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Amblystome 3

De
427 pages
La déchéance règne désormais sur le monde habité de populations aux croyances disparates et aux connaissances lacunaires. Pourtant, quelques villes puissantes tentent d’établir les bases d’une nouvelle société. L’une d’elles, Eskamandre, offre à ses concitoyens une structure démocratique dans un environnement utopique exempt de crimes et de malnutrition.
Le groupe de voyageurs mené par Flora est enfin parvenu entre les murs de cette cité idyllique, mais ses membres découvrent bien vite que les entrailles de la ville cachent de sombres secrets. De nouvelles révélations sont livrées concernant les origines de Léo tandis que des bribes du passé refont surface dans la mémoire de Kerwick. Qui est le Ver Bleu? Et si Pandore et l’Amblystome étaient différentes de ce qu’ils imaginent?
À l’autre bout du chemin de fer, Minéra est toujours prisonnière du faubourg d’Uthmer et doit composer avec l’épidémie de fièvre violette qui sévit. Face à la menace qui tue sans discrimination, elle pourrait tenter de fuir, mais pour aller où? La population a grand besoin des services d’une soignante, comme elle, et d’un remède, qui tarde à arriver. Saura-t-elle trouver sa place sur ce territoire?
La route vers l’Ouest réserve encore bien des surprises et la nature de l’Événement cache d’épais mystères qui ne font que commencer à se dissiper.
Pan Cara demeura un instant interdite, puis hocha la tête.
- Je voulais m’assurer que je pouvais avoir confiance en toi avant de te les montrer, affirma Flora. J’ai entendu une partie de la conversation que tu as eue avec Kerwick ce matin, avant d’entrer dans le temple. Je sais que tu as des doutes. Parce qu’il faut être prêt à voir ses convictions ébranlées avant de les lire.
Plus intriguée encore, Pan Cara demanda :
- Mais si ces documents contiennent des informations essentielles, pourquoi n’ont-ils jamais été remis aux interprètes compétentes d’un temple.
- Mon père, l’ancien archiviste en chef d’Uthmer, a bien essayé. Il les a montrés à la Devineresse en poste au moment où il les a découverts. Elle les a rejetés et a déclaré qu’ils étaient falsifiés et que ce qu’ils recelaient relevait de l’hérésie.
- Je ne comprends pas. Qu’est-ce qui pourrait être hérétique dans les paroles de Pandore?
- Veux-tu l’apprendre? Tu ne pourras plus reculer ensuite.
L’air grave, Pan Cara acquiesça.
Elle reconnut immédiatement la griffe familière de la déesse.
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Du même auteur chez Québec Amérique
Amblystome, Tome 2 – Au-delà des murs, coll. Tous Continents, 2014.
Amblystome, Tome 1 – La Terre agonisanteTOME 3 – Sabliers et engrenagesProjet dirigé par Stéphanie Durand, éditrice
Conception graphique : Nathalie Caron
Mise en page : Andréa Joseph [pagexpress@videotron.ca]
Révision linguistique : Eve Patenaude et Élyse-Andrée Héroux
En couverture : © Patricia Watwood :
Sleeping Venus, 2013, huile sur toile, 40 x 40 pouces
Québec Amérique
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Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives
nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Fontaine, M. V.
Amblystome
(Tous continents)
Sommaire : t. 3. Sabliers et engrenages.
ISBN 978-2-7644-2853-5 (vol. 3) (Version imprimée)
ISBN 978-2-7644-2854-2 (PDF)
ISBN 978-2-7644-2855-9 (ePub)
I. Fontaine, M. V. Sabliers et engrenages. II. Titre. III. Titre : Sabliers et
engrenages. IV. Collection : Tous continents.
PS8611.O567A61 2014 C843’.6 C2013-942237-4
PS9611.O567A61 2014
eDépôt légal : 2 trimestre 2015
Bibliothèque nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés
© Éditions Québec Amérique inc., 2015.
quebec-amerique.comM. V. FONTAINE
TOME 3 – Sabliers et engrenagesLes souvenirs d’un homme constituent sa propre bibliothèque.
Aldous Huxley
Le futur appartient à celui qui a la plus longue mémoire.
Friedrich NietzscheL’homme perdu
— Docteur, il est réveillé, annonça Alice.
La jeune infrmière avait à peine terminé son cours, mais elle
montrait déjà une efcacité et un dévouement hors du commun. Le
médecin fnit d’installer un cathéter dans le bras d’un patient et se
tourna vers elle.
— Depuis quand ? s’enquit-il.
— Dix minutes. Il semblait confus au début, mais il a vite repris
ses esprits. Ce qu’il a à raconter vous intéressera sans doute…
— J’arrive !
