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Antagonisme

De
181 pages

La fin du monde a sonné.


Les phases de la prophétie se sont enclenchées, alors que cela ne devait pas arriver.


Le monde s'est paralysé, seuls les enchanteurs sont éveillés. Pourquoi ? C'est ce que se demandent Elsa et Tylian.


Qu'ont-ils de si particulier pour qu’eux soient toujours animés ?


Enfin ils découvrirent leur Destinée.


Celle où les sorciers de deux clans accompagnent leur Élue pour mener leur combat et survivre.


Où tous les coups sont permis pour atteindre leur objectif afin de déstabiliser l’ennemie, même se servir de cobaye pour ressortir un virus vampirique.


Deux clans, une Reine, un Roi, deux Élues.


Chacun a son objectif pour survivre, mais tout ne se passe pas comme prévu.


Comment se finira cette bataille, c’est ce que tous veulent savoir !



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Emy Lie Antagonisme Tome 1 Illustration: Néro Publié dans laCollection I-Mage-In-Air, Dirigée parLydie A. Wallon
© Evidence Editions 2017
« Notre clan reflète notre âme. Il ne faut surtout pas se tromper lors de notre choix, car celui-ci est irréversible. J’aurais tellement a imé pouvoir aider et guider plus de monde vers le bon côté, mais ma destinée était déjà trop chargée ».
Prologue
‘Aujourd’hui’
« Je m’appelle Elsa Rusclie. Il y a quelque temps, j’ai réalisé que ma vie n’était pas celle Qe tout le monQe. Ma mère était informée Qe m a Qestinée, mais me l’a toujours cachée. Elle croyait pouvoir me faire éviter mon av enir, par le biais Qe multiples Qéménagements, mais ce fut un échec. J’ai appris qu e j’avais Qes pouvoirs. « Super! », penseriez-vous, mais pour moi, ce fut un énorme cho c et j’étais persuaQée Qe Qevenir folle! De ce que je sais, certains Q’entre nous œuvrent pour le mal et Q’autres pour le bien. Ces clans sont nommés par nos chefs « l’ombre et la lumière » et c’était à partir Qe là qu’entraient en jeu mes facultés. D’après ma Reine, j’étais essentielle à notre survie, mais en quoi consistait exactement mon rôle? Ça, je ne le savais pas. La question capitale qui subsistait à mes yeux et que je ne cessais Qe me poser était : comment pouvaient-ils être aussi sûrs qu’il y ait Q eux clans séparés? Après tout, tout le monQe a une part obscure en lui, personne ne me Qira le contraire! Mais chez certaines personnes, elle est préQominante. C’est ce que j’ai appris lors Qe mon parcours, en côtoyant les Qeux parties. Le mal ne vit que pour Q éverser la souffrance en se fichant complètement Qes autres. En trouvant réponse à mes interrogations, j’ai Qécouvert que la vie n’était pas telle que nous le pensions et qu e certains Q’entre nous n’étaient pas réellement ce qu’ils prétenQaient être. Œuvrant cha cun pour un clan, mes camaraQes et moi avons Qû combattre contre l’aQversaire afin Q’a ssurer notre survie. Laissez-moi vous conter mon histoire. »
Chapitre 1 :
‘Explication’
Mon arrivée à Célestéry remontait déjà à plusieurs années. C’est une petite bourgade qui collectionne les catastrophes naturell es. La plus grosse connue jusqu’à aujourd’hui, se produisit le soir de mon emménageme nt avec ma mère. Une tornade frappa la ville et celles avoisinantes, en provoqua nt beaucoup de dégâts. Ce jour-là, nous croulions sous les cartons et avions dû passer la soirée à la bougie, car le courant avait été coupé jusqu’au petit matin. Je me souvien s de ce jour-là, comme si c’était hier! Depuis un bon nombre de mois, chaque matin, je me f aisais sortir de mon sommeil par un horrible cauchemar. Et je peux affirmer que c’est le plus terrifiant que j’avais fait depuis mon enfance. J’y voyais un homme aux cheveux gris, vêtu d’un costume noir. Sa peau terne et son visage surplombé d’un regard s ombre - où paraissait une tristesse indéfinie -, laissait deviner un âge avancé. Il ess ayait de prendre possession de moi afin de me dévier de mon chemin, en me répétant san s cesse : « viens dans l’ombre, tu m’appartiens, entre dans l’ombre et suis-moi » et m algré ma répugnance envers lui, j’étais vraiment attirée par