Agamemnon, Tu vas regretter d’avoir maltraité mon grand prêtre, car en l’offensant, c’est moi que tu as offensé, s’écrie le dieu.

Et, son carquois de flèches sur le dos, son arc à l’épaule, il descend du ciel, se cache près des bateaux achéens, tend son arc, décoche une flèche, une autre, une autre encore… La peste est au bout de leurs pointes. La terreur et la mort rôdent partout dans le campement achéen.

Achille redoute une attaque, l’armée troyenne pourrait profiter de la situation. Il faut réagir vite, réunir un Conseil et prendre une décision.

— Repartons chez nous avant que la guerre ou la peste ne nous exterminent, propose Achille à tous les chefs. Mais avant de rejoindre nos navires, Calchas, dis-nous pourquoi Apollon nous punit. Qu’avons-nous fait ?

— Achille, promets-moi de me protéger si je vous révèle la vérité, demande Calchas, inquiet.

— Parle sans crainte devin, tant que je serai en vie, il ne t’arrivera rien, le rassure Achille

— Le dieu venge Chrysès parce que Agamemnon a refusé de lui rendre sa fille. Tant qu’elle sera sa prisonnière, la mort sera sur nous…

— Menteur ! Prophète de malheur ! Tu ne me prédis jamais rien de bon et tu m’accuses maintenant d’être responsable de la mort des Achéens ! s’insurge Agamemnon. Chryséis me plaît, mais si cela peut sauver notre armée, je veux bien la rendre à son père. Par contre, écoutez-moi bien, tous autant que vous êtes, je ne veux pas être le seul à payer ce qu’il faut comme offrandes pour apaiser la colère d’Apollon.

— Quoi ? Tu voudrais qu’à cause de ton entêtement, nous reversions chacun une part de notre butin, s’écrie Achille. Jamais !

— Tu veux garder ta part pendant que je donnerai la mienne, c’est ça ? hurle Agamemnon. Méfie-toi Achille, ce que l’on me refuse, je le prends tout seul ! Mais cela suffit ! Que l’on prépare un navire avec cent bœufs gras. Chrysès les sacrifiera en l’honneur d’Apollon et que sa fille reparte chez lui, décide le roi.

Achille furieux le prend à partie :

— Tu m’as insulté, espèce de pourri ! Moi, les Troyens ne m’ont rien fait, espèce de chien. Je t‘ai suivi toi et ton frère Ménélas pour venger votre honneur. Toutes ces années de guerre parce que Pâris a enlevé Hélène, la femme de Ménélas ! Et toi, au moment du partage des pillages, tu te sers en premier ! l’insulte Achille en se rapprochant dangereusement de lui, prêt à sortir son épée. Qui peut encore combattre avec toi ? Personne ! Je rentre chez moi en Phthie avec mes guerriers. Je ne vais pas rester ici à me faire insulter alors que tu amasses des fortunes, grâce à moi, reprend-il furieux.

— Pars ! C’est ça ! Il y en aura d’autres pour venger mon honneur ! Zeus m’aidera ! Il n’y a que la violence et la guerre qui t’intéressent. Mais tu oublies une chose : ton courage, ta force, tu les dois à ta mère, la déesse Thétis. Si elle ne t’avait pas plongé dans les eaux du Styx pour te rendre invulnérable, tu ne serais pas invincible ! réplique Agamemnon.

Et il lui tourne le dos.

— Répète ce que tu viens de dire ! s’exclame Achille.

La colère déforme son visage.

— Repars chez toi avec tes bateaux et tes soldats. Le chef ici c’est moi et je viendrai chercher, sous ta tente, Briséis, ta captive, en échange de celle qu’Apollon m’a prise ! Et chacun saura dans ce camp que personne, roi de Phthie ou pas, ne peut me tenir tête !

Achille saisit son épée quand la déesse Athéna lui apparaît.

— Agamemnon a sali mon honneur, regarde comment il me traite ! s’emporte Achille hors de lui.

— Ne le tue pas, cela ne sert à rien ! lui conseille-t-elle. Si tu fais ce que nous te demandons, Héra et moi, tout ira bien. Les insultes d’Agamemnon ne pèseront pas lourd par rapport aux trésors que nous t’offrirons. Injurie-le tant que tu veux. Les mots sont aussi blessants que des coups. Vas-y, dis-lui donc comment tu vas te venger !

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