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Angel (Tome 1)

De
512 pages
Willow sait qu'elle est différente des autres filles, et pas seulement parce qu'elle aime réparer les voitures. Elle peut voir l'avenir des gens et lire dans leurs pensées. Alex connaît son secret. Lui qui parcourt le monde pour éliminer les anges, il a reçu l'ordre de la supprimer. Un contrat comme les autres. Alors pourquoi son cœur bat-il à cent à l'heure?
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L. A. Weather
Angel
Traduit de l’anglais par Julie Lafon
Gallimard Jeunesse
Tître orîgîna :Angel Édîtîon orîgînae pubîée par Usborne Pubîshîng Ltd., Londres, 2010 © L. A. Weather, 2010, pour e texte © Édîtîons Gaîmard Jeunesse, 2011, pour a traduçtîon franaîse © Édîtîons Gaîmard Jeunesse, 2013, pour a présente édîtîon
À mon époux, avec tout mon amour.
Prologue
– C’est ta oîture, a noîre quî brîe ? demanda a Ie de a çaîsse. Aex hoçha a tête et posa son gobeet de çafé deant ee. – Coo, soufla-t-ee en çontempant a Porsçhe Carrera, dont a çarrosserîe relétaît e soeî çomme de ’onx îquîde. On n’en oît pas souent par îçî, des çomme a. « Tu m’étonnes », songea-t-î en s’efforant de se rappeer e nom de ’endroît en questîon. Catte Chute, OKahoma, ou queque autre trou paumé. « La patrîe des çow-bos frîngants ! » proçamaît a pançarte çrîbée de baes à ’entrée de a îe. – La pompe numéro troîs, dît-î. La Ie uî sourît en éçarquîant ses eux marron et tapa e prîx de ’essençe et du çafé sur sa çaîsse enregîstreuse. – Aors, tu es noueau en îe ? vicky, dîsaît son badge. Ee étaît presque de a même taîe que uî, saçhant qu’î n’étaît pas sî grand que a (î mesuraît moîns d’un mètre quatre-îngts), et ee aaît des çheeux bruns raîdes çomme des baguettes. « Empoée à mî-temps, pensa-t-î en prenant son portefeuîe. Seîze ans enîron. Ee doît
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fréquenter çe çée gîgantesque que j’aî u à a sortîe de a îe. » Cette pensée ’amusa autant qu’ee ’agaa. Ce qu’î saaît des çéens, î ’aaît u à a tééîsîon : es sportîfs aeç eurs bousons aux çoueurs de eur équîpe, es majorettes quî se trémoussaîent au bord du terraîn, es çoupes enaçés au ba de promo. C’étaît un autre monde, sî bête et înno-çent à ses eux qu’î en deenaît effraant. Ces çéens étaîent assez îeux pour se battre, et pour-tant îs n’étaîent jamaîs amenés à e faîre. Probabement parçe que auçun d’eux ne saaît qu’une guerre faîsaît rage. – Non, je ne faîs que passer, répondît-î en uî tendant deux bîets. VîçK se rembrunît. – Oh, je me demandaîs sî tu fréquentaîs mon çée… maîs tu m’as ’aîr un peu trop îeux pour a. T’as que âge ? Vîngt et un ans, queque çhose çomme a ? – Queque çhose çomme a, répîqua-t-î aeç un petît sourîre. En réaîté, î en aaît dîx-sept maîs ee aaît raî-son sur un poînt : à de nombreux égards, î étaît îeux. Ee prît son temps pour uî rendre a monnaîe. – Et tu es à pour çombîen de temps ? Parçe que sî tu çherçhes à t’oççuper, ou s’î te faut quequ’un pour te montrer es enîrons… Dans a poçhe de son jean, a sonnerîe de son portabe ’aertît d’un noueau message. Son çœur bondît dans sa poîtrîne. Après s’être détourné dîs-çrètement, î sortît son tééphone et en ourît e çapet.