cette personne. Puis a u moment où je lui fis face, un jeune adonis fit son apparition sur ma droite en m’appela nt, ce qui me força à me détourner vers lui. Ses traits m’étaient cachés par une lumiè re étincelante et captivante. Et la seule chose que je réussissais à comprendre de sa b ouche était un vers qui résonnait dans ma tête comme une musique hypnotique, durant l e reste de la journée : «Toi, dans la nuit, ne t’en va pas, Reste avec moi, reste avec moi. Je te protège de ces démons, Tu fais partie des nôtres, ne t’en va pas. Elsa, écoute-moi et reviens vers moi! » C’était ce refrain qui m’interpellait et me sortait de mon sommeil. À mon réveil, j’étais en sueur et je paniquais au point de croire que cel a était réel. Mon questionnement sur ce songe que je ne comprenais pas me tourmentait et m’avait longtemps intriguée. Pourquoi faisais-je ce rêve troublant depuis plusie urs mois et, surtout, que représentait-il vraimentmment ni où les obtenir.? Je voulais des réponses, mais je ne savais pas co Je n’osais pas en parler à ma mère ; quant à mon pè re, je ne le pouvais pas, car il s’était enfui de la maison quand j’avais cinq ans. Anna, ma meilleure amie, je risquais
de lui faire peur, ainsi que de la perdre; et mes grands-parents, s’ils n’étaient pas de ma famille, j’aurais dit qu’ils étaient fous! Je n’avais vraiment personne à qui me confier. Quand mon géniteur nous quitta, je fus aba ndonnée. Son absence ne m’avait pas fourni le modèle masculin auquel m’accrocher et avait provoqué un gros manque affectif paternel. J’en avais réellement souffert d urant mon adolescence. Maman fit beaucoup de choses pour moi et je ne la remercierai s jamais assez. Jouer le rôle des deux parents n’avait pas dû être simple, mais je su s très vite qu’elle me cachait quelque chose, enfin, j’en étais persuadée. Plus je une, j’ai toujours eu l’impression de n’être que la moitié de moi-même et ce ressentiment datait déjà de mon enfance. Ma mère me disait souvent « arrête de parler seule, le s gens vont te prendre pour une folle! », cela me faisait rire, et même encore maintenan t. À cette période de ma vie, je rêvais d’avoir une sœur et je l’avais réellement da ns mes pensées. Je l’entendais converser dans ma tête, mais après tout, j’étais pe ut-être vraiment dérangée et bonne à enfermer… À l’école, les filles ne voulaient pas me côtoyer à cause de ma différence. J’étais très loin d’être le stéréotype de la poupée parfaite, c’est vrai. Mais j’avais mon style, cheveux noirs et mèches rose, ce n’était pas du tout l’image de l’enfant modèle, mais je me plaisais bien, et c’était tout ce qui m’ importait. Pour ce qui est des garçons, je n’en dirais rien. Quoiqu’un seul mérite de me re venir en mémoire. Je fis sa connaissance en vacances et je me sentais bien avec lui. Mais cette histoire se termina très vite et je n’eus jamais de nouvelles par la su ite. J’avais souvent la sensation d’être incomprise et ce sentiment provoquait en moi le dou te qui, lui, était prêt à profiter de la moindre faille pour m’empêcher d’agir. Je savais qu e mon manque de confiance n’était pas un mal en soi, car,en avançant sans jamais hésiter, nous ne pourrions pas mûrir nos réflexions afin de bien choisir. Alors, je me l aissais guider par lui, parce que c’est dans ces moments que notre destin se forge. Mon parcours fut long et triste jusqu’au moment où ma mère et moi déménageâmes à Célestéry. J’eus ma première amie, Anna. La seule à vrai dire, même si elle me trouvait un peu bizarre, elle m’appréciait à ma jus te valeur, en m’acceptant telle que j’étais et, grâce à elle, je fis des rencontres formidables.
Chapitre2 :
‘Jour de mon anniversaire’
