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Alex Van Helsing

De
128 pages
Il fallut deux attaques de vampires au cours de ses trois premières journées dans son école privée pour qu’Alex Van Helsing prennent conscience qu’il y a plus dans son nom de la famille qu’il ne le pensait — et plus aussi dans cette région de Suisse qu’à première vue. Tapi sous le lac Léman se cache une université vampire secrète nommée la Scholomance. Et étrangement, les vampires savent qu’un Van Helsing est arrivé. L’agent spécial Sangster du Polidorium — une organisation occulte interna-tionale de chasseurs de vampires — veut initier Alex aux rouages du métier, mais quand deux adolescents innocents sont enlevés, l’entraînement prend fin. C’est au tour d’Alex d’infiltrer la Scholomance et de secourir ses amis… à condition qu’il parvienne à survivre aux zombies, aux balles et aux crocs qui croiseront sa route!
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Alex projeta ses épaules vers l’avant et sur le côt é et se retourna, enfonçant douloureusement ses talons et la girouette dans les tuiles jusqu’à ce qu’il s’arrête, écorché. Ses pieds nus hurlaient de douleur. Soudain, elle fut sur lui. La vampire gronda et Ale x abattit avec force la girouette sur son épaule et son cou. Cette fois, elle fut blessée — la créature glapit e t tomba en arrière. Alex la regarda se tapir là un moment, du sang noir coulant des entailles qu’il lui avait infligées. Elle cracha : — Tu fais ça souvent ?
Jason Henderson
Traduit de l’anglais Dar Catherine Biros et SoDhie Beaume
Copyright © 2010 Jason Henderson Titre original anglais : Alex Van Helsing: Vampire Rising Copyright © 2013 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec HarperCollins Publishers Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Catherine Biros et Sophie Beaume Révision linguistique : Marie Louise Héroux Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Carine Paradis Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89733-006-4 ISBN PDF numérique 978-2-89683-947-6 ISBN ePub 978-2-89683-948-3 Première impression : 2013 Dépôt légal : 2013 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Henderson, Jason, 1971-L’avènement des vampires (Alex Van Helsing ; 1) Traduction de: Vampire rising. Pour les jeunes de 13 ans et plus. ISBN 978-2-89733-006-4 I. Beaume, Sophie, 1968- . II. Titre. PZ23.H46Av 2013 j813’.54 C2013-940560-7
Conversion au format ePub par:
www.laburbain.com
À ma mère, Trudie Lee Bell Henderson
Chapitre 1
Alex Van Helsing se mit à courir. Aussitôt, et sans une seconde d’hésitation, il courut en direction du cri, sautant dans les arbres depuis le bord de la route aussi vite que ses jambes pouvaient le porter, ses semell es en caoutchouc labourant le sol tendre et les feuilles humides de rosée. Le sol eil venait à peine de se lever et il faisait encore sombre dans les bois. Il entendit à nouveau le cri — quelqu’un hurlait d’une voix enrouée qui semblait râpeuse et masculin e. Alex était en train de marcher sur la route bordée d’arbres qui partait de la porte de sa nouvelle école, frissonnant légèrement dans l e froid qui précédait l’aube. Cela ne faisait que deux malheureux jours qu’il avait in tégré l’Académie Glenarvon et il pouvait déjà dire qu’un changement allait être néce ssaire. Incapable de dormir, il s’était faufilé hors de sa chambre, à travers les c ouloirs déserts, puis il avait traversé la cour d’école et franchi la grille d’ent rée pour aboutir sur la route. Il percevait au loin le bruit des oiseaux aquatiques d u lac Léman, le coassement épisodique des grenouilles. À part cela, on n’enten dait rien d’autre que le souffle doux et régulier de sa propre respiration. Puis le cri provenant des bois déchira l’air. Alors qu’Alex accélérait, le son de la voix