AmiSoleil aux îles de la Madeleine

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Accompagne AmiSoleil dans cette toute nouvelle aventure. Tu y découvriras comment vivent le pluvier siffleur et la puce de sable. Tu verras que, même s’ils sont très différents, ces deux animaux ont quelque chose en commun...
Une invitation à la découverte d’un habitat côtier et des animaux qui y vivent.
Publié le : samedi 21 mai 2011
Lecture(s) : 16
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782896825721
Nombre de pages : 76
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Nicole Daigle
AmiSoleil aux îles
de la MadeleineNicole Daigle
AmiSoleil aux îles
de la Madeleine
illustrations de
Mélanie DaiglePour ses activités d’édition, Bouton d’or Acadie
reconnaît l’aide financière de la Direction des arts du
Nouveau-Brunswick, du Conseil des Arts du Canada,
du ministère du Patrimoine canadien par l’entremise
du Programme d’aide au développement de l’industrie
de l’édition (PADIÉ).
Titre : AmiSoleil aux îles de la Madeleine
Texte : Nicole Daigle
Illustrations : Mélanie Daigle
Papier ISBN 978-2-923518-56-5
PDF ISBN 978-2-89682-222-5
ePub ISBN 978-2-89682-572-1
eDépôt légal : 2 trimestre 2009
Bibliothèque nationale du Canada du Québec
Tous les droits d’adaptation et de traduction sont
réservés pour tous les pays. Toute reproduction de
l’ensemble ou d’une partie de cet ouvrage est
strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’éditeur.
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Courriel : boutondoracadie@nb.aibn.com
Site Internet : www.boutondoracadie.comMot de l’auteure
Aimes-tu aller te promener au
bord de la mer ? Moi, j'aime bien
marcher les pieds dans le sable
chaud par une belle journée d'été,
entendre le clapotis des vagues sur
le bord du rivage et regarder les
sternes plonger tête première en
quête de poisson. Entendre le rire
des enfants qui jouent dans le sable
me fait rire à mon tour ! J'aime
aussi voyager dans de beaux
endroits où il y a plein de choses à
découvrir. Au cours de mes voyages,
il arrive souvent que je me fasse de
3nouveaux amis. En fait, j'ai des amis
à bien des endroits dans la nature.
Tu en as déjà rencontré
quelquesuns si tu as lu mes aventures. Tu
te souviens peut-être de Cristalo
le grain de sable ? de Saturne la
sterne ? de Gribou le crabe ? de
Musky le rat musqué? de Pin Blanc,
le patriarche de la forêt? Mais est-ce
que je t'ai déjà parlé de Picotée et de
Piplo ? Je les ai rencontrés alors
qu'ils venaient tout juste de naître.
C'est l'histoire que je te raconte
cette fois-ci. Elle se passe dans un
petit coin de paradis, en plein milieu
du golfe du Saint-Laurent. Tu y es
4peut-être déjà allé... C'est aux îles
de la Madeleine. Attache bien ton
chapeau, car ça va bondir et courir !
51. PicotéeC'était une belle matinée en ce
début d'été. AmiSoleil avait
conduit sa bicyclette de
Cap-auxMeules jusqu'à Fatima, puis elle
s'était rendue à la plage de la
Dune du Nord. Elle comptait
passer la journée sur cette belle
dune de sable. Dans les poches
multicolores de sa grande cape
jaune, elle avait placé toutes sortes
de choses : de la crème solaire, son
livre d'oiseaux, son carnet de
8notes, ses lunettes de protection
solaire, deux bouteilles d'eau et un
goûter. Elle marcha un bon
moment le long de la plage, parfois
les pieds dans le sable, parfois les
orteils dans l'eau. Les sternes
pêchaient à quelques mètres du
rivage, ici et là. « Occupées à
pêcher pour nourrir leurs bébés »,
se dit AmiSoleil tout en continuant
son chemin.
Au bout d'un moment, elle
s'arrêta pour prendre une gorgée d'eau.
Elle était rendue à proximité d’une
aire de nidification de pluviers
siffleurs, où il était interdit de passer.
9À quelques dizaines de mètres de
là, il y avait une pancarte et des
rubans qui indiquaient la présence
d'un nid quelque part sur cette
pointe de dune. AmiSoleil savait
bien qu'elle devait respecter les
limites de la zone fermée. Elle
pouvait toutefois faire des
observations de là où elle était.
« Je pense que je vais prendre
ma première pause ici », se dit-elle
en se dirigeant vers un endroit
audessus de la ligne de marée haute.
Elle s'assit de l'autre côté des
bancs de zostère marine rejetée
par la mer et sortit une pomme de
10l'une de ses poches et son carnet de
notes d'une autre. Elle déposa son
carnet sur le sable à ses côtés,
puis elle croqua à pleines dents
dans sa pomme en observant la
scène devant elle. Elle voyait la
mer à perte de vue sous un ciel
sans nuage.
