Arielle Queen, la société secrètes des alters

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Arielle Queen, une jeune orpheline, vit à Belle-de-Jour, une petite ville en apparence paisible. La nuit, deux groupes de démons s’y affrontent: les elfes noirs et les alters nocta. Arielle est possédée par un de ces alters, mais un médaillon lui permet de s’approprier l’apparence et les pouvoirs du démon qui vit en elle. Cela fait d’elle l’une des deux «élus» qui, selon une prophétie ancienne, vaincront un jour les elfes noirs et les alters.


Tome 1

Arielle Queen, une jeune orpheline, vit avec son oncle dans une petite ville en apparence paisible appelée Belle-de-Jour. La nuit, deux groupes de démons s’y affrontent : les elfes noirs, aussi désignés sous le nom de sylphors, et les alters nocta.
Un de ces alters prend possession du corps d’Arielle, mais un médaillon spécial permet à la jeune fille de s’approprier l’apparence et les pouvoirs du démon qui vit en elle. Ce médaillon fait d’elle l’une des deux « élus » qui, selon une prophétie ancienne, vaincront un jour les elfes noirs et les alters, puis se rendront dans l’Helheim, la citadelle du royaume des morts, pour y affronter Loki et Hel, les dieux du Mal.
Tout au long de cette série, qui comptera 12 tomes, plusieurs personnages se grefferont à la quête d’Arielle, et certains tenteront d’utiliser notre héroïne pour servir les sombres desseins des démons qu’elle est destinée à combattre.
En plus d’affronter ses ennemis, elle devra retrouver le second élu : un jeune garçon qui, comme elle, descend d’une longue lignée de guerriers. Amour, combats, pièges, trahisons, voilà ce qui attend Arielle Queen qui, aidée de son fidèle animalter et de ses nouveaux alliés, combattra les forces du mal pour notre salut… à tous.
Publié le : mercredi 11 avril 2007
Lecture(s) : 1
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782895494607
Nombre de pages : 296
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Extrait


Arielle ouvre les yeux…

Elle voit que Brutal est couché en boule au pied de son lit. Le chat comprend que sa maîtresse s’est éveillée et, après s’être longuement étiré, décide de venir la retrouver. Une fois parvenu à sa hauteur, il se frotte contre sa joue pour la saluer, puis bifurque et va s’installer sur l’autre oreiller.

Hier, c’était le seizième anniversaire d’Arielle. Un anniversaire qu’elle n’oubliera pas de sitôt. Pourquoi ? Parce que Simon Vanesse lui a souri pour la première fois. C’est le plus beau cadeau qu’une fille comme elle puisse espérer. (Elizabeth et Rose n’en revenaient tout simplement pas !) Simon Vanesse est le capitaine de l’équipe de hockey. Comme Arielle, il est en 4e secondaire. Elle est follement amoureuse de lui. En cela, elle n’est pas différente des autres filles de l’école. Son plus grand malheur : savoir qu’elle n’est pas assez belle pour lui. Elle est petite et boulotte. Ses cheveux sont couleur rouille et frisent comme de la laine d’acier. On dirait qu’elle a reçu un jet de peinture en aérosol en plein visage, tellement elle a des taches de rousseur.

L’image de Léa Lagacé remplace soudain celle de Simon dans son esprit. C’est une fille superbe : elle est grande et mince. Elle a de longs cheveux blonds. Des yeux bleu clair et des dents parfaites. Des seins ni trop gros ni trop petits. Arielle est jalouse d’elle. Jalouse parce qu’elle est belle. Jalouse parce qu’elle se déplace avec grâce et que les gens se retournent sur son passage. Jalouse parce qu’elle attire non seulement les regards, mais aussi la sympathie. Jalouse parce que les profs lui sourient et la trouvent intelligente. Jalouse surtout parce qu’elle est la petite amie de Simon Vanesse et qu’il lui donne la main lorsqu’ils sont ensemble et qu’il l’embrasse le soir à la sortie des classes. Grrr ! Décidément, Arielle déteste cette fille. Elle la déteste parce qu’elle a tout ce qu’elle n’a pas. « Faut pas s’en faire : elle va finir par engraisser à force d’avaler tout ce sucre ! » lui dit Elizabeth chaque fois qu’elles la voient siroter son chocolat chaud sur les gradins du centre sportif en compagnie de ses trois esclaves : Daphné Rivest, Judith Mongeau et Bianca Letarte, aussi appelées les « trois clones ». Difficile de les différencier, tant elles se ressemblent. On dirait des triplées. Elles s’habillent à la même boutique, ont la même coiffure à la mode, la même couleur de mèches, mangent les mêmes plats à la cafétéria et parlent sur le même ton condescendant.


— Arielle !

La voix de son oncle Yvan la tire de ses pensées. Elle vient du rez-de-chaussée. La chambre d’Arielle est au premier étage.

— Lève-toi, Arielle !

Ça n’a rien d’une requête, c’est un ordre. Elle y est habituée.

— Je descends !


Arielle regarde l’heure sur le réveille-matin : il est 7 h. L’autobus passe devant chez elle à 8 h, tous les matins.

Il fait sombre. Les rideaux sont encore fermés. Arielle repousse les couvertures et s’apprête à sortir du lit lorsqu’elle aperçoit une ombre dans le coin de sa chambre. Elle sursaute : on dirait la silhouette d’une personne. Elle est rapidement rassurée ; il s’agit en fait de la vieille caméra vidéo de son oncle. L’appareil est posé sur un trépied et l’observe de son œil unique. Il n’était pas là hier soir quand elle s’est couchée. Arielle remarque qu’un fil noir part de la caméra et va jusqu’à la petite télévision qui se trouve sur son bureau. Un mot est accroché à la caméra :


JOYEUX ANNIVERSAIRE !

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