AMANTS ET ENNEMIS

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John Lockwood ne se doute pas qu’il va rencontrer l’amour de sa vie. Celui qui change un homme volage en homme sage. Jour après jour, il gagnera l’estime et l’amour de la jeune fille. Mais l’amour n’est-il pas proche de la haine ? Qui pourrait promettre à l’autre qu’il l’aimera bien plus qu’hier et bien moins que demain ? Et si le présent était la conséquence de nos actes passés ? Et si le futur se tissait avec nos actes d’aujourd’hui ?
Publié le : jeudi 16 juin 2011
Lecture(s) : 155
EAN13 : 9782748184822
Nombre de pages : 399
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Titre
Amants et ennemis
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Titre Helena Grantham
Amants et ennemis
Disparus et reparus
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.comISBN : 2-7481-8482-3 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748184822 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-8483-1 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748184839 (livre numérique)
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Chapitre premier
CHAPITRE PREMIER
Ramsgate, Angleterre : 1837
M. Lockwood se sentait vieux… Certes, à quoi bon se leurrer, physiquement et moralement, ilétaitvieux. – Une relique… C’est bien ce que je disais ! Néanmoins, à soixante-huit ans, Dieu ne l’estimait pas assez vieux pour le rappeler à lui. Et pourtant, c’était un âge où l’expérience de toute une vie pesait lourdement. Un âge où les souvenirs vous hantaient sans relâche, quoi que vous fissiez pour les fuir. Se sentir vieux était une toute autre chose, c’était n’avoir plus envie de quitter son lit le matin, de ne plus bouger, de ne plus rien faire, c’était se laisser submerger par la culpabilité et les remords, c’était se retourner sur son passé chaque nuit, et se poser les mêmes questions récurrentes : ai-je fait quelque chose de bien dans ma vie ? Ai-je vraiment agi selon la raison et l’honneur, ou selon mon orgueil et mon amour propre ? Ma conduite fut-elle digne de moi ?
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Amants et ennemis
Non… Pas d’après les reproches d’une mourante. Qu’importe après tout ! Qu’il soit vieux, mort ou vivant, qui diable s’en préoccupait depuis quarante ans ? À ce stade de ses méditations, M. Lockwood s’arrêta ; ses pensées prenaient à nouveau le chemin stérile du passé. – Je me souviens d’une chose qu’elle m’avait dite, sur le passé : « Le passé est passé lorsqu’on en a fini avec lui, pas avant. » Il se retourna vers la femme assise dans le fauteuil, dardant sur elle un regard rancunier : – Je suis bien placé pour le savoir. – Le passé vous tourmente-t-il, M. Lockwood ? – Il cessera de me tourmenter bientôt, je vous l’assure. Une lueur d’angoisse brilla dans le regard de la jeune femme. – Voici de bien sombres paroles, M. Lockwood, vous m’effrayez ! – Telles n’étaient pas mes intentions, s’excusa le vieil homme en s’inclinant légèrement. Il arpenta le salon à petit pas, ruminant de noires pensées quelques longues secondes, puis il se tourna de nouveau vers elle. Toute trace de morgue avait disparu. Ne restait sur son visage que le doute.
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