«J'aimerais bien qu'il y ait plus
de gens qui puissent savourer un
tel spectacle, se dit-elle en
dégustant sa collation. Les rayons du
soleil qui me réchauffent les
orteils, le cri des sternes et des
goélands, le doux murmure des
vagues et la brise qui me caresse
11le visage. Mais s'il y avait plein de
gens tout partout, ce serait
certainement moins tranquille et il y
aurait donc moins d'animaux
à observer et à rencontrer »,
conclut-elle.
Tout à coup, du coin de l'oeil,
AmiSoleil remarqua que son
carnet venait de bouger. « Étrange, se
dit-elle. Mon carnet est protégé
du vent par ma grande cape.
Comment se fait-il qu'il ait pu
bouger ainsi ? » Elle fixa le carnet
comme si elle s'attendait à le voir
bouger de nouveau. Au bout d'un
moment, en effet, il bougea
12quelque peu. AmiSoleil se mit à
plat ventre pour observer de près
ce phénomène qui lui paraissait
bien étrange. Puis, il se passa
quelque chose de surprenant : du
sable fut projeté de sous le carnet
et droit sur le bout de son nez !
— Pouah ! s'exclama-t-elle en
essuyant les grains de sable sur
son visage. Mais qu'est-ce qui se
passe là-dessous ?
La réponse ne tarda pas à
venir.
— Hi-ha ! retentit une petite
voix rauque. J'y suis arrivée! Je ne
pensais jamais faire surface ! J'ai
13même pensé, à un moment donné,
que je creusais dans la mauvaise
direction. Si seulement j'avais
orienté ma sortie deux centimètres
plus à l'ouest, je n'aurais pas eu ce
machin sur la tête !
La nouvelle arrivée se secoua
et dégagea, avec ses pattes, le plus
de grains de sable qu'elle pouvait
atteindre sur sa carapace. Elle
venait de faire surface pour la
première fois de sa vie et ne savait
pas très bien à quoi s'attendre. Son
bagage génétique de puce de sable
lui disait qu'à sa naissance elle
devait se diriger vers la surface de
14la plage. C'est là qu'elle viendrait,
tous les jours, se nourrir de débris
emportés par la mer. Elle recula
de quelques pas pour mieux voir ce
« machin » qui lui avait donné tant
de peine et de misère. Elle
consulta son bagage génétique, mais
elle n'y trouva rien au sujet de
cette chose brune à reliure
métallique. Elle fit un autre pas
vers l'arrière et c'est là que, dans
son champ de vision, elle vit qu'elle
n'était pas seule. Elle découvrit
quelque chose d'encore plus
bizarre que le machin brun. Sa
surprise fut encore plus grande
15lorsqu'elle réalisa que ce quelque
chose était en fait quelqu'un, et
qu'il s'adressa à elle.
—Bonjour, petite, lui dit
doucement AmiSoleil.
— Bonjour, répondit la puce de
sable avec un peu d'hésitation
mais gardant ses yeux bleus
grands ouverts pour ne rien
manquer de ce qui lui arrivait.
—N'aie pas peur, petite puce, je
ne te ferai pas de mal. Je
m'appelle AmiSoleil.
— Ah bon ? AmiSoleil, dis-tu ?
Pourquoi « AmiSoleil » ?
— Parce que j'aime la nature.
16Je suis l'amie de la nature. Le
soleil donne de l'énergie à toute
la vie sur la Terre. Je voyage à
différents endroits pour observer
la nature et, ensuite, je partage
mes histoires avec ceux qui
veulent bien les entendre.
La puce de sable se frotta les
pattes et les antennes
pensivement. Elle venait tout juste de
naître. Elle ne connaissait encore
personne. Elle risqua :
— Tu es l'amie de la nature ?
— Oui.
— Es-tu l'amie des puces de
sable aussi ?
17— Bien sûr ! J'aimerais bien
être ton amie.
La petite puce poussa un long
soupir de soulagement, puis
déclara :
— Alors, je suis prête.
— Tu es prête ? Prête pour
quoi?
—Prête pour que tu me donnes
un nom.
— Que je te donne un nom ?
— Mais oui. Tu t'appelles
AmiSoleil. Moi aussi, je veux un
nom.
AmiSoleil hocha la tête et
répondit :
18
Accompagne AmiSoleil dans
cette toute nouvelle aventure.
Tu y découvriras comment vivent le pluvier
siffleur et la puce de sable. Tu verras que,
même s'ils sont très différents, ces deux
animaux ont quelque chose en commun...
Une invitation à la découverte d'un habitat
côtier et des animaux qui y vivent.

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