Aurora

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Perle, jeune adolescente des beaux quartiers, vit avec ses parents d'adoption Elize et Carle qui la couvent d'amour. Abandonnée devant leur porte un soir de tempête, elle ignore tout de ses origines. De nature solitaire et posée, la jeune fille cache néanmoins un lourd secret. En effet, elle est entourée de magie depuis son plus jeune âge. Cette dose de féérie fait de l'adolescente un être hors du commun. Mais malgré cette fabuleuse dimension l'entourant, Perle, déscolarisée pour cause de précocité intellectuelle, se sent terriblement seule et incomplète. Elle aimerait, du plus profond de son coeur, connaître son histoire. Son souhait sera exaucé le jour de son seizième anniversaire où la jeune fille découvrira ses origines et ce que ces dernières lui imposent. Accompagnée d'Ethan et de Stella, deux êtres ailés, elle se retrouvera propulsée au plus profond de ses racines à ses risques et périls.
Publié le : jeudi 13 mars 2014
Lecture(s) : 39
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342020755
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342020755
Nombre de pages : 200
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Sarah Barbier AURORA
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la pro-tection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0119365.000.R.P.2014.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2014
À mes meilleures amies Andréa, Cassandre, Hillary, Anaïs, Hinda qui font de mon adolescence un véritable bonheur. À ma mamy qui me pousse dans tout ce que j’entreprends.
Préface Le cours du temps avait cessé afin de laisser place à l’horreur. Le menton levé vers le ciel, tous admiraient cette fas-cinante montée d’écume bleue. L’île semblait d’une surface infime face à cette fatale beauté marine. À son balcon, la souve-raine, Ophélia Crystal, tentait de calmer les battements irréguliers de son cœur. Elle essayait de se concentrer sur l’immense vague qui n’allait pas tarder à s’abattre sur son île. La jeune femme, tremblante, priait pour que son plan réussisse. La vague miroitante lui faisait maintenant face, semblant la défier. Ophélia Crystal serra les poings, de la sueur perlait désormais sur son front. Alors, dans un bruit effroyablement sourd, la vague s’abattit lourdement sur l’île. Tous les atlantes furent pro-jetés au sol. Seule demeura debout l’imposante reine, cramponnée à la rambarde de son balcon. Ses magnifiques che-veux blonds se dressèrent sur sa tête et ondulèrent avec grâce autour de son visage. L’île commença alors à tanguer dangereu-sement, elle coulait. La jeune souveraine prise d’une transe soudaine positionna ses mains devant elle et tout son corps fut secoué de violents spasmes. Elle flotta quelques secondes dans les airs avant de retomber lourdement sur le marbre froid du palais. Les cris désespérés cessèrent, l’eau recouvrant tantôt les dalles de la place publique s’était miraculeusement évaporée. L’île coulait toujours mais une bulle translucide la protégeait ainsi que ses habitants. Dans un silence presque céleste, les atlantes contemplèrent, à l’extérieur de la bulle, leur lente im-mersion dans les profondeurs marines. Un gémissement
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déchirant s’échappa alors des entrailles de la reine toujours à terre. Les atlantes levèrent leur tête comme un seul homme vers le petit balcon du palais avant de crier en chœur : — Vive notre bien aimée souveraine, Ophélia Crystal ! Lon-gue vie à elle ! Puis, un à un, ils s’agenouillèrent au pied du palais scintillant d’un effet bleuté. Sur le sol de marbre, Ophélia souriait. Elle avait réussi. Elle voulut se relever mais, blessée, n’y parvint pas. C’est alors qu’elle sentit une énergie nouvelle, un arc-en-ciel de couleurs vives l’entoura, elle comprit bien vite en découvrant ses très chers sujets à genoux, bras tendus vers son balcon. Ils unis-saient leurs modestes pouvoirs pour la soigner. La bien-aimée reine se releva et un tonnerre d’applaudissements l’accueillit. Son peuple l’acclamait. Ophélia Crystal admira longuement son œuvre. En dehors de la bulle, il n’y avait que poissons multico-lores, plantes aquatiques, épaves de navires et trésors de pirates. Puis, sortant ses ailes nacrées, elle rejoignit gracieusement son peuple miraculé et prenant un enfant dans ses tendres bras, elle offrit aux siens un sourire magnifique.
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1 Ordinateur ! Je fixais les escaliers en me mordant l’intérieur des joues. Cela allait-il marcher ? Je me concentrais intensément sans pour autant détacher mes yeux de l’escalier. C’est alors qu’un sourire éclaira mon visage, mon ordinateur arrivait lentement vers moi. Il volait à environ un mètre du sol et était pour l’instant à l’étape difficile des escaliers. Dans mon excitation, je ne fis pas attention et mon petit bijou de techno-logie commença à ralentir dangereusement. Je reportai toute mon attention vers lui et il termina sa petite balade dans mes bras. — De mieux en mieux Perle ! Je sursautai et me retournai vivement. — Meiz ! Tu m’as fait une de ces peurs ! Meiz mon chat gris tigré se tenait sur un des accoudoirs du vieux canapé qui trônait au milieu de mon salon. Il leva les yeux au ciel et sauta de son perchoir pour aller me rejoindre. — Excuse-moimais tu sais que j’adore te prendre par sur-prise, me taquina-t-il. L’ordinateur contre moi, j’allai m’asseoir sur une des mar-ches de l’escalier. Meiz s’installa à mes côtés et me fixa un long moment. — Quand est-ce que tu vas leur en parler ? Je soupirai.
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— Tu ne crois pas que mon cas est déjà assez étrange pour que j’en rajoute ? — Perle ! Perle ! Perle ! Accepte ce que tu es. Elize et Carle ne peuvent pas mal le prendre. Un couple qui recueille un bébé dont il ne connaît que le nom et qui l’élève sans se poser de question n’est pas ordinaire. Ils ont choisi de te garder Perle, ils t’ont acceptée, fais leur confiance jusqu’au bout. — Mais je leur fais confiance, c’est juste que je ne veux pas les inquiéter ! me justifiai-je avec peine. — Écoute, fais ce que tu veux, mais je pense que si je déci-dais d’élever un enfant ne figurant dans aucun registre de naissance et n’ayant pas un ADN commun, savoir qu’il déve-loppe des dons ne m’intriguerait pas plus que ça, dit Meiz en me toisant. Cette boule de poil commençait sérieusement à m’exaspérer !J’allumai mon ordinateur et sans lui prêter atten-tion, allai m’affaler dans le canapé. — Qu’ensais-tu ?Tu n’es qu’un chat! Un chat qui parle soit, mais juste le chat d’Elize qui se mêle de tout depuis qu’il m’a vue faire voler mes poupées Fééduciel ! — Perle, nous sommes à la veille de tes seize ans il me sem-ble ? — Oui, bougonnai-je. — Alors, il est temps de te dire que j’étais là. Je me figeai de stupeur. Lentement, je posai mon ordinateur sur la petite table me faisant face et je me tournai dans sa direc-tion. Meiz ne me regardait pas, il était monté sur le buffet et scru-tait le paysage à travers la fenêtre. — Tu étais là quand exactement ? Mon chat resta de marbre. — Lejour où tu es arrivée sous le porche Perle, ce jour-là, j’étais présent.
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