En ce jour de mes dix-huit ans, nous fûmes en vacan ces d’hiver. Je peux vous avouer qu’elles furent attendues! L’académie nous imposa une semaine de fermeture à cause de travaux dus à un affaissement du sol. Que demander de mieux? Nous fûmes chanceux cette annéene partie des! Enfin, le mot chanceux était vite dit. En fait, u locaux s’était effondrée et cela avait engendré que lques blessés, mais par chance aucun mort n’était à déplorer. De ce fait, Anna et moi décidâmes de profiter de nos congés en prévoyant plusieurs sorties entre filles, et j’avais vraiment hâte d’y être! Un samedi matin comme les autres, je me réveillai f atiguée de cette dernière semaine de folies, à courir partout dans les couloi rs dégradés de la Fac. Le seul moment que j’appréciais tant à l’intercours était l orsque j’apercevais Tylian et qu’il me souriait. Je le trouvais canon et ses petites fosse ttes renforçaient mon attirance envers lui. Tylian était le meilleur ami de Greg malgré le s deux ans qui les séparaient et Greg, était le garçon qu’Anna dévorait des yeux depuis le début de l’année, elle en était folle amoureuse! Elle aurait tout donné pour pouvoir passer ses jo urnées avec lui et, grâce à moi, sa super copine, elle réussit à obtenir un rendez-vous avec celui qui représentait son futur bien-aimé. Oui, oui, j’en étais persuadée . Ce fut avec effort que je me levai du lit en traîna nt les pieds, attrapant au passage un sous-pull et un pantalon, je descendis les deux éta ges, pour enfin arriver dans la cuisine et prendre mon petit-déjeuner. Café et tart ines grillées. Une fois fini, ce fut avec l’esprit un peu plus réveillé que je me dirigeai ve rs la salle de bains, mes vêtements sous le bras, pour me préparer à partir. Une fois a pprêtée, je sortis de cette pièce humide qui ressemblait à un sauna, et vis ma mère. Je l’interceptai pour lui rappeler que j’allais rejoindre Anna pour manger. De fait, e lle me souhaita un joyeux anniversaire, ce que je redoutais vraiment, et en p rofita pour me prévenir que mes grands-parents venaient à la maison le lendemain po ur le célébrer et passer quelques jours de vacances en notre compagnie. C’était telle ment important pour elle et eux, mais très peu pour moi, étant donné que j’avais hor reur de ça. Je n’aimais pas fêter mon anniversaire, je le ressentais plus comme un fa rdeau. Faire une fête pour te dire : « super! Tu vieillis! », je trouvais cela vraiment déplacé et, si j’ava is pu l’éviter chaque année, je n’aurais pas hésité une seule seconde. J’entrouvris la porte, quand soudain un courant d’a ir frappa à mon visage… « Bouh! Qu’est-ce qu’il fait froid,de plus ça neige à gros flocons ». Alors, je la ref ermai aussitôt et fis demi-tour vers le portemanteau pour prendre ma doudoune, mon écharpe rouge
avec des petits strass.La classe! Prenant la route pour rejoindre Anna dans le centre -ville au niveau du square, je commençai sans le vouloir, à réfléchir à la questio n que ma mère m’avait posée un peu avant de partir : « alors, tu te sens adulte mainte nant? » Je ne dirais pas que c’était vrai, mais je me sentais différente, je n’étais plu s la même qu’au début de cette année, peut-être à cause de l’âge de raison. Dix-huit ans, le premier pas dans le cercle des adultes’était une première, bon, comme; là où il faut réfléchir avant d’agir. Pour moi, c tout le monde, avoir dix-huit ans n’arrive qu’une f ois dans notre vie. Mais c’était le commencement d’un nouveau cap. Je ne savais pas com ment le passer et cela me faisait peur… J’avais peur de vieillir, et surtout, la crainte de décevoir les personnes que j’aimais et qui avaient confiance en moi. Je de vais me conduire comme une femme à présent et plus en tant que fille, chose qui n’ét ait pas facile, car pendant toutes ces années à me chercher, je faisais mes choix en ne ré agissant qu’à l’état d’enfant capricieux. Mais ce que je désirais vraiment, c’éta it que ma famille soit fière de moi, malgré les petits détours qui m’attendaient. À la fin de cette pensée pour maman, je ressentis s oudainement une immense envie de voir Tylian, pourtant je ne le connaissais pas, enfin très peu. Pourquoi lui? Ça, je ne le comprenais pas. Était-ce dû au fait que j’avais rêvé de lui ou bien, tout simplement, que c’était quelqu’un de mystérieux et que j’adorai s ça? Allez savoir! Dans mon rêve, c’était un homme qui souhaitait refaire le monde, p as commode comme destinée, mais je l’aurais bien aidé. À la fac, même si c’était un beau garçon, nous n’entendions pas souvent parler de lui sauf par certaines nanas. Com ment disaient-elles?