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Au bord du Gouf

De
208 pages
En 2020, le groupe terroriste DEATH menace de provoquer une pollution massive en faisant exploser une charge sur des déchets radioactifs abandonnés au fond d'un canyon sous-marin situé en face de Capbreton. La menace est prise au sérieux au plus haut niveau de l'État qui décide de recourir aux compétences du professeur Barouk, un géologue spécialiste des canyons sous-marins et notamment du Gouf de Capbreton. L'aventure nous entraîne au coeur du dispositif mis en place au sein de la cellule interministérielle de crise où tous les moyens sont mis en oeuvre pour tenter de résoudre le problème.
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pƌovoƋueƌ uŶe polluïoŶ ŵassive eŶ faisaŶt edžploseƌ uŶe Đhaƌge suƌ des dĠĐhets ƌadioaĐïfs aďaŶdoŶŶĠs au foŶd d’uŶ ĐaŶLJoŶ sous-ŵaƌiŶ situĠ eŶ faĐe de CapďƌetoŶ eŶ ĠĐhaŶge d’uŶe ƌaŶçoŶ dĠŵesuƌĠe. La ŵeŶaĐe est pƌise au sĠƌieudž au plus haut Ŷiveau de l’État Ƌui dĠĐide de ƌeĐouƌiƌ audž ĐoŵpĠteŶĐes du pƌofesseuƌ Baƌouk, uŶ gĠologue spĠĐialiste des ĐaŶLJoŶs sous-ŵaƌiŶs et ŶotaŵŵeŶt du Gouf de CapďƌetoŶ. L’aveŶtuƌe Ŷous eŶtƌaîŶe au Đœuƌ du disposiïf ŵis eŶ plaĐe au seiŶ de la Đellule iŶteƌŵiŶistĠƌielle de Đƌise situĠe plaĐe Beauvau pouƌ ƌĠpoŶdƌe à Đee ŵeŶaĐe Ƌui iŶteƌvieŶt deudž aŶs avaŶt les ĠleĐïoŶs pƌĠsideŶïelles. Tous les ŵoLJeŶs soŶt
aďLJsses pouƌ teŶteƌ de ƌĠsoudƌe le pƌoďlğŵe.
, iŶgĠŶieuƌ de foƌŵaIoŶ, est ŶĠ à AulŶay-Sous-Bois eŶ 19ϱϰ. C’est l’Ġtude gĠŶĠalogiƋue de sa faŵille Ƌui l’aŵğŶe à ĠĐƌiƌe soŶ pƌeŵieƌ ƌoŵaŶ. Puis tƌois liǀƌes se suĐĐğdeŶt tƌaitaŶt du ǀol d’uŶ taďleau, du paƌĐouƌs iŶiIaIƋue d’uŶ liǀƌe et de l’aTeŶtat du pape FƌaŶçois. Le teƌƌoƌisŵe ĠĐologiƋue est le thğŵe de Đe ĐiŶƋuiğŵe ƌoŵaŶ. ǁǁǁ.seƌƌie.fƌ
IllustƌaïoŶ de Đouveƌtuƌe de Djul
ISBN : ϵϳϴ-Ϯ-ϯϰϯ-ϭϬϵϱϯ-ϰ
Gérard Serrie
Au bord du Gouf Roman
Préface d’Hugo Verlomme
Au bord du Gouf
Écritures Collection fondée par Maguy Albet Noël (Sébastien),Conquête du pouvoir, 2017. Steinling (Geneviève),Histoires d’amour, de folie et de mort, 2017. Augé (François),Début de roman, 2017. Mandon (Bernard),Belleville tropical, 2017. Lemna (Camille),?Alors, on fait comment pour les clés , 2017. Denis (Guy),Le souffle d’Allah, 2017. Mounier (Pascal),L’homme qui ne voulait pas mourir, 2017. D’Aloise (Umberto),Manhattan 1907, 2017. Pialot (Robert),La courtisane rouge, 2017. Lutaud (Laurent),L’araignée au plafond, 2017. Mahé (Henri),Quelques nouvelles du port, 2017. Chatillon (Pierre),La danse de l’aube, 2017. Gontard (Marc),Fractales, 2017. Pisetta (Jean-Pierre),Hostilités, 2016. Toubiana (Line) et Point (Marie-Christine),De porte en porte. Histoires parisiennes, 2016. * ** Ces quinze derniers titres de la collection sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site www.harmattan.fr
Gérard Serrie Au bord du Gouf Roman
Préface d’Hugo Verlomme
Du même auteur Rue du Grand Faubourg, Édition privée, Tarbes, 2011 (roman). Le Voyage des Blanchisseuses, L’Harmattan, Paris, 2012 (roman). J’ai une âme, L’Harmattan, Paris, 2014 (roman). Celui qui sauva le pape François, L’Harmattan, Paris, 2016 (roman). © L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr
ISBN : 978-2-343-10953-4 EAN : 9782343109534
Préface d’Hugo Verlomme