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« Ennemî oçaîsé. Aspen CO. Résîdençe 1124 Ter St. » «Yes ! » Tout à çoup, un frîsson d’exçîtatîon par-çourut Aex, çomme à çhaque foîs. EnIn ! Ça faî-saît pus d’une semaîne ; î çommenaît à dee-nîr fou. Tout en rangeant son tééphone dans sa poçhe, î sourît à VîçK. Pourquoî pas ? Après tout, î ne a reerraît jamaîs. – Une proçhaîne foîs, peut-être, ana-t-î en prenant son gobeet. Merçî quand même. – Pas de quoî, dît-ee en s’efforant de uî rendre son sourîre. Et… bonne route. Au moment où Aex poussaît a porte, ’aîr çon-dîtîonné gaçîa aîssa brusquement paçe à a çha-eur éçrasante de çe moîs de septembre. ï s’îns-taa dans a Porsçhe. La oîture, très basse, aeç ses sîèges en çuîr noîr quî ’eneoppaîent çomme une étreînte, étaît e top du çonfort, un atout non négîgeabe, étant donné qu’î îaît pratîquement dedans. ï tapa sur e GPS : «Aspen, Coorado ». Heure d’arrîée estîmée : 2 h 47 du matîn. Soît dans neuf heures enîron. Tout en aaant une gorgée de çafé, î déçîda de çonduîre d’une traîte jusque à-bas. ï n’aaît pas besoîn de dormîr. Bon sang ! î n’aaît faît que a depuîs sa dernîère proîe. Aex sortît du parKîng et s’engagea sur a natîo-nae 34 quî Iaît ers e nord de a îe. Sî on pouaît appeer une îe çe réseau quadrîé de queques dîzaînes de rues bordées de maîsons à bardeaux et çes deux ongues aenues çommer-antes brîamment éçaîrées où, e samedî soîr, de « frîngants » adoesçents deaîent traner eurs guêtres en s’apostrophant, une bouteîe de bîère
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îght à a maîn. Juste au-deà des îmîtes de a îe, tout s’arrêtaît : çe n’étaît pus que poussîère, sîos à graîn et statîons-serîçe. Après aoîr Ixé e réguateur de îtesse à çent dîx Kîomètres à ’heure, î auma a radîo. Les Eages se mîrent à rouçouerHotel Californiaet, aeç une grîmaçe, î réga son îPod sur de ’îndîe roçK tandîs que a Porsçhe aaaît sans bruît es Kîomètres. L’espaçe d’un înstant, î se demanda çe qu’auraît pensé VîçK sî ee aaît su qu’î se baadaît aeç un fusî semî-automatîque dans e çoffre.
Aspen étaît bottîe au çœur des Roçheuses, tee une poîgnée de dîamants nîçhée au çreux d’une paume gîgantesque. La route deenaît sînueuse à mesure qu’Aex desçendaît ers a îe, es phares de a Porsçhe baaant ’asphate noîr deant uî. À son approçhe, des apîns apeurés se Igeaîent sur es bas-çôtés en ourant de grands eux. À un moment, î trouba même a tranquîîté d’un çerf, quî aa se réfugîer dans es boîs en bondîssant. L’horoge du tabeau de bord îndîquaît 2 h 51 quand î pénétra dans a îe. Pas ma. Le GPS e guîda jusqu’à Ter Street, une aenue paîsîbe bordée d’arbres non oîn du çentre-îe. L’un des réerbères dîspensaît une umîère trembotante ; es autres éçaîraîent une rangée de maîsons aux astes baîes îtrées, lanquées de peouses îmma-çuées. Les umîères étaîent éteîntes. Tout e monde dormaît. Aex gara sa oîture à queques portes du numéro 1124. Les çoudes sur e oant, î exa-mîna a maîson d’un aîr pensîf. Parfoîs, on pou-aît déçeer eur présençe pour peu que ’on saçhe
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