Bingana ou le Souffle des Ancêtres

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L'auteur a rassemblé dans ce recueil des proverbes et adages congolais, truculents ou philosophiques mais toujours imagés, pour chacun desquels il nous offre les clés pour les comprendre. Il nous présente ainsi, après ses trois livres de contes traditionnels, un autre versant de la culture et de la sagesse Kongo. Ce patrimoine africain vous plongera dans un fabuleux voyage empreint d'imagination et de curiosité.
Publié le : mercredi 1 juillet 2015
Lecture(s) : 7
EAN13 : 9782336387130
Nombre de pages : 200
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Bernard N’KALOULOU
Binganaou le Souffle des Ancêtres
Proverbes et adages du Congo-Brazzaville
Bingana Ou Le Souffle des Ancêtres Proverbes et adages du Congo-Brazzaville
Bernard N’kaloulou Bingana Ou Le Souffle des Ancêtres Proverbes et adages du Congo-Brazzaville
© L'HARMATTAN, 2015 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06161-0 EAN : 9782343061610
À Youri, Dimitri et Nolan, mes fils et petit-fils, pour mémoire d’un pan de votre culture A Christiane, mon épouse, toujours volontaire dans mes aventures d’écriture À Annie Launay et Loïc Pierre, pour leur précieuse aide Aux sages du Congo : Joseph Sita, Aubin Kimbolo et Jean Decky.
AVANT-PROPOS
Wata ngana bangula, wedi Ya Bangu wafwa na ngana yansoni.Qui dit un proverbe en donne l'explication, Ya Bangu est mort sans en avoir interprété le sien.Ce proverbe, qui donne un sens à la méthodologie choisie par l’auteur de ce livre, mérite d’être évoqué. Qui était Ya Bangu ? Comment a-t-il trouvé la mort ? Comment son nom deBangu a-t-il donné naissance àbangula,« l’explication » ? Ya Bangu était un paisible paysan qui vivait dans un petit village avec sa femme Lukula, à quelque distance de Bitatolo, grosse agglomération où siégeait le roi du pays. Le couple était venu se fixer en ce lieu à la suite de trois grandes épidémies de variole qui avaient décimé sa famille. Ainsi, loin des bruits et des tracas, il y menait une existence recluse lui permettant de mieux pleurer les siens et d’éviter les palabres coûteuses. Ce paysan avait la main heureuse dans tous les domaines. C’était lui qui vendait aux habitants de Bitatolo et des alentours du vin de palme, du poisson d’eau douce et de la viande de chasse. Un beau soir, l’homme rapporta de la brousse, où il était allé chasser, un faon qu’il avait tué avec son vieux fusil : la mère antilope lui ayant échappé de peu. Comme toujours, Lukula démontra ses talents d’excellente cuisinière : elle prépara un bon civet à lamuambé, sauce faite d’huile de palme, de pâte d’arachide et autres condiments. Après avoir fermé la case à double tour, avec un sentiment de profonde satisfaction, le couple fit bombance. Tout en savourant le gibier avec son épouse, Ya Bangu ne put s’empêcher de raconter ce qui s’était passé en brousse, avant de conclure en ces termes : « Aujourd’hui, j’ai abattu le petit, demain je tuerai la mère ».
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