Quoi de plus extraordinaire que la découverte soudaine d’un trésor caché qui a toujours été là, tout près de nous, invisible mais bien présent ? Du bout de l’estacade de Capbreton, nous avons observé l’océan, ses vagues, ses courants, ses bateaux, sans nous douter qu’à quelques brasses, se trouve une merveille géologique. Ce n’est ni un pic, ni un cap, encore moins un gouffre, non, le Gouf de Capbreton est bien un vaste canyon majestueux, mystérieux, qui s’étire tel un serpent géant né des entrailles du magma. Là, tout près de nos plages, cette large vallée sous-marine s’enfonce vers les profondeurs abyssales. À moins de 300 m du bord, la « tête » du Gouf est le seuil d’un fantastique royaume dont nous ignorons presque tout. Nous avons toujours cherché la vérité bien trop loin. Nous aimons croire en des mondes lointains qui expliqueraient nos origines. Des trous noirs menant à d’autres univers, qui mènent eux-mêmes à des multivers sans fin… Alors que l’objet de notre quête se trouve là, sous notre nez. La mer contient les réponses à nos questions. Elle estréponse. Mais nous ne voyons rien, aveuglés par sa la surface miroitante, et nous lui tournons le dos, cramponnés à nos misérables 28 % de terres émergées tels des crabes sur un rocher. L’imagination, dont Einstein confirme qu’elle est « plus importante que le savoir », nous permet d’ouvrir tout simplement des portes que la science met parfois des siècles
à déverrouiller. Or, les canyons sous-marins recèlent une extraordinaire biodiversité, ils contiennent des millions d’espèces encore inconnues, demeurent des énigmes pour les chercheurs, et nous parlent d’un temps antédiluvien, avec d’immenses variations du niveau des mers… Ces canyons sont de véritables réservoirs de fantasmes, de découvertes. L’imagination humaine, boostée par la technologie actuelle, parviendra sans doute plus vite au fond des choses que les sonars, drones ou autres robots. Dans ces lieux abyssaux, hors du monde et hors d’atteinte, tout devient possible, le meilleur comme le pire. On imagine la présence de créatures mythiques, des formes de vie inconnues, des paysages qui n’existent pas sur les continents, des vestiges d’anciennes civilisations, mais aussi des déchets toxiques rejetés par l’homme, ou des sous-marins nucléaires jouant à cache-cache, car on trouve de tout dans ces mystérieux canyons… Le roman de Gérard Serrie explore une chréode, un sillon dans le champ de nos mémoires, et il fait naître au fond du Gouf une histoire inspirée du monde d’aujourd’hui. En cela il s’inscrit dans une lignée d’écrivains qui explorent l’inconnu proche pour inventer des mythologies postmodernes. Et c’est l’un des atouts du Gouf, de pouvoir générer des passions, faire bouillonner les imaginations, pour que naissent, dans le futur, de nouvelles légendes dont certaines, qui sait, se révéleront peut-être vraies ?
8
Mamoune
Éloïse ne sentait plus le bout de ses doigts. Avachie dans son fauteuil, la vieille femme tentait de réveiller son téléviseur en manipulant la télécommande. L’arthrose envahissante l’obligeait à pianoter les touches de façon hasardeuse. L’écran plat, sensible aux instructions transmises, lui renvoya des images inattendues qui la firent sourire. Ce monde l’étonnait. Les émissions qui l’attiraient étaient diffusées sur « LCI » et « LCP Public Sénat ». L’une comme l’autre de ces chaînes dévoilaient des personnages aussi irréels que les propos qu’ils tenaient. Sans qu’elle en comprît le quart, son attention restait soutenue pour essayer de ne rien manquer. Le temps de la chaîne nationale unique en noir et blanc, la mire et la pendule en colimaçon, les programmes présentés par d’élégantes speakerines, n’étaient pas si éloignés. Elle se rappelait encore les premiers téléviseurs en couleur qui faisaient tellement envie à son époux. Quelques rares privilégiés en possédaient après avoir économisé pendant cinq ans pour pouvoir s’offrir le récepteur tant convoité.
Situé en front de mer au bord de la plage centrale, l’appartement provenait d’un ancien hôtel réaménagé. Deux pièces au rez-de-chaussée, un coin cuisine et une salle de bains composaient modestement l’ensemble. Un balcon, placé à l’angle de l’immeuble et protégé par une véranda, offrait une vue panoramique qui s’étendait du casino jusqu’aux blockhaus. Éloïse passait de longs moments à