Aurora Teagarden (Tome 5) - La mort en talons aiguilles

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Il faut bien le dire, Aurora Teagarden n’avait jamais porté le sergent détective Jack Burns dans son cœur. Mais le jour où elle voit atterrir son cadavre, largué par avion, au beau milieu de son jardin, le souffle lui manque. Par chance, Roe ne figure pas sur la liste des suspects : elle n’a apparemment rien à voir avec ce meurtre. Pourtant, d’autres phénomènes étranges se produisent révélant un message à elle seule destiné, un code qu’elle a intérêt à déchiffrer avant qu’il ne soit trop tard…
Publié le : mercredi 4 juin 2014
Lecture(s) : 7
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290093795
Nombre de pages : 256
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AURORATEAGARDEN– 5
La mort en talons aiguilles
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
Si douce sera la mort
LA COMMUNAUTÉ DU SUD 1. Quand le danger rôde 2. Disparition à Dallas 3. Mortel corps à corps 4. Les sorcières de Shreveport 5. La morsure de la panthère 6. La reine des vampires 7. La conspiration 8. Pire que la mort 9. Bel et bien mort 10. Une mort certaine 11. Mort de peur 12. Mort sans retour 13. La dernière mort
SOOKIE STACKHOUSE PRÉSENTE : INTERLUDE MORTEL SOOKIE STACKHOUSE PRÉSENTE : MARIAGE MORTEL
LES MYSTÈRES DE HARPER CONNELLY 1. Murmures d’outre-tombe 2. Pièges d’outre-tombe 3. Frissons d’outre-tombe 4. Secrets d’outre-tombe
LILY BARD 1. Meurtre à Shakespeare 2. Fin d’un champion 3. Sombre célébration 4. Libertinage fatal 5. Vengeance déloyale
AURORA TEAGARDEN 1. Le club des Amateurs de meurtres 2. Un crime en héritage 3. À vendre : trois chambres, un cadavre 4. La Maison des Julius
Charlaine Harris
AURORATEAGARDEN– 5
La mort en talons aiguilles
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne Muller
Titre original : DEAD OVER HEELS
Éditeur original : The Berkley Publishing Group Penguin Group (USA) Inc.
1996 by Charlaine Harris
Pour la traduction française : Éditions J’ai lu, 2014
Je dédie ce livre à mon agent, Joshua Bilmes.
1
Lorsque l’homme tomba du ciel, mon garde du corps tondait la pelouse en bikini rose. De mon côté, j’avais déplié une chaise longue tant bien que mal sur ma terrasse et j’essayais de régler son dossier, luttant pour obtenir un compromis entre la position allongée et l’angle droit. Le bourdonne-ment de l’avion m’agaçait depuis un moment déjà. Quant à Angel, elle avait bouclé un baladeur à sa taille – la ceinture en plastique détonnait avec son joli maillot – et posé des écouteurs sur ses oreilles. Entre sa musique et le vacarme de la tondeuse, elle n’avait pas remarqué le ronronnement insistant. Fait inhabituel, l’appareil volait très bas. Un pilote avait sans doute repéré Angel et profitait de la vue. Entre-temps, alors que je me battais toujours avec cette fichue chaise longue, les glaçons fondaient dans mon café et je rongeais mon frein, impatiente d’atta-quer mon livre, posé sur ma petite table. 9
J’avais enfin réglé le siège en position à peu près confortable lorsque je levai les yeux au ciel. À cet instant précis, un objet de grande taille tomba la tête la première de la cabine, décrivant un mouve-ment de rotation qui me pétrifia d’horreur. Mon instinct reconnut immédiatement les signes avant-coureurs d’un désastre imminent, tandis que ma conscience, plus civilisée, se bornait encore à des sons hébétés. Obéissant au premier, je me ruai sur la haute silhouette d’Angel pour la projeter à terre, à l’écart de la tondeuse et sous les branches d’un chêne. À la seconde suivante, un choc mat et ignoble retentit. Le bruit du moteur s’éloigna. — Nom de Dieu ! s’exclama Angel. C’était quoi, ça ? Ses écouteurs étaient tombés et elle avait entendu l’impact. L’angoisse au ventre, je tournai la tête, effrayée d’avance par ce que j’allais découvrir. Fort heureusement, il avait atterri face contre terre. Malgré tout, je faillis céder à la nausée. Ma comparse, elle, ne put se retenir. — Je me demande ce qui t’a pris de me jeter à terre, fit-elle remarquer ensuite. Il m’aurait sûrement ratée. D’au moins… allez, trente centimètres. Nous nous relevions avec précaution. — Je n’avais pas envie d’acheter une nouvelle ton-deuse, lui répondis-je, les dents serrées. L’un des compartiments de mon cerveau m’infor-mait d’ailleurs qu’il était heureux que la machine en question soit équipée d’une sécurité, et qu’elle se soit arrêtée de fonctionner quand Angel avait lâché sa poignée. 10
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