Intrigué, il quitta l’espace réservé aux soins intensifs.
La veille, le mystérieux personnage s’était présenté, désorienté, à
l’entrée de la tente qui leur servait d’hôpital. Amoché, criblé
d’ecchymoses et de coupures, il s’était évanoui sur le seuil. Des membres du
personnel l’avaient alors porté jusqu’à un des lits de camp disponibles
afn qu’il soit examiné. Le docteur Shawn McCarthy avait eu un choc
en l’apercevant : sous ses loques, l’individu arborait des implants issus
d’une technologie extrêmement avancée. Trop avancée pour la science
actuelle. Une partie de son visage se couvrait d’une plaque, et son œil,
bien que mécanique, semblait mobile et fonctionnel. Son bras
robotisé se grefait à son épaule de façon presque surnaturelle, métal et
chair s’amalgamant en une parfaite symbiose. Le reste de ses fonctions corporelles paraissaient normales. Le médecin avait recommandé
de le laisser dormir, de surveiller ses signes vitaux et, surtout, avait
demandé à être prévenu si son état changeait.
En tirant sur la bâche qui séparait les pièces de la clinique de
fortune, le médecin pénétra dans l’aire des convalescents pour
retrouver son étrange patient. Il sursauta en remarquant qu’il était déjà sur
pied, en pleine possession de ses moyens. Il ne portait plus la moindre
trace des contusions du jour précédent et ses mouvements agiles ne
trahissaient aucune fatigue. Il s’entretenait avec Alice, qui insistait
pour qu’il s’assoie et économise son énergie.
Le médecin remplaça l’infrmière auprès de l’homme afn de
l’observer de plus près.
— Bonjour, je suis le docteur McCarthy. Comment vous
sentezvous ?
— Je me porte très bien. J’aimerais partir, maintenant. Je dois…
trouver les autres.
Le médecin inclina la tête sur le côté.
— Qui ça ? Vous étiez plusieurs ?
— Oui. Je… je faisais partie de l’expédition qui a ouvert la voûte
sous l’ancien champ de glace Columbia.
Son vis-à-vis écarquilla les yeux.
— Et vous avez survécu ? On dit pourtant que l’onde de choc qui
a anéanti la ville provenait de là-bas…
— Une onde de choc ? Je n’ai aucune idée de ce dont vous parlez.
Je n’ai pas ressenti la moindre secousse. Je me suis réveillé dans la
montagne, à l’entrée de la voûte, et… et j’ai marché jusqu’ici.
— Mais ça fait environ trois cents kilomètres! Vous avez
parcouru tout ce chemin malgré votre état ? s’étonna le médecin.— Pas d’un seul coup. J’ai l’impression d’avoir perdu
connaissance plusieurs fois durant le trajet.
— Pour le moment, étendez-vous afn que je puisse vérifer votre
condition générale.
L’individu obtempéra à contrecœur.
Grand, athlétique et vif, il était dans la jeune vingtaine. Et, bien
qu’il ait sillonné une bonne partie des Rocheuses en quelques jours,
son corps paraissait s’être entièrement régénéré en une seule nuit.
— D’où viennent ces prothèses ?
— Prothèses ? répéta l’homme, en baissant les yeux sur son bras
métallique. Je… je ne sais pas. Elles étaient là à ma sortie de la voûte.
Je ne les avais pas avant d’y entrer et je n’ai aucun souvenir de la façon
dont j’aurais pu les obtenir…
— Vous rappelez-vous votre nom ?
— Je…
Le médecin remarqua alors la plaquette qui pendait au cou de son
patient. Il la saisit entre ses doigts et lut :
— « T. Kerwick 2029- »… C’est vous ?
— Je m’appelle… Tomas, je crois. Tomas Kerwick, oui, et je…
je suis chercheur à l’Université de Calgary.
— Très bien ! Vous recouvrez la mémoire ! le félicita le médecin.
La réponse de sa pupille à la lumière était bonne, ses réfexes,
étonnamment rapides. Le docteur McCarthy reprit son examen
plusieurs fois, incapable de s’expliquer comment un homme pouvait
passer d’un sommeil semi-comateux à une force physique bien au-delà
de la moyenne en si peu de temps.— Écoutez… En temps normal, je vous garderais en observation
encore un peu, mais il y a déjà trop de patients et pas assez de
personnel pour les soigner tous.
— Que s’est-il passé au juste ? l’interrogea Tomas.