devint de plus en plus désespéré, puis s’éteignit. Il se fraya un chemin en courant à trav ers les branches basses, l’une d’entre elles lui giflant l’oreille. Il sauta par-dessus une souche, atteignit une clairière et, soudain pétrifié, s’arrêta net, chancelant. Là, dans les bois, il vit un corps. C’était un homme, probablement dans la quarantaine, portant une casquette nautique et une salopette. La barbe de la victime é tait pleine de sang et de la vapeur s’élevait du corps. Même sans le cri qu’Alex avait suivi, il savait — cette mort venait à peine de se produire. Les yeux d’Alex firent rapidement le tour de la cla irière, puis revinrent sur le corps. Il n’avait pas peur des morts ; à quatorze a ns, il s’était déjà entraîné au secours en montagne dans le Wyoming et avait partic ipé à des opérations de recherche. Certaines d’entre elles avaient mal fini . Mais rien de ce qu’il avait vu dans le Wyoming ne s’était terminé de cette façon. Puis, il y eut un autre bruit : une sorte de bourdo nnement intermittent dans son esprit fit tressauter sa tête un instant. Alex batt it des paupières, décontenancé par la sensation, perdant l’équilibre pendant une secon de.Mets ça de côté. Concentre-toi. Les yeux d’Alex furent attirés par le mouvement d’u ne poignée de feuilles s’élevant dans les airs en tourbillonnant. Il vit a lors quelque chose qui fit se dresser les poils de sa nuque : un visage blanc se glissa d errière un arbre à proximité. Il eut juste le temps de voir que c’était une femme et elle se mit à courir. — Hé ! cria Alex en démarrant derrière elle. Elle était incroyablement rapide. — Hé ! appela-t-il à nouveau, sautant par-dessus le s taillis, évaluant le sol, les arbres et les branches à chacun de ses pas. Peut-être était-elle impliquée, ou témoin, peut-êtr e une fille ou une petite amie
terrifiée. Elle devait avoir vu quelque chose. De t emps à autre, Alex pouvait apercevoir, à la faveur de l’aube naissante, ici un e jambe, là une manche flottante, à près de cent mètres maintenant.Attrape-la. Attrape-la. Ils débouchèrent sur une autre clairière et elle fu t exposée dans la lumière pâle. Cette fois, elle n’avait nulle part où aller — elle avait atteint des rochers qui lui coupaient toute issue et elle se retourna, frappant les rochers de ses mains derrière elle et faisant face à Alex. Il s’arrêta en glissant et en profita pour l’observ er plus en détail : des bottes blanches, une tunique blanche, des caleçons longs b lancs, même une petite capuche blanche. Elle portait des gants blancs — no n, pas des gants, c’étaient ses mains, aussi blanches que des os. — Hé, dit Alex pour la troisième fois, avec moins d e véhémence. Son cerveau bourdonnait encore plus fort à présent, pilonnant l’intérieur de sa tête, derrière ses yeux et ses verres de contact, m ais il ignora la sensation. Elle était penchée en avant, la bouche à peine ouve rte, les dents serrées. Ses yeux étaient si dilatés qu’ils brillaient. Elle le dévisageait sauvagement et il pensa un instant qu’elle avait été sérieusement traumatis ée et en était restée abrutie. Il dit avec précaution : — Savez-vous ce qui… Elle grondait à présent et, quand elle ouvrit la bo uche, il vit que ses dents étaient énormes, blanches et aiguisées. Pas tout à fait des dents, non. C’étaient des crocs. Alex sentit sa propre bouche s’ouvrir grand. Déjà i l se retournait, cherchant son équilibre en amorçant un demi-tour et il se mit à c ourir tandis qu’elle bondissait dans son dos. Ce n’était pas une fille, c’était quelque chose,n’en croyant toujours pensa-t-il, pas ses yeux.Ce n’était pas une fille ; c’était une chose. C’est dingue. C’est dingue et c’est derrière toi !Il la sentait toute proche tandis qu’il courait à travers les arbres. Il tentait de revenir sur ses pas. Il ne connaissai t pas ces