… Ah oui, un bon parti et beaucoup d’entre elles voulaient être avec lui pour les fêtes de fin d’année. Mais pourquoi? Telle était la question. Comme toutes les filles, je pouvais confirmer qu’il était charmant, mais que savaient-elles d’aut re de lui, qui ne me sautait pas aux yeux? Même Anna n’avait su me répondre, alors qu’elle l e côtoyait plus que moi. Ah, il ne faut pas que j’oublie de demander à Anna comment s’est passé son rendez-vous avec Greg. Je les vois déjà mariés ces deux-là , depuis le temps qu’ils se charment!J’aurais vraiment voulu être une petite souris p our les espionner, hier « soir », m’exprimai-je tout haut. Arrivée à destination, je cherchais après Anna, qua nd j’entendis au loin. — Hé Elsa, je suis là! — Salut, ça va? Cachant un paquet derrière elle, elle me dit : — Oui et toi? Tiens, joyeux anniversaire, Zaza! — Ah non, tu sais très bien que je n’aime pas ça! — Oui, mais je ne peux pas faire autrement, tu es m a meilleure amie et, de plus, à un anniversaire, tu es obligée d’avoir des cadeaux! L’excuse bidon de ma copine me fit rire aux éclats. J’ouvris mon paquet-cadeau, c’était une jolie cape rouge en velours, « j’adore! » — Merci, elle est trop belle! — Je m’en doutais qu’elle te plairait! — Ça tombe bien, j’ai froide crois! Je l’enfilai par-dessus mon manteau et repris : j
ue nous avons choisi le bon jour pour sortir… — Tu m’étonnes! On va avoir le droit à un rude hiver! — Ouais, et je n’ai pas envie d’y être… Alors, au f ait, ça a donné quoi ton rendez-vous d’hier soir? Le léger rictus de la part d’Anna me laissa entrevo ir une fin heureuse, je lui demandais de nouveau : Tu sors avec? Il t’a embrassée? Tu ne me réponds pas, ça veut dire oui? continuai-je, avec un grand sourire béat. Selon mon avis personnel, Greg était mignon, bien b araqué, mais un tant soit peu long à la réaction. — Oui, ça y est! C’est grâce à toi, Zaza. D’ailleurs, je lui ai pr oposé de nous rejoindre avec Tylian pour passer la journée avec n ous et il a accepté de suite, comme s’il n’attendait que ça! — Avec Tylian? Aurait-elle lu dans mes pensées? Chouette! On va enfin pouvoir se parler! — Oui, oui, j’ai deviné que tu en pinces pour lui e t vu que c’est son pote, il n’y avait rien de plus simple pour que vous fassiez connaissa nce, me précisa-t-elle, en ricanant. — Non, ce n’est pas vrai, je le trouve beau, c’est tout! Je ne l’entrevois que dans les couloirs de la Fac, tu le sais bien, vu que nous so mmes toujours ensemble, donc dur d’en pincer pour lui en le voyant si peu. — Oui, mais rien qu’à ta façon de le regarder et de m’en parler, je sais qu’il te plaît beaucoup et que ton petit cœur explose quand tu le vois! — Ne dis pas de bêtise Anna! Et sinon, vers quelle heure arrivent-ils? Ah, j’ai demandé trop vite, les voilà! 206 sport, j’adore!Je crois que la journée commence bien. — Allez les mecs, on se dépêche! marmonnai-je, car j’avais froid. Tylian se gara sur le côté de l’église. Je l’aperçu s sortir de sa voiture et cela me fit sourire, d’un étirement de lèvres jusqu’aux oreille s. Partant à leur rencontre pour les rejoindre plus vite, d’un pas décidé, tout en faisa nt les folles, nous nous mîmes à courir vers eux, faisant du saut d’obstacles - une pierre par-ci, un trou par-là - tout en rigolant en même temps. Quand tout à coup, arrivées à côté d ’eux, paf, mon pied buta contre une satanée pierre. Non, mais qu’est-ce qu’elle fout là, celle-ci… Et, comme le hasard fait bien les choses, Tylian me rattrapa de justesse avant que je m’écroule sur le sol… Sans commentaire. Anna et Gre g furent pris d’un fou rire interminable, alors que moi, honteuse de tomber ain si dans ses bras, je devins rouge comme une écrevisse. Personnellement, je trouvais que c’était une remarq uable façon de lui faire du rentre-dedans. — Tu ne t’es pas fait mal?me demanda-t-il. Je me redressai et tout en balbutiant, je lui répon dis : — Non, tout va bien, merci. Mon cœur battait à cents kilomètre-heure tellement j’avais eu la frousse de me