— Tout a foutu le camp dans l’après-midi du 3 juillet… D’abord,
un genre d’explosion est survenu dans les montagnes. Le soufe s’est
rendu jusqu’ici, a fracassé des fenêtres et endommagé plusieurs
bâtiments. Mais le pire, c’est que l’électricité a été coupée partout dans les
environs. Nous n’avons pu établir de communication avec personne
depuis des jours. Les autorités doivent agir de leur propre chef sur le
terrain.
Tomas déglutit.
— Comment fonctionnez-vous, dans ce cas?
— On fait ce qu’on peut. Puisque le manque de lumière et de
ventilation a rendu l’hôpital inutilisable, nous avons déménagé dans des
tentes fournies par l’armée. Une chance qu’elle comptait des
installations assez proches, car les soldats ont dû tout transporter à bras…
— Pourquoi ? Les voitures ne marchent pas non plus ?
— Rien ne marche. Même pas nos génératrices ! Tout ce qui
contenait des piles ou un moteur a grillé. Nous devons soigner les
patients à l’ancienne parce que la majorité de nos instruments sont
désormais hors d’usage.
— Qu’est-ce qui a causé ça ?
— Aucune idée. Certains racontent qu’il pourrait s’agir d’une
bombe à impulsion électromagnétique, bien que personne n’ait
revendiqué d’attentat… D’autres pensent à une tempête solaire
dévastatrice, pourtant les scientifques n’avaient rien annoncé de pareil.
Enfn… peu importe ce que c’est, ça a détraqué la ville.
— Et vous savez quand l’électricité reviendra ?— Non. Nous n’avons aucunes nouvelles depuis l’événement. Et,
dehors, inutile de préciser que c’est le chaos…
Alice surgit derrière le médecin.
— Nous venons d’accueillir une femme enceinte et ses deux
jeunes enfants! Leur automobile s’est écrasée dans les montagnes…
Un des petits a perdu beaucoup de sang et la mère est mal en point.
Elle les a transportés pendant plusieurs jours dans des conditions
extrêmes !
— Merde !
Le docteur McCarthy déguerpit en direction de la section réservée
aux urgences. Curieux, Tomas décida de visiter les installations.
L’hôpital improvisé comptait un enchevêtrement de salles séparées
par des toiles blanches. Des dizaines de civières et de lits de camp
s’alignaient partout, occupés par des malades ou des blessés. Certains
étaient afublés de sacs de soluté qui s’écoulaient naturellement, par
la force de la gravité, dans les veines des patients. La seule lumière qui
éclairait les lieux émanait des chandelles et des lampes à l’huile
suspendues ici et là.
Troublé par l’aspect rustique de la clinique, Tomas se fraya un
chemin jusqu’à l’endroit où les nouveaux blessés avaient été conduits.
Sur un matelas posé à même le sol, une femme gémissait, tandis qu’à
ses côtés deux petits garçons recevaient des soins. L’un d’eux pleurait ;
l’autre semblait inconscient.
— Il va nous falloir des transfusions sanguines ! hurla McCarthy,
les doigts sur la jugulaire de la mère. Allez me chercher le nécessaire
pour efectuer des perfusions! Vite ! Nous allons les perdre !
— Mais… mais le sang disponible est resté à l’hôpital ! Et puisqu’il
n’a pas été réfrigéré depuis plusieurs jours, je ne sais pas si nous
pouvons nous en servir ! répliqua Alice.
— Merde ! jura encore le médecin.En regardant la femme étendue, Tomas lui trouva un air
familier. Où l’avait-il déjà vue ? Il fouilla sa mémoire; ils n’étaient pas
proches, pourtant, il était convaincu de la connaître.
— Je peux aider ? s’enquit-il.
— Non, soupira le médecin. Enfn… à moins que vous ayez du
sang à donner ?
— Peut-être.
— Quel est votre groupe sanguin ?
— O négatif.
McCarthy resta bouche bée un instant.
— Vous blaguez ? Dans toute cette foutue catastrophe, je suis
tombé sur un donneur universel ! J’avais quoi ? Sept chances sur cent ?
Tomas prit place sur une chaise. Alors que l’infrmière
s’apprêtait à lui planter une aiguille au creux du coude, McCarthy intervint.
— Vous êtes certain que vous souhaitez faire ça? Il y a à peine une
heure que vous êtes debout… Normalement, je refuserais de vous
prélever une telle quantité de sang avant quelques jours.
Tomas hocha la tête.
— Je me sens très bien. Ne vous inquiétez pas.
Les bras croisés, le médecin hésita encore un moment, puis
abdiqua. Dans les circonstances, il ne pouvait se permettre de négliger
aucune ressource, aussi étrange et incongrue puisse-t-elle sembler.
— C’est bon, dit-il à l’infrmière. Procédez.