bois. Il avait seulement suivi un cri parce que c’était ce qu’il fallait fai re et il n’avait pas la moindre idée… Il avait les pieds en feu.ceNe te retourne pas, elle est toujours là, j’ai pris tournant — la route est par là. Il pouvait entendre la route, à quelques centaines de mètres. Le bruit de la circulation matinale lui parvenait. Alex s’orienta vers le son et perdit pied une seconde. Il tendit les bras pour tenter de reprendre son équilibre, mais en fit un peu trop et bascula. Chute au ralenti. En tombant, il étudia le terrain. Son visage manqua de peu une longue branche d’arbre traînant par terre lorsqu’il s’écrasa sur le sol de la forêt. Alex attrapa la branche, la souleva tout en roulant et l ’agita autour de lui au moment où la fille lui sautait dessus. Il fit tournoyer la br anche de tous côtés, la toucha au genou et son élan l’envoya s’étaler plus loin. Dès qu’elle toucha le sol, elle fit une culbute et se redressa. Il était encore en train d’essayer de se lever quand il vit les muscle s tendus de lachosebander se sous le collant blanc et elle se jeta sur lui — ses ongles acérés l’attrapèrent aux épaules. Alex sentit l’air jaillir de ses poumons tandis qu’ elle le remettait à terre. Son esprit carburait.t. Que fais-tu ?Le monde ne va pas ralentir, mais ton esprit le peu Elle essaya de le coincer — toute proche à présent, son visage distant d’un bras, les épaules et les chaussures d’Alex s’enfonçant da ns le sol de la forêt. Mais il ne
se laisserait pas faire. Pas maintenant. Alex étend it ses deux jambes du même côté de celles de la fille et les entoura, les poussant latéralement. Elle perdit l’équilibre et tomba. Il roula, la rouant de coups de pied et elle fit alors une chose extraordinaire, fut-il obligé de reconnaître : alors qu’elle était dans les airs, elle se retourna comme un chat,comme un chat effrayant, et elle fut là à nouveau. Alex comprit brutalement qu’elle n’était absolument pas l’un de ces agresseurs ou drogués de plage moyens auxquels ses cours d’aut o-défense l’avaient préparé. Elle était autre chose. Et il y avait en lui autre chose qui s’était déclenché et qui savait s’y prendre avec elle. La branche restée à terre fut à nouveau entre ses m ains, la certitude conduisant ses actions aussi sûrement qu’elle l’avait fait qui tter la route à la poursuite du cri. En une fraction de seconde, en même temps qu’elle s autait, Alex tendit la branche devant lui et banda les muscles de ses bras . Il la sentit s’enfoncer dans sa poitrine au moment où elle atterrit. Son visage afficha la surprise et la colère. Elle g rondait, ses yeux blancs s’embrasant dans la pénombre, puis elle pritfeu. Un moment plus tard, elle tomba en poussières. Alex donna des coups de pied et recula en crabe tan dis que le nuage de poussière se déposait sur lui, atterrissant sur son pantalon et son t-shirt. Il se mit debout en secouant la tête :Non, non, non. Cela n’arrive pas. Il courut vers la route, sortit des bois en chancel ant, hébété, et s’effondra sur l’asphalte. Un camion semi-remorque fit une embardée, le manqua nt de peu. Alors qu’Alex se levait, le regard toujours fixé sur les bois, il s’aperçut que le chauffeur l’invectivait en français. Le chauffeur cessa de crier quand il détailla l’app arence d’Alex — pantalon déchiré et couvert de boue, écorchures et entailles faites par les arbres. Alex demanda avec des gestes :Pouvez-vous m’emmener ?même qu’il grimpait alors sur la remorque et sautait dans le camion. — Où dois-tu te rendre ? demanda le chauffeur en français. — À mon école, répondit Alex dans son français balb utiant. Euh, Glenarvon. L’Académie Glenarvon. Il regarda les bois défiler sur les cinq cents mètr es qui le séparaient des portes de l’école, ne cessant de se répéter,Ces choses-là n’arriventpas. Cela n’est pas arrivé.