Sur son matelas, la mère tourna la tête vers Tomas. Ses longs
cheveux noirs auréolant son visage la rendaient belle, malgré la
profonde coupure qui traversait sa joue. Les yeux remplis de larmes, elle
mima un « merci » des lèvres.���
Dans une autre tente, sur un lit de camp aux couvertures rugueuses,
McCarthy s’ofrit quelques heures de sommeil. Les cris, les aboiements
et les bruits de toutes sortes ne parvinrent pas à le tirer du sommeil
tant il était épuisé. Il avait travaillé trente-cinq heures d’aflée. Après
l’arrivée de renforts, il n’avait pas eu le cœur de retourner chez lui, car
son appartement se situait à des kilomètres de là et, de toute façon, il
y habitait seul. Personne ne l’attendait ni ne s’inquiétait pour lui. Ses
parents se trouvaient en Alaska, et les autres membres de sa famille
étaient éparpillés d’un bout à l’autre du pays. Le médecin devait donc
afronter cette crise en solo. De plus, il détestait la solitude. Sans télé,
sans transmission, sans difusion quelconque pour combler les vides, il
préférait donner un coup de main au dispensaire.
L’étrange réalité du quotidien sans électricité le déconcertait.
Étrange, vraiment. Jamais de sa vie n’avait-il eu à vivre sans électricité.
Sans lumière, sans voiture, sans ordinateur. Sans Tractus. Le dispositif
implanté dans sa paume ne répondait plus, désormais silencieux. Mort.
La sensation d’être coupé du réseau le troublait plus que le reste.
Surtout qu’il se fait à cet appareil depuis leur normalisation, près de
dix ans auparavant. Privé de celui-ci, il se sentait isolé, délaissé,
désorienté. Mais il faudrait apprendre à s’en passer. Pour le moment, du
moins.
Ce fut son estomac qui le força à ouvrir les yeux. Il y avait
longtemps que ses fonctions corporelles ne l’avaient pas tenaillé.
Auparavant, le Tractus l’avertissait quand son taux de sucre baissait et que
c’était le moment de manger. Il lui indiquait les aliments à privilégier.
Il l’incitait à faire de l’exercice. Il veillait sur son rythme cardiaque. Il le
prévenait quand il s’apprêtait à boire un verre de trop. Il lui fxait ses
rendez-vous. Il payait ses factures. Il le tenait au fait des dernières
nouvelles. Il était toujours présent. Toujours. Mais ce n’était plus le cas. Sa courte sieste entrecoupée de rêves de mondes sauvages en
décrépitude ne l’avait pas détendu. Assis sur le bord de sa couche, il
réféchissait quand Alice apparut entre deux pans de rideau.
— Docteur McCarthy ! C’est incroyable ! La… la mère et ses fls,
ils sont complètement rétablis !
— Quoi ?
— Oui, oui, vous avez bien compris ! Ils ne portent plus aucune
trace de leur accident ! Leurs signes vitaux sont parfaits, ils sont tous
en pleine forme… C’est un véritable miracle!
McCarthy se leva d’un bond et quitta le dortoir. Après le
cataclysme, voilà que des miracles commençaient à se produire !
En s’introduisant dans la clinique, il fut stupéfait de trouver la
jeune mère qui jouait avec ses fls sur le matelas. En efet, elle
paraissait n’avoir jamais été blessée. Pourtant, quelques heures auparavant,
elle portait des marques profondes qui auraient dû laisser des
cicatrices. Plus de balafre sur sa joue, plus de contusions, plus une seule
égratignure.
Le médecin fondit sur elle pour l’ausculter et pour s’assurer que
ses sens ne lui mentaient pas. Tandis qu’il l’examinait sous toutes ses
coutures, la femme sourit.
— Je ne vous remercierai jamais assez, docteur ! Je ne sais pas
comment vous avez fait, mais vous nous avez sauvés. Moi qui étais
certaine que mon petit Ian ne passerait pas la nuit !
L’émotion la gagna et elle émit un sanglot.
— Fren aurait pu perdre son frère cadet…
McCarthy tapota l’épaule de la femme.
— Il faudrait plutôt exprimer votre gratitude à celui qui a accepté
de vous donner de son sang. D’ailleurs, où est-il passé, Alice ?
L’infrmière secoua la tête.— Je ne l’ai pas croisé de la matinée. Je vais essayer de le trouver.
Elle revint quelques minutes plus tard. Devant son expression
contrite, le médecin sourcilla.
— Qu’y a-t-il ? demanda McCarthy.
— Selon celui qui gardait l’entrée de la clinique cette nuit, notre
homme serait sorti du dispensaire sous prétexte de vouloir respirer un
peu d’air frais. Et il n’est pas revenu.

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